J'ai toujours cette musique dans la tête d'Agnès Martin-Lugand

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Yanis et Véra s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Mais Yanis, autodidacte talentueux dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse le chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.

 

Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Saura-t-il échapper à une spirale infernale ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Comme chaque fois que nous dinions au cabinet, les enfants étaient déchaînés. Yanis ne faisait rien pour les calmer, bien au contraire. Pendant que je coupais les pizzas avec la roulette magique, il courait en slalomant dans l’open space avec Violette, notre petite dernière de quatre ans, sur les épaules. Joachim et Ernest, nos deux grands, les pourchassaient entre les bureaux en imitant le bruit de sabres laser.

Assise à la table de réunion centrale qui faisait office de table de salle à manger ces soirs-là, je croisai le regard de mon frère Luc, à la fois assommé par le boucan et amusé par le spectacle. Ça avait beau lui taper sur le système, il en redemandait. Jusqu’à un certain point, tout de même.

Ce que j’en pense : Yanis et Véra, la quarantaine, ont une vie comblée :  parents de trois enfants, tous deux ayant une bonne situation, ils s’aiment et se le prouvent tous les jours. Yanis est à un tournant de sa vie où il souhaiterait faire carrière et devenir son propre patron. Encouragé par sa femme, et financé par Tristan, l’un de ses clients, Yanis saute le pas et quitte le cabinet d’architecte de Luc, le frère de Véra.

 

Mais prendre son envol n’est pas de tout repos : Yanis l’apprendra à ses dépens et son couple y laissera quelques plumes…

 

Quand on commence la lecture de l’histoire de Véra et Yanis, on a l’impression que la vie de couple, c’est facile. Tous les deux sont complices, amoureux, fusionnels. Yanis fait le pitre avec ses enfants sous le regard attendri de Véra qui retrouvera ensuite son mari pour une folle nuit d’amour. Une vie de rêve quoi !

 

Mais que se passera-t-il lorsque le mensonge décidera de s’inviter à la table du diner familial ? De même, comment réagir lorsqu’on ne reconnait plus son mari, son partenaire, la personne que vous connaissez le mieux et qui vous connait mieux que quiconque.

 

Ce sont là les questions posées par le roman d’Agnès Martin-Lugand.

 

Le couple est donc placé au centre de l’histoire. Plus exactement, le couple parfait que forment Yanis et Véra va devoir affronter de rudes épreuves qui vont mettre en péril son équilibre et on se demandera jusqu’à la fin s’ils arriveront à résister envers et contre tout (le monde). Mais ce que l’on retient surtout du livre, c’est la force de l’amour et la puissance de l’amitié qui aideront nos deux protagonistes à en ressortir encore plus fort. Leur secret ? Garder toujours cette petite musique dans leur tête…

 

J’ai trouvé que les personnages étaient à l’image de leur époque. Ils sont chacun dépeints avec beaucoup de psychologie et de sensibilité.

La plume d’Agnès Martin-Lugand est fluide et facile à lire. C’est une lecture idéale pour la plage, par exemple. L’histoire est un peu lente au début, mais une fois passé 150 pages, elle devient captivante et on a du mal à se séparer du bouquin.

 

J’ai été un peu moins séduite par la fin que j’ai trouvé un peu « évidente » mais le charme a tout de même opéré.

 

Ma note : 4/5

 

Publié dans Littérature

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article