Bakhita de Véronique Olmi

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.

Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.

Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

Elle ne sait pas comment elle s’appelle. Elle ne sait pas en quelle langue sont ses rêves. Elle se souvient de mots en arabe, en turc, en italien, et elle parle quelques dialectes. Plusieurs viennent du Soudan et un autre, de Vénétie. Les gens disent : « un mélange ». Elle parle un mélange et on la comprend mal. On doit tout redire avec d’autres mots. Qu’elle ne connaît pas.

Ce que j'en pense : ce fut une petite déception pour moi…

Bakhita est l’histoire vraie d’une esclave soudanaise devenue sainte. Enlevée alors qu’elle n’était qu’une enfant, Bakhita a été vendue sur les marchés ; elle est passée de maîtres en maîtres, a connu les horreurs liées à son statut d’esclave : la torture physique, les harems, la violence psychologique. Adolescente, elle est achetée par le Consul d’Italie où elle partira et découvrira un pays sans esclave, sans violence.

Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres où elle vouera sa vie aux enfants pauvres.

Le personnage de Bakhita m’a énormément touchée, bien évidemment. Comment rester insensible face à cette fillette qui a enduré les pires horreurs simplement en raison de sa couleur de peau, mais aussi de sa beauté. Des horreurs qui lui ont fait oublier jusqu’à son nom, mais qui ne l’ont jamais déshumanisé pour autant.

A sa place, je me serai déjà effondrée par terre et je me serai laissée mourir pour en finir avec la vie depuis longtemps. Mais pas Bakhita. Elle se bat pour continuer à vivre, car elle sait au fond d’elle, que quelque chose de meilleur l’attend quelque part. Alors, elle ose dire « non ». Non à l’esclavage et à la servilité. Elle incarne un modèle de force et de courage : « vacillante, et d’une force plus qu’humaine. Incandescente. Inclassable. Intelligente et retenue ».

L’écriture de Véronique Olmi vous plonge tantôt dans les ténèbres, tantôt dans la lumière. Certains passages sont très difficiles à lire et difficilement soutenables. D’autres au contraire sont remplis d’amour et nous laisse espérer une vie meilleure.

Malheureusement, j’ai trouvé son récit parfois lent et un peu répétitif et je me suis ennuyée à certains moments. C’est vraiment dommage car l’histoire de Bakhita m’a bouleversé et restera gravé dans ma mémoire comme le marquage qui était fait aux esclaves.

 

Ma note : 2,75/5

Publié dans Littérature

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