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109 articles avec litterature

La tresse de Laëtitia Colombani

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

 

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

 

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

 

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

 

C’est le début d’une histoire.
Une histoire nouvelle à chaque fois.
Elle s’anime là, sous mes doigts.

D’abord, il y a la monture.
La structure doit être assez solide pour supporter l’ensemble.
La soie ou le coton, pour la ville ou la scène. Tout dépend.
Le coton est plus résistant,
La soie plus fine et plus discrète.
Il faut un marteau et des clous.
Il faut aller doucement, surtout.

Puis vient le tissage.

C’est la partie que je préfère.
Sur le métier devant moi
Trois fils en nylon sont tendus.
Saisir les brins, dans la botte, trois par trois,
Les nouer sans les casser.
Et puis recommencer
Des milliers de fois.

J’aime ces heures solitaires, ces heures où mes mains dansent.
C’est un étrange ballet que celui de mes doigts.
Ils écrivent une histoire de tresse et d’entrelacs.
Cette histoire est la mienne.

Pourtant elle ne m’appartient pas.

Ce que j’en pense : Trois femmes, trois continents, trois destins mais un lien étroit entre elles. La promesse que nous fait l’histoire ne peut que susciter la curiosité, surtout pour les lectrices de mon genre qui aiment lire les destins de femmes.

 

« La tresse » faisait partie de mes lectures d’été. Et j’ai vraiment bien fait, car j’ai adoré ces histoires tressées en une. Les trois personnages du roman sont des femmes fortes, dignes, qui doivent se battre pour faire face à leur destin, serrer les dents et les poings et montrer qu’elles en ont dans la culotte. Leur point commun ? Ne pas accepter la fatalité.

 

Toutes m’ont touché à leur manière.

 

Smita m’a beaucoup émue de par sa condition d’intouchable et ses conditions de vie misérable. Mais ce que j’ai préféré chez elle, c’est son courage : elle a défié la coutume indienne et elle a osé agir pour changer les choses.

L’amour de Giulia pour son papa est très touchant et l’énergie qu’elle déploie pour sauver l’entreprise familiale donne vraiment envie de se battre aussi dans sa propre vie.

Enfin, je me suis un peu retrouvée dans le personnage de Sarah donc je me suis sentie proche de son histoire et de son évolution. Elle aussi, d’une certaine manière a fait sa petite révolution et peut être fière d’elle.

 

Il s’agit d’un roman qui se lit facilement et rapidement. On devine très vite quel lien unit les trois personnages mais on pardonne volontiers à l’auteure qui nous a offert un instant de grâce. Comme ces femmes, j'ai maintenant moi aussi envie de me lever, de me battre pour me bâtir une vie meilleure et de refuser la fatalité. 

Girl power !

 

Ma note : 4/5

 

Publié dans Littérature

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Si le verre est à moitié vide ajoutez de la vodka de Marion Michau

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Je m'appelle Marion. Je ne suis pas très grande, contrairement à ce qu'essaie de me faire croire Christian Louboutin. J'ai les cheveux bouclés et les yeux verts (marron-vert) (surtout marron). Avant de trouver l'homme de ma vie, j'ai eu pas mal d'histoires - je dis ça sans me vanter, elles ont toutes mal fini - le célibat, je connais. Je suis passée par là, et repassée et rerepassée en cherchant mon chemin. Je pensais que le grand amour m'apporterait toutes les réponses. Devinez quoi ? Il pose de nouvelles questions.

Faut-il croire les comédies romantiques ?

Avant de se poser des vraies questions sur l’amour, commençons par tordre le cou aux clichés qu’on nous inocule pendant l’enfance.

Le coup de foudre, ça existe, je l’ai vécu, ça vous tombe dessus, c’est lui et plus aucun autre, l’homme ultime, le simple fait de le regarder vous déclenche un orgasme spontané, c’est comme s’il était inscrit dans votre ADN, vous le voulez dans votre corps, votre vie, votre avenir… Oui, le coup de foudre, ça existe, mais ça ne dure pas. En tous cas, pas forcément.

Ce que j’en pense : parlons peu, mais parlons bien.. J’ai a-do-ré ! Vous savez toutes ces questions existentielles, que l’on se pose nous les filles : Pourquoi faut-il arrêter les régimes ? Peut-on être sexy au quotidien ? Pourquoi il ne faut jamais coucher avec son voisin de palier ? Eh bien Marion Michau y répond et c’est hyper drôle (fous rire toute seule devant ton livre garantis) !

