Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena

Publié le par mademoisellechristelle

Le goût des pépins de pomme de Katharina Hagena

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Ce que dit la quatrième de couv’ : A la mort de Bertha, ses trois filles, Inga. Harriet et Christa, et sa petite-fille, Iris, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l'Allemagne, pour la lecture du testament. A sa grande surprise, Iris hérite de la maison. Bibliothécaire à Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais, à mesure qu'elle redécouvre chaque pièce, chaque parcelle du merveilleux jardin, ses souvenirs font ressurgir l'histoire émouvante et tragique, de trois générations de femmes. Un grand roman sur le souvenir et de l'oubli.

 

Tante Anna est morte à seize ans d’une pneumonie qui n’a pas guéri parce que la malade avait le cœur brisé et qu’on ne connaissait pas encore la pénicilline. La mort survint un jour de juillet, en fin d’après-midi. Et l’instant d’après, quand Bertha, la sœur cadette d’Anna, se précipita en larmes dans le jardin, elle constata qu’avec le dernier souffle rauque d’Anna toutes les groseilles rouges étaient devenues blanches.

Ce que j’en pense : « Le goût des pépins de pomme » est un roman qui doit se lire comme si l’on dégustait la madeleine de Proust. Le problème, c’est quand la dégustation des pépins de pomme a un goût de rance..

Je m’explique..

J’ai voulu lire ce roman car j’ai constaté qu’il avait beaucoup de succès sur sa toile. Je l’ai donc ouvert en toute confiance et certaine de passer un bon moment. Le problème, c’est que je me suis ennuyée. L’écriture de Katharina Hagena est agréable à lire mais le rythme est vraiment très lent. J’avais un peu l’impression de lire un roman pour dames âgées.

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’univers du roman. Et lorsque j’y suis enfin parvenue, j’ai trouvé que la fin est beaucoup trop prévisible et cousue de fil blanc.

Iris, la bibliothécaire, ne sait pas si elle compte garder ou pas la maison qu’elle a reçue en héritage de sa grand-mère. Lorsqu’elle prend possession des lieux, Iris explore les moindres recoins de la maison qui lui rappellent un souvenir familial. Et puis, il y a Max, l’avoué chargé de la succession, qu’elle n’a pas revu depuis des années et qu’elle va croiser sans arrêt et s’en rapprocher de plus en plus.

Vous avez déjà deviné la fin ? Moi aussi !

L'oubli n'était donc lui-même qu'une forme de souvenir. Si l'on n'oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l'océan de l'oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s'agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées.

Le caractère des personnages n’est pas très développé par l’auteur et les incessants aller/retour dans la mémoire familiale, aident encore moins. Je ne me suis donc pas attachée aux personnages.

Un autre reproche que je pourrais faire à l’auteur (oui, encore un), c’est le fait de développer des intrigues sans les dénouer. Des soupçons sont portés sur le passé du grand père, mais on ne sait pas si c’est vrai ; Mira, la grande sœur de Max, a coupé les ponts avec tout le monde et s’amuse à être un copier/coller de Rosemarie, mais on ne sait pas pourquoi ; Rosemarie se suicide mais on ne sait pas pourquoi.

En résumé, le côté contemplatif de ce roman m’a résolument ennuyée et les pépins de pomme ne sont vraiment pas à mon goût !

Ma note : 2/5

Publié dans Littérature

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Commenter cet article

Bernieshoot 07/08/2016 18:59

une vraie déception visiblement

mademoisellechristelle 07/08/2016 20:20

Oh que oui !