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Le saviez-vous ? Le croissant, une gourmandise pas si française que ça..

Publié le par mademoisellechristelle

croissant.jpgOn le dévore tout chaud et fondant le matin au petit déjeuner, ou on le déguste l’après-midi avec son bon goût de beurre pour le goûter. Le croissant fait désormais partie de nos habitudes alimentaires et constitue l’élément de base du « petit déjeuner à la française ».

Et pourtant, la petite histoire veut que le croissant n’ait pas été inventé en France mais à Vienne en 1683 (d’où le terme « viennoiserie »).

A cette époque, la ville était assiégée par l’Empire Ottoman qui avait décidé de l’attaquer de nuit. C’est un boulanger viennois qui, levé à l’aube, a pu donner l’alerte et permettre ainsi de repousser l’attaque des ottomans (aujourd’hui les turcs).
En souvenir de cette victoire, les boulangers de la ville ont alors mis au point une petite corne rappelant le symbole du drapeau de l’empire Ottoman. Le croissant était né.
 
Comment est-il arrivé en France ? C’est Marie-Antoinette (d’origine viennoise) qui a introduit et popularisé les croissants à Paris en 1770 (mais c’est en 1920 que le croissant a pris la forme qu’on lui connait aujourd’hui). Et dire qu’on lui a coupé la tête pour une histoire de brioche..
marie antoinette
 

Publié dans Le saviez-vous

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Les secrets de la vie en couple – Episode n°1 : accepter le fait que mon mec n’est pas un prince charmant

Publié le par mademoisellechristelle

Désolée les filles mais.. LE PRINCE CHARMANT N’EXISTE PAS !!!

 

Et croyez-moi, si un jour quelqu’un avait réussi à me faire comprendre ces quelques mots lorsque j’étais célibataire, j’aurai pu économiser des années de thérapie, de multiples questions existentielles restées sans réponse (« mais pourquoi moi bouhou houu !? ») ainsi que des ruptures amoureuses dignes d’entrer dans le livre des records des largages amoureux les plus foireux.

 

crapaud1.jpgTout d’abord, il faut savoir que le terme de « prince charmant » a été inventé par les studios Disney. En effet, le terme de « prince » apparait pour la première fois au XVIIème siècle dans les Contes de ma mère l’Oye de Charles Perrault. Mais ce n’est qu’en 1950 que Walt Disney le qualifie de « charmant » à l’occasion de la sortie du dessin animé Cendrillon (Source : Wikipedia).

 

Et depuis, c’est le drame..

 

Non seulement le prince charmant a été utilisé maintes et maintes fois dans tous les films du genre, mais surtout, il s’est incrusté durablement dans l’inconscient collectif et dans le cerveau de chaque petite fille qui l’érige en véritable modèle (belle pression sur vous messieurs, n’est-ce pas ?).

 

Alors on l’imagine beau, intelligent, cultivé, fortuné (ben oui, un prince pauvre ça n’existe pas !), doux, romantique, avec un corps digne d’une statue grecque, courageux, protecteur, qui veut se marier, fonder une famille.. bref tout un tas de qualités propres à chacune d’entre nous.

 

 Mais surtout, chaque petite fille s’imagine que tous les hommes qu’elle va rencontrer correspondent à tous ces critères trait pour trait. Comment pourrait-il en être autrement ? Vous avez vu le mec de Cendrillon ? Et le brun aux yeux bleus qui tombe immédiatement sous le charme de Blanche-Neige ?

 

Or, les premières confrontations avec l’autre sexe sont très souvent bien éloignées des standards de Disney .. Non pas parce que les hommes n’ont pas les attributs du prince charmant : non, la vérité est ailleurs..

 

Bon, les filles, je ne vous apprends rien, la plupart des hommes du XXIème ne sont pas des princes charmants tout droit sortis d’un Disney. On le sait toutes : pas la peine de s’attarder sur ce fait.

princecharmant

Or, le problème c’est que, inconsciemment, chaque femme va chercher à imposer son modèle de prince charmant à l’homme qu’elle aime (en général, ça commence par la garde-robe) parce que c’est comme cela qu’elle conçoit l’homme idéal. Inconsciemment, nous allons donc gommer la personnalité de notre partenaire et nous oublions qui il est en réalité, avec ses rêves, avec ses espoirs et ce qui l’anime dans l’existence (d’ailleurs entre nous, qui peut répondre correctement à ces questions ?).   