 

J’avais déjà adoré « Les crevettes ont le cœur dans la tête » mais là, j’ai surkiffé son nouvel opus ! C’est vraiment bien écrit, c’est parfois très pertinent, mais c’est surtout addictif. A mon sens, chaque fille s’est déjà posé au moins une fois dans sa vie les questions (existentielles) du bouquin et cela nous rend proche de l’auteure. En le lisant, j’avais parfois l’impression d’écouter l’une de mes copines me raconter une histoire !

 

Franchement, foncez sur le livre : vous ne le regretterez pas et vous me remercierez même ! Bon, ok, j’exagère… mais quand même, lisez-le.

 

Ma note : 4,75/5

 

Publié dans Littérature

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Nymphéas noirs de Michel Bussi

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Le jour paraît sur Giverny.

 

Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéas, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

L’eau claire de la rivière se colore de rose, par petits filets, comme l’éphémère teinte pastel d’un jet d’eau dans lequel on rince un pinceau.

- Non, Neptune !

Au fil du courant, la couleur se dilue, s’accroche au vert des herbes folles qui pendant des berges, à l’ocre des racines des peupliers, des saules. Un subtil dégradé délavé…

J’aime assez

Ce que j’en pense : un polar avec Monet pour toile de fond, quelle bonne idée. Surtout que je me suis complètement laissée berner par l’écriture de Michel Bussi qui m’a baladé du début à la fin du roman. J’ai beau avoir imaginé mille et une issues au roman, la fin m’a laissée bouche bée.

 

Un homme est retrouvé mystérieusement assassiné dans le petit village de Giverny. Personne n’a rien vu. Aucun antécédent ni aucun mobile apparent. Immédiatement, la police mène l’enquête. Mais entre les histoires de sexe, de trafic d’art et les secrets du village, les investigations vont se montrer plus compliquées que prévues.

 

Tout comme dans « Ne lâche pas ma main », j’ai été séduite par l’écriture de Michel Bussi. Le village de Giverny y est décrit telle une toile (de maître) impressionniste dans laquelle le lecteur va se perdre avec délectation. Et en plus de lire, on peut se cultiver car l’histoire regorge d’informations sur Monet et les impressionnistes.

 

Alors, que demander de plus ?

 

Ma note : 4/5

 

Publié dans Littérature

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Les derniers jours de Rabbit Hayes, d'Anna Mc Partlin

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia Hayes, surnommé affectueusement « Rabbit ». Neuf jours, après plusieurs mois de combat – parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée. A son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l’enfance, l’adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans – une certaine idée du bonheur…

 

Au fil des jours, tous s’interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d’une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ?

Blog de Rabbit Hayes

1er septembre 2009
ALERTE ROUGE

Le diagnostic est tombé aujourd’hui : cancer du sein. Je devrais être terrifiée mais, au contraire, je me sens étrangement exaltée. Bien sûr, ça ne me fait pas plaisir d’avoir un cancer, ni de savoir qu’on va m’ôter un sein, mais cela me rappelle la chance que j’ai. J’aime ma vie. J’aime ma famille, mes amis, mon travail et, plus que tout au monde, j’aime ma petite fille. La vie n’est facile pour personne, mais je fais partie des privilégiés. Je vaincrai.

Ce que j’en pense : Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia alias « Rabbit » Hayes. Le cancer est trop agressif. On ne peut plus rien pour elle. Ames sensibles s’abstenir, j’ai pleuré au bout du troisième jour.

 

Comme beaucoup de lecteurs/lectrices, j’ai été sensible à cette histoire. Comment ne pas l’être ? Une jeune femme de 40 ans qui laisse orpheline une fillette de 12 ans à cause de sa maladie. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire pleurer.

 

Oui, j’ai vraiment pleuré. Et pourtant… cette histoire m’a donné une p… d’envie de vivre ! Vivre, comme si chaque jour était le dernier : éclater de rire jusqu’à en avoir mal au ventre, courir après la vie jusqu’à ne plus sentir mes jambes, danser comme si personne ne me regardait, faire en sorte de pouvoir trouver chaque jour un détail de la beauté du monde.

 

Je ne vous dévoile pas la fin du roman, vous vous en doutez. Mais la seule chose que je peux vous dire c’est : soyez HEU-REUX (de toutes façons, vous ne sortirez pas vivants de cette vie).

