Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.

L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.

L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

 

L’appartement est exigu, mais bien situé. Le métro se trouve à deux pas, le commissariat à trois rues et l’hôpital à cinq minutes. Seule la gare Montparnasse est un peu loin.
J’ai défait tous les cartons, nettoyé les sanitaires, monté les meubles, collé le nom sur la boîte aux lettres, j’attaque l’organisation de la vaisselle en me remémorant le précédent déménagement.
C’était un samedi, au mois d’août. Il faisait chaud et, sur la porte de l’ascenseur parfumé à l’urine, le dessin d’un énorme pénis nous saluait. Thomas avait gloussé tout au long de l’ascension vers le quatrième étage, Charline avait regretté de ne pas être allée vivre chez son père. Il avait huit ans, elle douze.

Ce que j’en pense : Avez-vous déjà lu un concentré de tendresse ? Si ce n'est pas encore le cas, alors foncez lire un roman de Virginie Grimaldi !

Dans son dernier roman, "Et que ne durent que les moments doux", elle choisit d'aborder le sujet de la maternité à travers deux personnages.

Lili vient de donner naissance à une petite fille arrivée un peu trop tôt. Elise, quant à elle, voit ses enfants quitter le nid. L'une doit apprendre à être mère à plein temps, l'autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C'est l'histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d'émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Ceci n'est pas un secret : je suis fan des romans de Virginie Grimaldi. J'adore sa sensibilité, sa façon de décrire les émotions, son humour et aussi, ses petites phrases qui résonnent en vous et qui sonnent si juste parfois.

"Et que ne durent que les moments doux" met en lumière deux super héroïnes du quotidien : deux mamans extraordinaires qui aiment leurs enfants d'un amour infini. Nous allons partager avec elles leurs émotions : la naissance d'un enfant d'un côté et le départ d'un enfant de l'autre côté ; leurs angoisses : la fragilité du nouveau né prématuré d'un côté et la solitude d'une mère dont les enfants sont partis de l'autre côté ; les belles rencontres : le personnel soignant qui va accompagner la jeune maman dans son nouveau rôle de mère d'un côté et les bébés prématurés dont l'autre va s'occuper bénévolement.

La maternité peut s'avérer être un sujet délicat à aborder, surtout quand la naissance se passe mal. Mais Virginie Grimaldi le fait avec beaucoup de délicatesse et de bienveillance, comme à son habitude.

J'ai été particulièrement touchée par le fait que l'une des héroïnes décide de s'engager bénévolement auprès des bébés en néonatalité. Etant moi-même bénévole et calineuse de bébés, je ne pouvais qu'y être très sensible. Et encore plus aujourd'hui, compte tenu de la situation sanitaire que nous connaissons.

Au final, même si j'ai beaucoup apprécié ce roman, ce n'est pas mon préféré de l'auteure (j'ai réussi à deviner la fin à la moitié du livre😉). Je vous souhaite à tous de collectionner et de faire durer les moments doux...

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

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