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111 articles avec litterature

Vernon Subutex 3 de Virginie Despentes

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : rien

La gare de Bordeaux est en rénovation, une forêt de tréteaux lui remplit le ventre. Sur le quai, un gamin fait les cent pas en fumant clope sur clope, il porte des baskets sans chaussettes, dont il écrase le talon, comme si c’étaient des espadrilles. Il jette des coups d’œil hostiles à travers les vitres. On dirait qu’il attend que quelqu’un moufte pour sauter dans le train et lui coller des beignes.

Ce que j’en pense : avec ce troisième tome s’achève la trilogie de Virginie Despentes, basée autour d’un personnage mystique : Vernon Subutex.

 

Si j’avais adoré le premier, moins aimé le second, je n'ai pas vraiment accroché au dernier même si, finalement, il bouclait bien la boucle. On retrouve Vernon Subutex qui n'est plus SDF cette fois-ci mais qui est devenu malgré lui une sorte de gourou musical. Autour de lui, gravite une myriade de personnages (il est d'ailleurs très difficile de s'y retrouver parfois) qui organisent des "convergences". Ces convergences sont de grands rassemblements au cours desquels les participants entrent dans un état de transe uniquement en écoutant la musique diffusée par le DJ, Vernon Subutex. 

 

Toujours dans la continuité des deux autres tomes, Virginie Despentes dresse le portrait d'une société bien sombre, une comédie humaine qui ferait jalouser Balzac. On y trouve des thèmes chers à l'auteure, (drogue, alcool, violences…), un univers cash, plutôt trash mais en même temps une certaine humanité, ce qui est assez paradoxal.

On sent que les attentats du 13 novembre ont profondément marqué l’auteure car elle y fait beaucoup allusion dans le roman et ils vont même être déterminants pour l'intrigue.

 

"Vernon Subutex 3" : on aime ou on n’aime pas. Je n'ai pas aimé. Pas grave. Ça ne m’empêchera pas de continuer à lire Despentes.

 

Ma note : 2/5

Publié dans Littérature

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Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.

 

Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne la laisse pas indifférente…

 

Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

 

Lundi, pluie, mois de février : combo gagnant pour une journée de merde.

Plus ma voiture avance, plus j’ai envie de reculer. Je m’engage dans l’allée ; un panneau cloué sur un arbre m’indique que c’est tout droit. Peut-être que personne ne me remarquera si je fais demi-tour. Je débouche sur un petit parking qui n’a pas vu de jardinier depuis longtemps. Je le contourne et me gare face à la grande bâtisse.

« Maison de traite Les Tamaris »

Ce que j’en pense : j’ai beaucoup entendu parler de Virginie Grimaldi sur la toile. Voyant qu’elle rencontrait un franc succès chez les booktubeuses et les instagrameuses, j'ai choisi d'essayer un roman de cette auteure. (et en plus, la couverture est jolie)

A l’époque, j’avais besoin d’un livre plutôt « feel good » pour les vacances (parce que lire la Pléiade à la plage n’est définitivement pas mon genre), donc je me suis lancée dans la lecture de ce roman.

 

Pour ma part, ce fut une très bonne surprise. « Tu comprendras quand tu seras plus grande » est un roman très bien écrit, bourré d’humour (fous rires toute seule devant ton livre garantis) et que j’ai lu quasiment d’une traite.

Tous les ingrédients du « feel good » y sont : l’intrigue est vraiment bien menée, humour, amours et amitiés y sont mêlés, on y trouve des petits instants qui te touchent et tu finis par sourire toute seule en te disant que finalement, la vie n’est pas si moche que ça.

 

Le personnage de Julia est excellent. J’ai adoré sa répartie, sa maladresse, son humour et son manque de confiance en elle, parfois. En somme une héroïne en laquelle on peut toutes s’identifier.

Si au début du roman, Julia se demande pourquoi et comment elle atterrit dans une maison de retraite, j’ai adoré son évolution au fil du roman et sa capacité d’adaptation. Et la fin du roman est comment dire… pfff… inespérée et te met des étoiles pleins les yeux.