 

 

 

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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Et je danse, aussi, d'Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui avait fait parvenir –et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun…

De : Pierre-Marie Sotto
A : Adeline Parmelan

Le 24 février 2013

Chère Adeline Parmelan,

Rentrant de voyage ce samedi, je trouve dans ma boîte aux lettres cette volumineuse enveloppe portant votre adresse mail au dos. Je suppose qu'il s'agit d'un manuscrit. En cas cas, je vous remercie de la confiance que vous me témoignez, mais je dois vous informer que je ne lis jamais les textes qu'on m'envoie. C'est le travail des éditeurs. Pour ce qui me concerne, je ne suis qu'écrivain et j'ai bien assez de mal avec ma propre écriture pour avoir la prétention de juger celle des autres.
Je n'ai donc pas ouvert votre enveloppe. Je vous la retournerai dès lundi à votre adresse postale si vous me la communiquez. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.

Bien cordialement,
Pierre-Marie Sotto.

Ce que j’en pense :

Chère Adeline, Cher Pierre Marie,

 

Lorsque j’ai commencé à lire vos échanges, je me suis demandé où vous vouliez en venir. Une inconnue (Adeline) envoie un paquet à un écrivain (Pierre-Marie)… Okay... Le paquet en question contient quelque chose qu’ils ont en commun, mais seule Adeline le sait. Bon…

 

Cent cinquante pages après, je ne suis toujours pas plus avancée… Mais qu’y a-t-il à l’intérieur, bon sang ! Et pourquoi est-ce si long à découvrir ?

 

Après avoir dépassé la moitié du roman, j’ai commencé à comprendre petit à petit ce si grand secret qui vous rapprochait tous les deux depuis tout de ce temps. Et depuis, je ne vous quitte plus !

 

Vous m’avez fait passer un très agréable moment. Avec vous, j’ai ri, j’ai souri, j’ai été émue, fâchée, impatiente, désemparée. J’ai aussi réfléchi : sur l’amitié, sur le couple, la famille, sur deux destinées.

 

Ce livre est à déguster un dimanche après-midi avec un café et une bonne pâtisserie. Je ne l’ai pas trouvé très profond mais au moins, il fait du bien. Et parfois, on en a besoin…

 

Bien cordialement,

Mademoiselle Christelle

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

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Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

Publié le par mademoisellechristelle

Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt

Ce que dit la quatrième de couv’ : Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.

Aussitôt, elle sait.

- Je répondrai oui
- Alors je vais essayer de ne pas me tromper de question

Ce que j’en pense : eh bien, quelle claque littéraire ce bouquin ! Je me suis prise une belle leçon d’émotions, d’intensité et de poésie.

Dès la quatrième de couverture, tout comme Emma, le lecteur sait. Il sait qu'il est question de coup de foudre, d'adultère, de désir, de culpabilité, de sentiments, d'un destin. Celui d'Emma, mariée et mère de trois enfants, (presque) heureuse, qui décide de tout quitter pour un inconnu croisé dans une brasserie. Mais pas n'importe quel inconnu : l'amour de sa vie, celui qui la fait vibrer au son de sa voix, celui qu'elle a toujours cherché, celui qu'elle attendait.

Le désir est placé au centre de l’intrigue du roman et le lecteur est amené à s’interroger sur le point de savoir jusqu’où son désir peut le mener.

L'Emma de Grégoire Delacourt est une sorte d'Emma Bovary des temps modernes. Emma est complètement esclave de ses pulsions et se demande si ce coup de foudre mérite de quitter mari et enfants. J'ai trouvé son histoire bouleversante car elle se livre sans filtres avec ses joies et ses douleurs profondes. 

Moi, je crois au premier regard, maman. Je crois à la première impression. Je crois au langage de la chair. Au langage des yeux. Au vertige. A la foudre.

- Ce à quoi tu crois, ma petite fille, cela aboutit au chagrin

« Danser au bord de l’abîme » est merveilleusement bien écrit. Grégoire Delacourt y a adopté un style poétique, à la limite du romanesque. J'avais déjà lu «La liste de mes envies» du même auteur mais je trouve l'écriture ici beaucoup plus raffinée et aboutie.

J'ai trouvé la seconde partie assez nostalgique et vraiment à déconseiller en cas de dépression. D'ailleurs, chose assez rare, j'ai versé ma petite larme à la fin ; mais au bout du tunnel, renaît l'espoir.

