Partie de rien de Hapsatou Sy

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : « J’ai pleinement décidé d’être entrepreneure quand mon père m’a raconté pour la première fois son histoire. J’ai juré de réussir, d’honorer son parcours et tous ses sacrifices. Je voulais être libre, indépendante et forte. Je voulais surtout que mon père n’ait pas enduré tout cela pour rien. »

 

Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Issue d’une famille de huit enfants, d’origine sénégalo-mauritanienne, elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance, mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou son expérience de créatrice et chef d’entreprise.

 

Et vous, qu’attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?

 

On m’appelait « petite », « frêle », « petit poulet » (le surnom donné par mes frères, en référence à ma maigreur), « toujours pressée », « Madame Propre !»…
Je viens d’une famille de huit enfants. Dès mon plus jeune âge, je me prenais pour une mère de famille nombreuse. Personne ne m’avait imposé ce rôle. Je l’avais pris, c’est tout.

Ce que j’en pense : Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Dunod et Babelio qui m’ont permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération « masse critique ».

 

La première fois que j’ai tenu un livre des éditions Dunod dans les mains, c’était un manuel sur les techniques de marketing et de communication. J’étais donc étonnée de constater qu’une maison d’édition spécialisée dans le monde de l’entreprise puisse publier la biographie de Hapsatou Sy. Et bien, finalement, après lecture de « Partie de rien », j’ai réalisé que c’était au contraire tout à fait approprié !

 

Hapsatou Sy nous raconte son histoire de chef d’entreprise : comment lui est venue l’envie de créer son entreprise, son parcours pour la créer et l’histoire de son exploitation (la vie d’un entrepreneur n’est pas toujours un long fleuve tranquille).Et effectivement, j’avais l’impression de lire un manuel sur l’entreprenariat en France.

 

Hapsatou est pleine d’ambitions : elle veut réussir, elle sait comment faire pour y arriver et elle s’en donne les moyens. Pas le choix, car l’échec n’est pas permis !

Nous sommes les capitaines de nos âmes, de nos vies. Nous pouvons décider d'en changer le cours. J'y crois car j'ai changé la mienne et celle de mon entourage.

Dans son livre, Hapasatou Sy est la preuve que la réussite est accessible. Je trouve ce type de message réellement positif car elle démontre que tout le monde peut réussir dans la vie à condition de se donner les moyens de son ambition et de travailler dur. Car oui, Hapsatou travaille beaucoup et ne compte pas ses heures. Elle est partout, sur tous les fronts et en même temps. Je la vois comme un modèle à suivre pour les femmes de notre temps. Je suis admirative de sa réussite et je l’en félicite.

 

Le ton du livre est plutôt simple, agréable à lire. J’avais parfois l’impression d’écouter une copine me raconter son histoire. Ce côté rend d’ailleurs l’histoire encore plus accessible au grand public. Elle apparait comme un personnage sympathique, avec qui on prendrait volontiers un café autour duquel on pourrait refaire le monde.

J’ai beaucoup aimé les questionnaires à la fin de chaque chapitre qui nous permettent de réfléchir à notre projet personnel et qui « cassent » un peu le récit pour entrer dans le côté pratique de l’entreprenariat (on rejoint un peu le style du manuel, du coup).

Un jour, une journaliste m'a dit: "Vous qui venez d'un milieu modeste et avez eu une enfance difficile..." (le genre de cliché qui ressort quand on parle à votre place). J'ai répondu : "Vous faites erreur madame. Ma famille est l'une des plus riches de France." Elle a ouvert des grands yeux et, dubitative, m'a demandé :
"Vous êtes bien issue d'une famille nombreuse installée dans la banlieue de Chaville, avec un papa ouvrier et une maman sans emploi ?
- Ouais, c'est à peu près ça. Sauf que Chaville, ce n'est pas la banlieue que vous imaginez et que la pauvreté ne se mesure pas seulement à l'argent."

C’est un livre que je recommande à toutes les femmes voire même les jeunes filles qui aspirent à devenir des « wonder women » et qui souhaitent regarder un jour leur parcours derrière elles en poussant un soupir de soulagement et en disant : « Ca y est. Je l’ai fait. J’ai réussi ».

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

Commenter cet article