Vernon Subutex 3 de Virginie Despentes

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : rien

La gare de Bordeaux est en rénovation, une forêt de tréteaux lui remplit le ventre. Sur le quai, un gamin fait les cent pas en fumant clope sur clope, il porte des baskets sans chaussettes, dont il écrase le talon, comme si c’étaient des espadrilles. Il jette des coups d’œil hostiles à travers les vitres. On dirait qu’il attend que quelqu’un moufte pour sauter dans le train et lui coller des beignes.

Ce que j’en pense : avec ce troisième tome s’achève la trilogie de Virginie Despentes, basée autour d’un personnage mystique : Vernon Subutex.

 

Si j’avais adoré le premier, moins aimé le second, je n'ai pas vraiment accroché au dernier même si, finalement, il bouclait bien la boucle. On retrouve Vernon Subutex qui n'est plus SDF cette fois-ci mais qui est devenu malgré lui une sorte de gourou musical. Autour de lui, gravite une myriade de personnages (il est d'ailleurs très difficile de s'y retrouver parfois) qui organisent des "convergences". Ces convergences sont de grands rassemblements au cours desquels les participants entrent dans un état de transe uniquement en écoutant la musique diffusée par le DJ, Vernon Subutex. 

 

Toujours dans la continuité des deux autres tomes, Virginie Despentes dresse le portrait d'une société bien sombre, une comédie humaine qui ferait jalouser Balzac. On y trouve des thèmes chers à l'auteure, (drogue, alcool, violences…), un univers cash, plutôt trash mais en même temps une certaine humanité, ce qui est assez paradoxal.

On sent que les attentats du 13 novembre ont profondément marqué l’auteure car elle y fait beaucoup allusion dans le roman et ils vont même être déterminants pour l'intrigue.

 

"Vernon Subutex 3" : on aime ou on n’aime pas. Je n'ai pas aimé. Pas grave. Ça ne m’empêchera pas de continuer à lire Despentes.

 

Ma note : 2/5

Publié dans Littérature

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La trilogie Vernon Subutex maintenant achevée, nous pouvons affirmer que cette dernière est la pièce maitresse de l’œuvre de Virginie Despentes ; cette fresque trash, magistrale, fulgurante, constitue assurément son acmé. On n’est pas loin du chef-d'œuvre, vraiment !
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