Vous l'avez compris, cette lecture m'a littéralement chamboulée ! Alors vivons, valsons, dansons : l'amour n'est pas qu'un simple amant, il est un vertige enivrant..

Ma note : 4/5

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Culottées de Pénéloppe Bagieu

Publié le par mademoisellechristelle

 

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.

 

Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

 

 

Ce que j’en pense : Etre culotté (fam.) : avoir du culot, être effronté.

 

Je ne lis pas de BD habituellement mais j’avais teeeeeellement entendu parler de celle-ci (en bien) que je me suis lancée. Et comme toutes celles qui l’ont lue, j’ai eu un véritable coup de cœur foudre pour ce livre.

 

« Culottées » est une BD qui rassemble de courts portraits de femmes qui ont marqué l’Histoire.. par leur culot ! Ce sont des femmes courageuses qui ont osé, elles ont élevé la voix, se sont rebellées contre les leurs ; ce sont des guerrières, des amazones, des wonder women de leurs temps. Bref, des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, comme l’indique le sous-titre.

 

Je connaissais déjà certaines d’entre elles (mais pas toutes). Grâce à cette lecture, j’ai donc pu enrichir ma culture générale (je peux briller à présent en société) car le livre est très pédagogique. Ce sont des femmes de plusieurs époques, plusieurs pays, pas forcément bien nées et forcément les plus belles, mais elles ont toutes pour point commun le fait de s’être battues pour faire valoir leurs droits.

L’idée de cette BD vient d’un constat de l’auteure : les femmes sont souvent oubliées des personnages charismatiques de l’Histoire auxquels s’identifier.

 

Cette image de la femme forte et qui fait ce qu’elle veut est très positive à mon sens car elle démontre bien que l’image et la place de la femme dans notre société moderne est en train de changer. Aujourd’hui, les petites filles ne rêvent plus forcément d’être mère au foyer ou maîtresses d’école comme avant. Mis à part celles qui rêvent d’être des stars de téléréalité (elles feraient mieux de lire « Culottées »), beaucoup de petites filles rêvent aujourd’hui de changer le monde : être astronaute, médecin pour le tiers monde ou encore Président de la République. Et je trouve cela extrêmement féminis.. euh.. positif.

 

Même si le format de chaque histoire est court et qu’elle est présentée sous la forme d’une bande dessinée, on ne peut que reconnaitre le travail de documentation et de recherches de l’auteure en amont. Et le résultat est vraiment réussi. Bravo !

 

Ma note : 4,5/5

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Partie de rien de Hapsatou Sy

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : « J’ai pleinement décidé d’être entrepreneure quand mon père m’a raconté pour la première fois son histoire. J’ai juré de réussir, d’honorer son parcours et tous ses sacrifices. Je voulais être libre, indépendante et forte. Je voulais surtout que mon père n’ait pas enduré tout cela pour rien. »

 

Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Issue d’une famille de huit enfants, d’origine sénégalo-mauritanienne, elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance, mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou son expérience de créatrice et chef d’entreprise.

 

Et vous, qu’attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?

 

On m’appelait « petite », « frêle », « petit poulet » (le surnom donné par mes frères, en référence à ma maigreur), « toujours pressée », « Madame Propre !»…
Je viens d’une famille de huit enfants. Dès mon plus jeune âge, je me prenais pour une mère de famille nombreuse. Personne ne m’avait imposé ce rôle. Je l’avais pris, c’est tout.

Ce que j’en pense : Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Dunod et Babelio qui m’ont permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération « masse critique ».

 

La première fois que j’ai tenu un livre des éditions Dunod dans les mains, c’était un manuel sur les techniques de marketing et de communication. J’étais donc étonnée de constater qu’une maison d’édition spécialisée dans le monde de l’entreprise puisse publier la biographie de Hapsatou Sy. Et bien, finalement, après lecture de « Partie de rien », j’ai réalisé que c’était au contraire tout à fait approprié !

 

Hapsatou Sy nous raconte son histoire de chef d’entreprise : comment lui est venue l’envie de créer son entreprise, son parcours pour la créer et l’histoire de son exploitation (la vie d’un entrepreneur n’est pas toujours un long fleuve tranquille).Et effectivement, j’avais l’impression de lire un manuel sur l’entreprenariat en France.

 

Hapsatou est pleine d’ambitions : elle veut réussir, elle sait comment faire pour y arriver et elle s’en donne les moyens. Pas le choix, car l’échec n’est pas permis !