 

Du coup, l’homme se braque. On est déçue, on se dispute, on se déchire et puis.. largage amoureux foireux.. (encore..)

 

Et si nous commencions à accepter l’idée que notre partenaire n’est pas un prince charmant, mais un être unique qui partage notre vie ? En effet, accepter notre homme tel qu’il est et ne pas essayer de le transformer en prince charmant pourrait être un premier pas vers le bonheur en couple.

 

Après tout, accepter l’autre c’est bien l’« aimer » non ?  Aimer son partenaire c’est bien vouloir son bonheur et tout faire pour qu’il s’épanouisse dans son espace naturel sans lui imposer ses propres croyances et ses opinions personnelles.

 

Accepter l’autre, c’est aussi accepter sa différence. Il aime la montagne et je préfère la mer.. Il passe tous ces week-ends à faire du foot alors que je préfèrerais une sortie en amoureux.. Qu’à cela ne tienne ! Composons avec les goûts de chacun et apprenons à trouver des points positifs dans les randonnées en montagne (houuu la romance en altitude) ou dans le football (houuuu les cuisses musclées).

 

Accepter l’autre c’est reconnaitre que notre partenaire a des failles. C’est aussi être à son écoute afin de pouvoir le comprendre, le connaitre un peu plus chaque jour.. pour l’aimer tel qu’il est. Rappelez-vous d’ailleurs le toast que Mark Darcy    a porté lors de l’anniversaire de Bridget : « To Bridget.. just as she is.. ». Si Mark accepte Bridget « just as she is », Bridget doit accepter Mark « just as he is »..

 

Bref, vous l’avez compris, je ne crois pas au prince charmant, je crois plutôt à une relation travaillée que je trouve beaucoup plus profonde avec l’homme qui partage ma vie.

 

Et puis, entre nous les filles, qui peut se vanter aujourd’hui  d’être une princesse? Teint et maquillage parfaits, corps de déesse grecque, toujours souriante, chevelure de rêve, maison toujours parfaitement entretenue, qui ne se plaint jamais, ne mange pas de kébab à 2 heures du mat’, et ne se réveille jamais avec la tête dans le sky et les cheveux qui poussent à l’intérieur..  Pas moi en tous cas !

 

Et surtout, rappelez-vous comment a fini Cendrillon.. Mais si voyons ! La chanson du groupe Téléphone (« jolie petite histoire »).. Alors franchement, les filles.. qui voudrait aujourd’hui de ce crétin de prince charmant ?shrek-sarkozy.jpg

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Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

Publié le par mademoisellechristelle

le joueur d'echecsJusqu’à quel point l’esprit peut-il se vider avant de basculer dans la folie ? C’est l’une des questions posées par Stefan Zweig, dans son œuvre « Le joueur d’échecs ».

 

L’histoire : Ce livre parle d’un homme, Monsieur B., ancien avocat, enlevé et séquestré par la Gestapo. Dans sa cellule, rien, si ce n’est un lit, une table, une chaise, une cuvette. Rien n’est autorisé pour tromper l’ennui : pas de visites, pas de livres, pas de feuille, pas de crayon. Dans sa cellule vide, l’esprit de Monsieur B. tourne en rond : il n’éprouve rien à part l’ennui. Puis, il commence petit à petit à céder à la folie et la paranoïa.

Un jour, Monsieur B. parvient à dérober à ses ravisseurs un livre : un manuel d’échecs retraçant 150 parties des plus grands maîtres. Sa captivité va alors basculer. Fini l’ennui de sa triste cellule. Il devient obsédé par les échecs. Tellement obsédé, que lorsque des années plus tard, il joue contre un champion d’échecs, Monsieur B. connait un état d’excitation extrême, des palpitations qui lui font frôler la crise cardiaque et le font basculer à nouveau dans la folie.

      le joueur d'echecs II

 

 

Ce que j’en pense : En plus du thème de la folie, Stefan Zweig aborde également la question de l’obsession et de l’enfermement et cela, de deux manières différentes avec deux personnages différents. D’abord à travers le champion d’échecs qui est un monomaniaque renfermé sur lui-même et qui n’a pour seule obsession que les échecs. Puis, à travers Monsieur B. qui a été obsédé nuit et jour par les échecs afin de pouvoir s’échapper de son enfermement.

Il s’agit du dernier livre écrit par Stefan Zweig avant son suicide. Le lecteur reste un peu frustré par la brièveté du récit (je me demande encore s’il s’agit d’un roman ou d’une nouvelle) et le fait que les thèmes n’aient pas été suffisamment approfondis. Néanmoins, étant donné le style hyper fluide et clair de l’auteur, je ne peux que fortement recommander ce bouquin que l’on peut lire d’une seule traite !