 

En somme, ce roman est un excellent antidépresseur et devrait être même remboursé par la sécurité sociale ! A mettre entre toutes les bonnes mains !

 

Ma note : 4/5

 

 

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La tresse de Laëtitia Colombani

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

 

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

 

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

 

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

 

C’est le début d’une histoire.
Une histoire nouvelle à chaque fois.
Elle s’anime là, sous mes doigts.

D’abord, il y a la monture.
La structure doit être assez solide pour supporter l’ensemble.
La soie ou le coton, pour la ville ou la scène. Tout dépend.
Le coton est plus résistant,
La soie plus fine et plus discrète.
Il faut un marteau et des clous.
Il faut aller doucement, surtout.

Puis vient le tissage.

C’est la partie que je préfère.
Sur le métier devant moi
Trois fils en nylon sont tendus.
Saisir les brins, dans la botte, trois par trois,
Les nouer sans les casser.
Et puis recommencer
Des milliers de fois.

J’aime ces heures solitaires, ces heures où mes mains dansent.
C’est un étrange ballet que celui de mes doigts.
Ils écrivent une histoire de tresse et d’entrelacs.
Cette histoire est la mienne.

Pourtant elle ne m’appartient pas.

Ce que j’en pense : Trois femmes, trois continents, trois destins mais un lien étroit entre elles. La promesse que nous fait l’histoire ne peut que susciter la curiosité, surtout pour les lectrices de mon genre qui aiment lire les destins de femmes.

 

« La tresse » faisait partie de mes lectures d’été. Et j’ai vraiment bien fait, car j’ai adoré ces histoires tressées en une. Les trois personnages du roman sont des femmes fortes, dignes, qui doivent se battre pour faire face à leur destin, serrer les dents et les poings et montrer qu’elles en ont dans la culotte. Leur point commun ? Ne pas accepter la fatalité.

 

Toutes m’ont touché à leur manière.

 

Smita m’a beaucoup émue de par sa condition d’intouchable et ses conditions de vie misérable. Mais ce que j’ai préféré chez elle, c’est son courage : elle a défié la coutume indienne et elle a osé agir pour changer les choses.

L’amour de Giulia pour son papa est très touchant et l’énergie qu’elle déploie pour sauver l’entreprise familiale donne vraiment envie de se battre aussi dans sa propre vie.

Enfin, je me suis un peu retrouvée dans le personnage de Sarah donc je me suis sentie proche de son histoire et de son évolution. Elle aussi, d’une certaine manière a fait sa petite révolution et peut être fière d’elle.

 

Il s’agit d’un roman qui se lit facilement et rapidement. On devine très vite quel lien unit les trois personnages mais on pardonne volontiers à l’auteure qui nous a offert un instant de grâce. Comme ces femmes, j'ai maintenant moi aussi envie de me lever, de me battre pour me bâtir une vie meilleure et de refuser la fatalité. 

Girl power !

 

Ma note : 4/5

 

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Si le verre est à moitié vide ajoutez de la vodka de Marion Michau

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Je m'appelle Marion. Je ne suis pas très grande, contrairement à ce qu'essaie de me faire croire Christian Louboutin. J'ai les cheveux bouclés et les yeux verts (marron-vert) (surtout marron). Avant de trouver l'homme de ma vie, j'ai eu pas mal d'histoires - je dis ça sans me vanter, elles ont toutes mal fini - le célibat, je connais. Je suis passée par là, et repassée et rerepassée en cherchant mon chemin. Je pensais que le grand amour m'apporterait toutes les réponses. Devinez quoi ? Il pose de nouvelles questions.

Faut-il croire les comédies romantiques ?

Avant de se poser des vraies questions sur l’amour, commençons par tordre le cou aux clichés qu’on nous inocule pendant l’enfance.