Nous sommes les capitaines de nos âmes, de nos vies. Nous pouvons décider d'en changer le cours. J'y crois car j'ai changé la mienne et celle de mon entourage.

Dans son livre, Hapasatou Sy est la preuve que la réussite est accessible. Je trouve ce type de message réellement positif car elle démontre que tout le monde peut réussir dans la vie à condition de se donner les moyens de son ambition et de travailler dur. Car oui, Hapsatou travaille beaucoup et ne compte pas ses heures. Elle est partout, sur tous les fronts et en même temps. Je la vois comme un modèle à suivre pour les femmes de notre temps. Je suis admirative de sa réussite et je l’en félicite.

 

Le ton du livre est plutôt simple, agréable à lire. J’avais parfois l’impression d’écouter une copine me raconter son histoire. Ce côté rend d’ailleurs l’histoire encore plus accessible au grand public. Elle apparait comme un personnage sympathique, avec qui on prendrait volontiers un café autour duquel on pourrait refaire le monde.

J’ai beaucoup aimé les questionnaires à la fin de chaque chapitre qui nous permettent de réfléchir à notre projet personnel et qui « cassent » un peu le récit pour entrer dans le côté pratique de l’entreprenariat (on rejoint un peu le style du manuel, du coup).

Un jour, une journaliste m'a dit: "Vous qui venez d'un milieu modeste et avez eu une enfance difficile..." (le genre de cliché qui ressort quand on parle à votre place). J'ai répondu : "Vous faites erreur madame. Ma famille est l'une des plus riches de France." Elle a ouvert des grands yeux et, dubitative, m'a demandé :
"Vous êtes bien issue d'une famille nombreuse installée dans la banlieue de Chaville, avec un papa ouvrier et une maman sans emploi ?
- Ouais, c'est à peu près ça. Sauf que Chaville, ce n'est pas la banlieue que vous imaginez et que la pauvreté ne se mesure pas seulement à l'argent."

C’est un livre que je recommande à toutes les femmes voire même les jeunes filles qui aspirent à devenir des « wonder women » et qui souhaitent regarder un jour leur parcours derrière elles en poussant un soupir de soulagement et en disant : « Ca y est. Je l’ai fait. J’ai réussi ».

 

Ma note : 3,5/5

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L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Cinq femmes d’âge et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ?

Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.

« Les passagers du vol 542 pour Bombay sont attendus à l’embarquement porte 7. Dernier appel. » La phrase que les quatre amies redoutaient, celles qui restent à Paris entourent fébrilement la voyageuse.

Ce que j’en pense : je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n’ai pas du tout accroché à ce livre.

 

L’idée de départ était pourtant bonne : parler de la difficulté d’aimer et des blessures de chacun qui nous empêchent de franchir le pas. Vraiment, l’idée était séduisante... mais la séduction n’a pas été au rendez-vous !

 

Tout d’abord, l’histoire met beaucoup de temps à démarrer. L’auteure s’attarde beaucoup sur les portraits individuels des personnages du roman, ce que je conçois parfaitement s’il y a une histoire, des rebondissements ensuite. Que nenni ! Le rythme est très lent et l’on peine à avancer dans ce roman (« bon et sinon, quand est-ce que ça commence ? »).

On ne remplace pas l'amour par autre chose. On remplace les illusions, l'attente, les turbulences, la dépendance, les déceptions, les thérapies de couple, le rien, par des choses agréables, à portée de main, qui ne disparaitront pas au premier coup de vent, à la montée de sève, au printemps.

Ensuite, la fin est sans surprise, sans goût ni odeur, sans sel ni poivre, sans sucre et sans sel. On tourne beaucoup en rond sur des problèmes auxquels les protagonistes ne veulent pas trouver de solution. Et on termine sur une pointe d’agacement. C’est dommage car le livre est très court et se lit facilement ; je m’attendais franchement à mieux et notamment plus de développement sur l’idée de base.

 

Ai-je l’intention de renoncer aux hommes après la lecture de ce roman ? Il me vient une citation de Sénèque qui dit que « c’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien », ce que je traduis par « quand on touche le fond, on ne peut pas tomber plus bas ». Alors, gardon espoir..

 

Ma note : 1,5/5

 

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La bâtarde d'Istanbul d'Elif Shafak

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s'envolent trop tôt - pour l'au-delà ou pour l'Amérique, comme l'oncle Mustafa.

 

Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions.

Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père.