 

Et pour finir, une petite citation : « Mais, si dépourvues de matière qu’elles paraissent, les pensées ont aussi besoin d’un appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle ».

 

Publié dans Littérature

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Mange, prie, aime, de Elizabeth Gilbert

Publié le par mademoisellechristelle

mange-prie-aime.jpgAttention : la lecture de ce livre peut s’avérer extrêmement dangereuse lorsqu’on est à un tournant de sa vie !

 

L'histoire : L’héroïne, une américaine un peu paumée, s’interroge sur son existence et se pose des questions que l’on s’est toutes posées à un moment ou un autre : « je possède tout pour être heureuse dans la vie : j’ai un mari qui m’aime, une belle maison en banlieue, une carrière en pleine expansion.. mais alors, pourquoi je ne me sens pas comblée ? ».

Tout simplement parce qu’elle ne savait pas ce qu’était le bonheur et qu’un mari, une maison et une carrière ne correspondaient pas à SA définition du bonheur. Et pour le trouver, Liz Gilbert s’est donné une année.  

Une année pendant laquelle elle va s’exiler dans trois pays liés à son histoire : l’Italie, l’Inde et Bali. Une année pendant laquelle elle va partir en quête d’elle-même et trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur. Mais surtout, une année pendant laquelle elle va partir en quête de spiritualité et se rapprocher de Dieu, notamment à travers la méditation.

Ce que j'en pense : le livre diffère totalement du film (super production hollywoodienne qui dessert le livre à mon humble avis). Si le film se concentre sur les problèmes nombrilistes d’une femme qui ne sait pas ce qu’elle veut, le livre en revanche nous fait découvrir un écrivain avec un regard ouvert sur le monde, plein d’humour (on arrive à rire même son pendant son séjour dans un ashram) et de spiritualité (le livre est extrêmement bien documenté en la matière).

 

Finalement, Liz est un personnage que l’on trouve attachant et, il faut se l’avouer, que l’on envie à mourir d’avoir pu tout plaquer pour aller faire le tour du monde !  

On ne peut pas dire que ce bouquin ait changé ma vie, ce serait exagéré. Mais il m’a donné l’occasion de réfléchir sur des points vraiment très intéressants. Malgré quelques passages où le rythme s’essouffle, et d’autres un peu longuet (j’avoue que la lecture de son séjour en Inde a été un peu fastidieuse), « Mange, prie, aime » a vraiment été une lecture agréable et positive qui donne envie de sourire à la vie !

 

Et pour terminer, une petite citation : « Il vaut mieux vivre imparfaitement sa propre destinée, plutôt que vivre en imitant la vie de quelqu’un d’autre à la perfection ».

Publié dans Littérature

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Les jolies choses de Virginie Despentes

Publié le par mademoisellechristelle

414XSVKVNAL SL500 AA300Voilà un  ouvrage pour les féministes du 21ème siècle.. Les hommes y sont présentés dans tout ce qu'ils ont de plus malsains : faibles, pervers et manipulateurs.. La femme, au centre du roman, s'humilie en se transformant en objet sexuel pour montrer qu'elle existe et qu'elle veut être aimée.. Une histoire de haine qui se transforme en fascination puis en auto-destruction..

 

Pour ma part, ce livre m’a bouleversé ; non seulement parce qu'il m'a aidé à comprendre certaines vérités sur les autres, mais également sur moi même.

L'auteur nous montre comment certaines femmes peuvent parfois se rabaisser à adopter un comportement qui ne leur ressemble pas, tout cela pour plaire à des hommes qui ne leur plaisent pas. S'habiller comme-ci, se cambrer comme ça, tout ça parce qu'elles croient que c'est la seule façon d'être aimée et d'avoir de l'attention. Finalement, elles me font penser à une petite poupée, toute jolie, bien habillée, bien maquillée. Une petite poupée avec laquelle des hommes mal intentionnés vont s'amuser puis jeter, comme on jette un objet vulgaire et familier que l'on a consommé. Parce des poupées, y'en a plein les supermarchés.. A vouloir plaire à tout prix, on oublie qu'il faut d'abord se plaire à soi même.

 

Virginie Despentes adopte un style punchy, authentique, trash mais qui sait rendre ces personnages profondément humains et attachants.. Je suis conquise !

Publié dans Littérature

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