Le coup de foudre, ça existe, je l’ai vécu, ça vous tombe dessus, c’est lui et plus aucun autre, l’homme ultime, le simple fait de le regarder vous déclenche un orgasme spontané, c’est comme s’il était inscrit dans votre ADN, vous le voulez dans votre corps, votre vie, votre avenir… Oui, le coup de foudre, ça existe, mais ça ne dure pas. En tous cas, pas forcément.

Ce que j’en pense : parlons peu, mais parlons bien.. J’ai a-do-ré ! Vous savez toutes ces questions existentielles, que l’on se pose nous les filles : Pourquoi faut-il arrêter les régimes ? Peut-on être sexy au quotidien ? Pourquoi il ne faut jamais coucher avec son voisin de palier ? Eh bien Marion Michau y répond et c’est hyper drôle (fous rire toute seule devant ton livre garantis) !

 

J’avais déjà adoré « Les crevettes ont le cœur dans la tête » mais là, j’ai surkiffé son nouvel opus ! C’est vraiment bien écrit, c’est parfois très pertinent, mais c’est surtout addictif. A mon sens, chaque fille s’est déjà posé au moins une fois dans sa vie les questions (existentielles) du bouquin et cela nous rend proche de l’auteure. En le lisant, j’avais parfois l’impression d’écouter l’une de mes copines me raconter une histoire !

 

Franchement, foncez sur le livre : vous ne le regretterez pas et vous me remercierez même ! Bon, ok, j’exagère… mais quand même, lisez-le.

 

Ma note : 4,75/5

 

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Nymphéas noirs de Michel Bussi

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Le jour paraît sur Giverny.

 

Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéas, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

L’eau claire de la rivière se colore de rose, par petits filets, comme l’éphémère teinte pastel d’un jet d’eau dans lequel on rince un pinceau.

- Non, Neptune !

Au fil du courant, la couleur se dilue, s’accroche au vert des herbes folles qui pendant des berges, à l’ocre des racines des peupliers, des saules. Un subtil dégradé délavé…

J’aime assez

Ce que j’en pense : un polar avec Monet pour toile de fond, quelle bonne idée. Surtout que je me suis complètement laissée berner par l’écriture de Michel Bussi qui m’a baladé du début à la fin du roman. J’ai beau avoir imaginé mille et une issues au roman, la fin m’a laissée bouche bée.

 

Un homme est retrouvé mystérieusement assassiné dans le petit village de Giverny. Personne n’a rien vu. Aucun antécédent ni aucun mobile apparent. Immédiatement, la police mène l’enquête. Mais entre les histoires de sexe, de trafic d’art et les secrets du village, les investigations vont se montrer plus compliquées que prévues.

 

Tout comme dans « Ne lâche pas ma main », j’ai été séduite par l’écriture de Michel Bussi. Le village de Giverny y est décrit telle une toile (de maître) impressionniste dans laquelle le lecteur va se perdre avec délectation. Et en plus de lire, on peut se cultiver car l’histoire regorge d’informations sur Monet et les impressionnistes.

 

Alors, que demander de plus ?

 

Ma note : 4/5

 

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Les derniers jours de Rabbit Hayes, d'Anna Mc Partlin

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia Hayes, surnommé affectueusement « Rabbit ». Neuf jours, après plusieurs mois de combat – parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée. A son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l’enfance, l’adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans – une certaine idée du bonheur…

 

Au fil des jours, tous s’interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d’une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ?

Blog de Rabbit Hayes

1er septembre 2009
ALERTE ROUGE

Le diagnostic est tombé aujourd’hui : cancer du sein. Je devrais être terrifiée mais, au contraire, je me sens étrangement exaltée. Bien sûr, ça ne me fait pas plaisir d’avoir un cancer, ni de savoir qu’on va m’ôter un sein, mais cela me rappelle la chance que j’ai. J’aime ma vie. J’aime ma famille, mes amis, mon travail et, plus que tout au monde, j’aime ma petite fille. La vie n’est facile pour personne, mais je fais partie des privilégiés. Je vaincrai.

