Les choses humaines de Karine Tuil

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' :  Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

La déflagration extrême, la combustion définitive, c'était le sexe, rien d'autre - fin de la mystification ; Claire Farel l'avait compris quand, à l'âge de neuf ans, elle avais assisté à la dislocation familiale provoquée par l'attraction irrépressible de sa mère pour un professeur de médecine rencontré à l'occasion d'un congrès ; elle l'avait compris quand, au cours de sa carrière, elle avait vu des personnalités publiques perdre en quelques secondes tout ce qu'elles avaient mis une vie à bâtir : poste, réputation, famille - des constructions sociales dont la stabilité n'avait été acquise qu'au prix d'innombrables années de travail, de concessions-mensonges-promesses, la trilogie de la survie conjugale

Ce que j'en pense : Attention coup de cœur❤️

 
Sexe, pouvoir, influence des médias, pression sociale et système judiciaire sont au cœur de ce brillant roman qui nous fait nous interroger et nous confronte à nos propres peurs. Parce qu'on peut tous/toutes se retrouver du mauvais côté de la barrière...
 
Claire et Jean forment un couple exposé au public. Jean est un journaliste politique qui anime une émission à la télévision. Claire est une essayiste féministe qui donne souvent des interview télévisées. Tous deux ont un fils d'une vingtaine d'année, Alexandre. Plutôt beau garçon, sportif, Alexandre mène de brillantes études au sein d'une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol à l'encontre d'Alexandre va faire vaciller cette parfaite construction sociale.
 
Plus qu'une histoire sur le viol, ce livre pose la question du consentement et de la fameuse "zone grise". Cette zone définie comme une configuration où «une personne n’est pas à l’aise dans la situation, mais ne s’y oppose pas verbalement ni physiquement» et où une autre «qui, n’ayant pas rencontré d’opposition verbale, ni physique, présuppose que l’autre est d’accord» ; ce moment où les femmes cèdent sous la pression de l'homme, mais ne consentent pas réellement.
L'auteure nous fait également pénétrer au cœur de la machine judiciaire avec brio. On sent le travail de recherche que l'écriture a nécessité. Tout y est parfaitement raconté et les plaidoiries sont magistrales. On se croirait vraiment à un procès aux Assises !
 
L'écriture de Karine Tuil est tout simplement saisissante. Quand je lisais le roman, plus rien n'existait autour, j'étais totalement happée !  Je sais que cette histoire a été adaptée au cinéma et j'ai hâte de voir le film ! Quelqu'un dans la salle a-t-il vu le film ?
 
Ma note : 4/5
 

Publié dans Littérature

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