Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : « Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.

 

Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.

 

Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies-, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus ».

 

A travers le récit de leur combat et une plongée dans des souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

C’est un lundi matin, à l’heure de Motus. Je suis en train de mixer les poireaux lorsqu’on frappe. Je ne me méfie pas, cela ne peut être que la factrice. Elle seule sait que nous avons désactivé la sonnette pour éconduire les vendeurs de véranda ou de religion. J’essuie mes mains sur mon tablier et ouvre la porte en grand. De l’autre côté, le visage rubicond de Gustave me sourit.

Ce que j’en pense : Je viens ajouter ma voix au concert de louanges qui a débuté à la sortie de ce livre et dont le succès est amplement mérité.

 

"Quand nos souvenirs viendront danser" raconte l'histoire des "Octogéniaux". Ils s'appellent Marceline, Anatole, Rosalie, Gustave, Joséphine et Marius ; ils ont 80 ans et vivent depuis toujours impasse des Colibris. Leurs enfants y ont grandi, leurs amitiés s'y sont scellées et ils ont y connu les événements les plus marquants leurs vies. Aussi, lorsque le Maire décide de raser leurs maisons, leurs souvenirs, et leurs vies avec, pour y construire une école à la place, nos Octogéniaux décident de s'opposer frontalement à cette décision et de mener le combat de leur vie, qui sera sans doute leur dernier.

 

Dans ce roman, Virginie Grimaldi choisit de nous parler du temps qui passe, des souvenirs qui restent, des secrets que l'on enfouit au fond de soi, des liens qui font et se défont. C'est un livre sur la vie, tout simplement.

 

Ses mots sonnent comme la mélodie d'une boite à musique. Quand on l'ouvre, on se laisse porter par la musique douce, on se remémore avec nostalgie nos souvenirs et on a le cœur qui tournoie comme les petits personnages qui dansent dans la boite. Et ce qui touche encore plus la lectrice que je suis, c'est qu'on sent que Virginie Grimaldi s'est impliquée personnellement et émotionnellement dans cette histoire inspirée par celle de ses grands-parents et nous en sommes d'autant plus touchées. Merci de partager votre bulle de bonheur avec nous.

 

Seul petit bémol : le dernier chapitre, inutile selon moi.

 

Sans surprise, j'ai donc adoré cette lecture et songe très sérieusement à écrire au Ministère de la Santé pour demander le remboursement par la Sécurité Sociale des livres cette auteure, car ils sont le meilleur antidépresseur que je connaisse.

 

 

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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K
Il me tente énormément ! J'aime beaucoup la couverture :)
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