Ce que j’en pense : Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia alias « Rabbit » Hayes. Le cancer est trop agressif. On ne peut plus rien pour elle. Ames sensibles s’abstenir, j’ai pleuré au bout du troisième jour.

 

Comme beaucoup de lecteurs/lectrices, j’ai été sensible à cette histoire. Comment ne pas l’être ? Une jeune femme de 40 ans qui laisse orpheline une fillette de 12 ans à cause de sa maladie. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire pleurer.

 

Oui, j’ai vraiment pleuré. Et pourtant… cette histoire m’a donné une p… d’envie de vivre ! Vivre, comme si chaque jour était le dernier : éclater de rire jusqu’à en avoir mal au ventre, courir après la vie jusqu’à ne plus sentir mes jambes, danser comme si personne ne me regardait, faire en sorte de pouvoir trouver chaque jour un détail de la beauté du monde.

 

Je ne vous dévoile pas la fin du roman, vous vous en doutez. Mais la seule chose que je peux vous dire c’est : soyez HEU-REUX (de toutes façons, vous ne sortirez pas vivants de cette vie).

 

 

 

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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Et je danse, aussi, d'Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui avait fait parvenir –et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun…

De : Pierre-Marie Sotto
A : Adeline Parmelan

Le 24 février 2013

Chère Adeline Parmelan,

Rentrant de voyage ce samedi, je trouve dans ma boîte aux lettres cette volumineuse enveloppe portant votre adresse mail au dos. Je suppose qu'il s'agit d'un manuscrit. En cas cas, je vous remercie de la confiance que vous me témoignez, mais je dois vous informer que je ne lis jamais les textes qu'on m'envoie. C'est le travail des éditeurs. Pour ce qui me concerne, je ne suis qu'écrivain et j'ai bien assez de mal avec ma propre écriture pour avoir la prétention de juger celle des autres.
Je n'ai donc pas ouvert votre enveloppe. Je vous la retournerai dès lundi à votre adresse postale si vous me la communiquez. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.

Bien cordialement,
Pierre-Marie Sotto.

Ce que j’en pense :

Chère Adeline, Cher Pierre Marie,

 

Lorsque j’ai commencé à lire vos échanges, je me suis demandé où vous vouliez en venir. Une inconnue (Adeline) envoie un paquet à un écrivain (Pierre-Marie)… Okay... Le paquet en question contient quelque chose qu’ils ont en commun, mais seule Adeline le sait. Bon…

 

Cent cinquante pages après, je ne suis toujours pas plus avancée… Mais qu’y a-t-il à l’intérieur, bon sang ! Et pourquoi est-ce si long à découvrir ?

 

Après avoir dépassé la moitié du roman, j’ai commencé à comprendre petit à petit ce si grand secret qui vous rapprochait tous les deux depuis tout de ce temps. Et depuis, je ne vous quitte plus !

 

Vous m’avez fait passer un très agréable moment. Avec vous, j’ai ri, j’ai souri, j’ai été émue, fâchée, impatiente, désemparée. J’ai aussi réfléchi : sur l’amitié, sur le couple, la famille, sur deux destinées.

 

Ce livre est à déguster un dimanche après-midi avec un café et une bonne pâtisserie. Je ne l’ai pas trouvé très profond mais au moins, il fait du bien. Et parfois, on en a besoin…

 

Bien cordialement,

Mademoiselle Christelle

 

Ma note : 3,5/5

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Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

Publié le par mademoisellechristelle

Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

Ce que dit la quatrième de couv’ : Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.

Aussitôt, elle sait.

- Je répondrai oui
- Alors je vais essayer de ne pas me tromper de question

Ce que j’en pense : eh bien, quelle claque littéraire ce bouquin ! Je me suis prise une belle leçon d’émotions, d’intensité et de poésie.

Dès la quatrième de couverture, tout comme Emma, le lecteur sait. Il sait qu'il est question de coup de foudre, d'adultère, de désir, de culpabilité, de sentiments, d'un destin. Celui d'Emma, mariée et mère de trois enfants, (presque) heureuse, qui décide de tout quitter pour un inconnu croisé dans une brasserie. Mais pas n'importe quel inconnu : l'amour de sa vie, celui qui la fait vibrer au son de sa voix, celui qu'elle a toujours cherché, celui qu'elle attendait.

