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Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

Publié le par mademoisellechristelle

Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

Ce que dit la quatrième de couv’ : Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.

Aussitôt, elle sait.

- Je répondrai oui
- Alors je vais essayer de ne pas me tromper de question

Ce que j’en pense : eh bien, quelle claque littéraire ce bouquin ! Je me suis prise une belle leçon d’émotions, d’intensité et de poésie.

Dès la quatrième de couverture, tout comme Emma, le lecteur sait. Il sait qu'il est question de coup de foudre, d'adultère, de désir, de culpabilité, de sentiments, d'un destin. Celui d'Emma, mariée et mère de trois enfants, (presque) heureuse, qui décide de tout quitter pour un inconnu croisé dans une brasserie. Mais pas n'importe quel inconnu : l'amour de sa vie, celui qui la fait vibrer au son de sa voix, celui qu'elle a toujours cherché, celui qu'elle attendait.

Le désir est placé au centre de l’intrigue du roman et le lecteur est amené à s’interroger sur le point de savoir jusqu’où son désir peut le mener.

L'Emma de Grégoire Delacourt est une sorte d'Emma Bovary des temps modernes. Emma est complètement esclave de ses pulsions et se demande si ce coup de foudre mérite de quitter mari et enfants. J'ai trouvé son histoire bouleversante car elle se livre sans filtres avec ses joies et ses douleurs profondes. 

Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige. A la foudre.

- Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin

« Danser au bord de l’abîme » est merveilleusement bien écrit. Grégoire Delacourt y a adopté un style poétique, à la limite du romanesque. J'avais déjà lu «La liste de mes envies» du même auteur mais je trouve l'écriture ici beaucoup plus raffinée et aboutie.

J'ai trouvé la seconde partie assez nostalgique et vraiment à déconseiller en cas de dépression. D'ailleurs, chose assez rare, j'ai versé ma petite larme à la fin ; mais au bout du tunnel, renaît l'espoir.

Vous l'avez compris, cette lecture m'a littéralement chamboulée ! Alors vivons, valsons, dansons : l'amour n'est pas qu'un simple amant, il est un vertige enivrant..

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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