Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.

- Maman, s’il te plait ?
- Clara, j’ai dit non
- Allez, Diane. Laisse-la venir avec moi.
- Colin, ne me prends pas pour une imbécile. Si Clara vient avec toi, vous allez traîner, et on partira en vacances avec trois jours de retard.

Ce que j’en pense : « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux ».

C’est sur ces mots qui vous brisent le cœur que commence l’histoire de Diane. Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Heureusement, elle peut compter sur le soutien sans faille de son ami Félix, l’associé de son café littéraire : « Les gens heureux lisent et boivent du café ».

Plongée dans les ténèbres, elle sent que c’est seule, qu’elle doit parcourir le chemin qui la mènera vers la reconstruction. Pour cela, elle décide de s’exiler dans un village perdu en Irlande. La lumière sera-t-elle enfin au bout du tunnel ?

En littérature comme dans la vie, il y a un temps pour tout. Un temps pour les livres qui vous retournent le ventre, un temps pour les livres qui vous font du bien. Et là, clairement, j’avais besoin d’un livre qui fait du bien. Je me suis donc naturellement tournée vers ce roman d’Agnès Martin-Lugand, et je n’ai pas été déçue !

Certes l’histoire est prévisible, certes les personnages sont un peu cliché… mais parfois, on en a besoin, non ? On a besoin de croire que même dans les moments les plus sombres, il y a toujours un petit peu d’espoir. On a besoin de croire que même quand on est au fond du trou, il y a toujours une petite lueur quelque part… à condition bien évidemment de se battre pour remonter à la surface…

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

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