Le désir est placé au centre de l’intrigue du roman et le lecteur est amené à s’interroger sur le point de savoir jusqu’où son désir peut le mener.

L'Emma de Grégoire Delacourt est une sorte d'Emma Bovary des temps modernes. Emma est complètement esclave de ses pulsions et se demande si ce coup de foudre mérite de quitter mari et enfants. J'ai trouvé son histoire bouleversante car elle se livre sans filtres avec ses joies et ses douleurs profondes. 

Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige. A la foudre.

- Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin

« Danser au bord de l’abîme » est merveilleusement bien écrit. Grégoire Delacourt y a adopté un style poétique, à la limite du romanesque. J'avais déjà lu «La liste de mes envies» du même auteur mais je trouve l'écriture ici beaucoup plus raffinée et aboutie.

J'ai trouvé la seconde partie assez nostalgique et vraiment à déconseiller en cas de dépression. D'ailleurs, chose assez rare, j'ai versé ma petite larme à la fin ; mais au bout du tunnel, renaît l'espoir.

Vous l'avez compris, cette lecture m'a littéralement chamboulée ! Alors vivons, valsons, dansons : l'amour n'est pas qu'un simple amant, il est un vertige enivrant..

Ma note : 4/5

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Culottées de Pénéloppe Bagieu

Publié le par mademoisellechristelle

 

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.

 

Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

 

 

Ce que j’en pense : Etre culotté (fam.) : avoir du culot, être effronté.

 

Je ne lis pas de BD habituellement mais j’avais teeeeeellement entendu parler de celle-ci (en bien) que je me suis lancée. Et comme toutes celles qui l’ont lue, j’ai eu un véritable coup de cœur foudre pour ce livre.

 

« Culottées » est une BD qui rassemble de courts portraits de femmes qui ont marqué l’Histoire.. par leur culot ! Ce sont des femmes courageuses qui ont osé, elles ont élevé la voix, se sont rebellées contre les leurs ; ce sont des guerrières, des amazones, des wonder women de leurs temps. Bref, des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, comme l’indique le sous-titre.

 

Je connaissais déjà certaines d’entre elles (mais pas toutes). Grâce à cette lecture, j’ai donc pu enrichir ma culture générale (je peux briller à présent en société) car le livre est très pédagogique. Ce sont des femmes de plusieurs époques, plusieurs pays, pas forcément bien nées et forcément les plus belles, mais elles ont toutes pour point commun le fait de s’être battues pour faire valoir leurs droits.

L’idée de cette BD vient d’un constat de l’auteure : les femmes sont souvent oubliées des personnages charismatiques de l’Histoire auxquels s’identifier.

 

Cette image de la femme forte et qui fait ce qu’elle veut est très positive à mon sens car elle démontre bien que l’image et la place de la femme dans notre société moderne est en train de changer. Aujourd’hui, les petites filles ne rêvent plus forcément d’être mère au foyer ou maîtresses d’école comme avant. Mis à part celles qui rêvent d’être des stars de téléréalité (elles feraient mieux de lire « Culottées »), beaucoup de petites filles rêvent aujourd’hui de changer le monde : être astronaute, médecin pour le tiers monde ou encore Président de la République. Et je trouve cela extrêmement féminis.. euh.. positif.

 

Même si le format de chaque histoire est court et qu’elle est présentée sous la forme d’une bande dessinée, on ne peut que reconnaitre le travail de documentation et de recherches de l’auteure en amont. Et le résultat est vraiment réussi. Bravo !

