35 ans dont 15 avant internet de Nora Hamzawi

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Avec l'autodérision et la lucidité qui la caractérisent, Nora continue d'explorer l'époque et d'en subir les absurdités.

Des cigarettes en chocolat à la clope électronique, du Nokia 3310 à l’Iphone, de Snake à Instagram, elle nous livre le récit de son passage à l’âge adulte sans passer par la case Tinder.

Partagée entre l’envie d’avoir des likes et la nostalgie du temps d’avant les réseaux sociaux, elle se demande comment évoluer sereinement dans un monde où tout ce qui nous entoure n’existait pas au moment de se construire.

Parfois mélancolique, souvent acide et toujours drôle, Nora dresse un portrait-robot sans fard de nos névroses à tous.

Je l’ai déjà dit, mais il se trouve que ça n’a pas changé. Je déteste les présentations. C’est aussi pour ça que la première page d’un journal, c’est toujours un peu compliqué. On a du mal à se définir, à être dans la sincérité, à faire le choix des premiers trucs qu’on va dire sur soi.

Ce que j’en pense : Toi qui es né(e) dans les années 80, tu vas adorer ce livre...

Nora Hamzawi est de ma génération. Comme moi, elle a grandi devant la télé avec les feuilletons américains comme Melrose Place ou Beverly Hills. Comme moi, elle a écouté les Spice Girls en mangeant des skittles ;  elle a connu les débuts d'internet et le développement des réseaux sociaux. Et comme moi, elle est plus proche de l'âge de la mère de Vic dans la Boum, plutôt que de l'âge de Vic elle-même (j'ai l'impression d'être un dinosaure en écrivant cela...)

Aujourd'hui elle a 35 ans, un compagnon, un fils qui rentre à l'école et un psy qu'elle essaie de quitter. Et elle se pose mille questions sur le monde qui l'entoure.

Avec humour et spontanéité, elle évoque dans ce livre les relations hommes-femmes, la vie parisienne, les copines (et aussi les filles que l'on ne peut pas blairer), ses rêves d'ado dans les années 90, la vie quand on a trente-cinq ans (avec le combo canap-plaid-camomille), ses rapports avec sa famille etc...  Elle pose sur notre époque le regard de sa génération et en démontre parfois les absurdités🙂

J'ai vraiment ri à la lecture de certains chapitres, d'autres ont réveillé chez moi beaucoup de nostalgie (notamment celui où elle parle d'Angela Bower, grande idole de ma jeunesse). Et c'est pour cela que j'ai adoré ce livre : parce qu'on a les mêmes références, on a eu les mêmes rêves et les mêmes galères et finalement... on se retrouve avec les mêmes névroses !

C'est drôle, rafraichissant, parfois acide, moderne... un vrai anti-dépresseur contre la morosité ambiante ! Je recommande !

 

Ma note : 3,75/5

Publié dans Littérature

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