 

L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés.

Avec ses intrigues à foison, ses personnages pour le moins extravagants et l'humour corrosif qui le traverse, La Bâtarde d'Istanbul pose une question essentielle : que sait-on vraiment de ses origines ?

Enchevêtrant la comédie au drame et le passé au présent, Elif Shafak dresse un portrait saisissant de la Turquie contemporaine, de ses contradictions et de ses blessures

 

Qu’importe ce qui tombe du ciel, jamais nous ne pouvons le maudire. Pas même la pluie.
Qu’importe la violence de l’averse, la froideur de la neige fondue, jamais nous ne devons blasphémer contre ce que le ciel nous réserve. Personne n’ignorait cela. Pas même Zeliha.

Ce que j’en pense : que peut-on retenir d’un roman écrit par une auteure turc avec en toile de fond le génocide arménien ?

 

Moi qui aime les romans de femmes pour les femmes, me voilà servie ! Ce roman est résolument féminin et féministe puisqu’il englobe quatre générations de femmes de la même famille. Ce sont des femmes fières et fortes, pour qui j’ai nourri de l’admiration et de l’attachement.

Toutes ont des caractères complexes brillamment exposés par l’auteure ; du coup, j’ai trouvé qu’Elif Shafak ne tombait pas dans le piège du roman purement manichéen avec des gentils très gentils, et des méchants très très méchants.

 

Parmi ces femmes, deux sont en quête de leurs origines respectives. Armanoush, issue (pour moitié) d’une famille arménienne émigrée aux Etats-Unis, décide de se rendre dans la famille de son beau-père installée à Istanbul pour en savoir plus sur le génocide arménien. Sur place, elle va se lier d’amitié avec Asya, née de père inconnue (la bâtarde d’Istanbul), à la recherche de sa place à la fois dans sa famille et dans la société turque. Ainsi, dès le titre, le lecteur peut comprendre que l’un des thèmes du livre sera la quête de soi.

Je n’ai jamais réussi à être arménienne. J’ai besoin d’aller à la recherche de mon identité. Vous savez ce dont je rêve secrètement? D’aller voir la maison de ma famille en Turquie. Grand mère parle sans cesse de leur magnifique demeure d’Istanbul. Il faut que je la voie de mes propres yeux. Que je retourne dans le passé des miens pour pouvoir enfin me tourner vers mon avenir. Le Paradoxe Janissaire continuera à me hanter tant que je n’aurai rien fait pour découvrir mon passé.

L’Histoire tient également une place prépondérante dans le roman. Les deux jeunes femmes en ont une vision radicalement opposée. Pour Armanoush, l’Histoire définit l’identité et l’individu. C’est là que j’ai compris l’importance du génocide aux yeux des arméniens. On leur apprend très tôt les souffrances de leur peuple, mais surtout, on leur apprend très tôt à ne jamais oublier.

Pour Asya, au contraire, l’Histoire n’est qu’un outil pour comprendre le présent mais ne détermine pas ce que nous sommes aujourd’hui. Aussi, lorsque Armanoush interrogera la famille turque sur le génocide arménien, cette dernière acquiescera à la douleur du peuple arménien, mais ne se sentira pas le moins du monde concernée.

A ce propos, il faut savoir que la publication de « la bâtarde d’Istanbul » a valu un procès à l’auteure, Elif Shafak, pour « insulte à l’identité nationale turque » parce qu’elle y évoquait précisément le génocide arménien. Je ne peux que donc saluer l’attitude courageuse qu’a eue l’auteure en maintenant la publication de son roman et en choisissant de garder son libre arbitre malgré le risque de condamnation. Fort heureusement, Elif Shafak a été acquittée (Ouf ! La liberté d’expression est sauvée !).

- Tu sembles fascinée par l'histoire.
- Pas toi ?
- A quoi bon s'intéresser au passé ? Les souvenirs sont des boulets trop lourd à traîner.

Le point négatif (parce qu’il faut bien en trouver) serait pour moi la multiplicité des personnages. Parfois, on a l’impression de ne plus savoir qui est qui, car les histoires sont imbriquées les unes dans les autres. La lenteur du récit m’a parfois dérangé également. Certaines scènes à mon sens sont inutiles et ajoutent de la lourdeur au livre qui est déjà bien assez épais.

 

Malgré tout, je ne peux conseiller la lecture de ce roman qui reste résolument bien écrit et utile pour comprendre l’Histoire.

 

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

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