 

Ma note : 4,5/5

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Partie de rien de Hapsatou Sy

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : « J’ai pleinement décidé d’être entrepreneure quand mon père m’a raconté pour la première fois son histoire. J’ai juré de réussir, d’honorer son parcours et tous ses sacrifices. Je voulais être libre, indépendante et forte. Je voulais surtout que mon père n’ait pas enduré tout cela pour rien. »

 

Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Issue d’une famille de huit enfants, d’origine sénégalo-mauritanienne, elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance, mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou son expérience de créatrice et chef d’entreprise.

 

Et vous, qu’attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?

 

On m’appelait « petite », « frêle », « petit poulet » (le surnom donné par mes frères, en référence à ma maigreur), « toujours pressée », « Madame Propre !»…
Je viens d’une famille de huit enfants. Dès mon plus jeune âge, je me prenais pour une mère de famille nombreuse. Personne ne m’avait imposé ce rôle. Je l’avais pris, c’est tout.

Ce que j’en pense : Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Dunod et Babelio qui m’ont permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération « masse critique ».

 

La première fois que j’ai tenu un livre des éditions Dunod dans les mains, c’était un manuel sur les techniques de marketing et de communication. J’étais donc étonnée de constater qu’une maison d’édition spécialisée dans le monde de l’entreprise puisse publier la biographie de Hapsatou Sy. Et bien, finalement, après lecture de « Partie de rien », j’ai réalisé que c’était au contraire tout à fait approprié !

 

Hapsatou Sy nous raconte son histoire de chef d’entreprise : comment lui est venue l’envie de créer son entreprise, son parcours pour la créer et l’histoire de son exploitation (la vie d’un entrepreneur n’est pas toujours un long fleuve tranquille).Et effectivement, j’avais l’impression de lire un manuel sur l’entreprenariat en France.

 

Hapsatou est pleine d’ambitions : elle veut réussir, elle sait comment faire pour y arriver et elle s’en donne les moyens. Pas le choix, car l’échec n’est pas permis !

Nous sommes les capitaines de nos âmes, de nos vies. Nous pouvons décider d'en changer le cours. J'y crois car j'ai changé la mienne et celle de mon entourage.

Dans son livre, Hapasatou Sy est la preuve que la réussite est accessible. Je trouve ce type de message réellement positif car elle démontre que tout le monde peut réussir dans la vie à condition de se donner les moyens de son ambition et de travailler dur. Car oui, Hapsatou travaille beaucoup et ne compte pas ses heures. Elle est partout, sur tous les fronts et en même temps. Je la vois comme un modèle à suivre pour les femmes de notre temps. Je suis admirative de sa réussite et je l’en félicite.

 

Le ton du livre est plutôt simple, agréable à lire. J’avais parfois l’impression d’écouter une copine me raconter son histoire. Ce côté rend d’ailleurs l’histoire encore plus accessible au grand public. Elle apparait comme un personnage sympathique, avec qui on prendrait volontiers un café autour duquel on pourrait refaire le monde.

J’ai beaucoup aimé les questionnaires à la fin de chaque chapitre qui nous permettent de réfléchir à notre projet personnel et qui « cassent » un peu le récit pour entrer dans le côté pratique de l’entreprenariat (on rejoint un peu le style du manuel, du coup).

Un jour, une journaliste m'a dit: "Vous qui venez d'un milieu modeste et avez eu une enfance difficile..." (le genre de cliché qui ressort quand on parle à votre place). J'ai répondu : "Vous faites erreur madame. Ma famille est l'une des plus riches de France." Elle a ouvert des grands yeux et, dubitative, m'a demandé :
"Vous êtes bien issue d'une famille nombreuse installée dans la banlieue de Chaville, avec un papa ouvrier et une maman sans emploi ?
- Ouais, c'est à peu près ça. Sauf que Chaville, ce n'est pas la banlieue que vous imaginez et que la pauvreté ne se mesure pas seulement à l'argent."

C’est un livre que je recommande à toutes les femmes voire même les jeunes filles qui aspirent à devenir des « wonder women » et qui souhaitent regarder un jour leur parcours derrière elles en poussant un soupir de soulagement et en disant : « Ca y est. Je l’ai fait. J’ai réussi ».

 

Ma note : 3,5/5

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