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La tristesse des éléphants de Jodi Picoult

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leur rituel de deuil. Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque.

 

Habilement construit et très documenté, La tristesse des éléphants est un page-turner subtil sur l’amour filial, l’amitié et la perte. Savant dosage de mystery, de romance et de surnaturel, ce nouveau roman de Jodi Picoult captive, émeut et surprend jusqu’à son final aussi haletant qu’inattendu.

Pour ce qui est de la mémoire, je suis une sorte de pro. Je n’ai peut-être que treize ans, mais j’ai déjà étudié la question comme les autres gamins de mon âge dévorent les magazines de mode. Il y a la mémoire qui comprend notre connaissance du monde : on sait que les poêles sont chauds et si on ne porte pas de chaussures en hiver on aura des gerçures. Il y a la mémoire qu’on acquiert grâce à ses sens – on a constaté que regarder le soleil nous faisait cligner des yeux et que les vers ne sont pas ce qu’il y a de meilleur à manger. Il y a les dates apprises en cours d’histoire et qu’on recrache à l’examen parce qu’on nous a dit qu’elles sont importantes dans le grand ordre de l’univers.

Ce que j’en pense : je sais que je vais en étonner plus d’un mais… je n’ai pas du tout accroché avec ce livre ! Et oui, grosse déception pour moi !

 

J’avais pourtant lu tellement d’avis élogieux à la fois sur le livre et l’auteure, je suis vraiment triste d’avoir manqué ce rendez-vous.

 

« La tristesse des éléphants » raconte l’histoire de Jenna, 13 ans, à la recherche de sa mère disparue depuis dix ans. Pour cela, elle va trouver l’aide de Serenity, une voyante sur le déclin et de Virgil, l’inspecteur qui avait enquêté à l’époque sur la disparition de sa maman.

 

Ce qui m’a gêné le plus, c’est cette impression de faire du « sur place » et de ne pas avancer suffisamment vite dans l’histoire. Du coup, le roman traine en longueur

 

Le twist final est plutôt bien trouvé, mais je n’ai pas pu l’apprécier à sa juste valeur car je me suis un peu ennuyée tout au long de la lecture. Dommage !

 

Ma note : 2/5

Publié dans Littérature

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Le secret du mari de Liane Moriarty

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « A n’ouvrir qu’après ma mort ». Quelle décision prendre ? Respecter le vœu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité au risque de voir bousculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs. Best-seller aux Etats-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d’humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d’une empreinte durable.

Tout ça, c’était à cause du mur de Berlin.

S’il n’avait pas été question du Mur de Berlin, Cecilia n’aurait jamais trouvé la lettre et ne serait pas là, assise à la table de sa cuisine, à tenter d’ignorer la petite voix qui lui disait de l’ouvrir.

Ce que j’en pense : L’histoire se déroule dans une banlieue chic en Australie qui ressemble étrangement à Wisteria Lane (cf. Desperate Housewives), tout comme ses protagonistes.

 

Cecilia, épouse et mère parfaite, trouve par hasard dans son grenier, une lettre rédigée par son mari, John-Paul, et portant la mention « à n’ouvrir qu’après ma mort » sur l’enveloppe. Que faire ? L’ouvrir ou la confier au notaire pour l’annexer au testament de son mari ? (je vous avais dit que Cecilia était la femme parfaite) 

Cecilia choisit d’en parler à John-Paul qui lui fait savoir que cette lettre est sans importance et qu’il aurait dû la jeter depuis longtemps. Cela aurait dû rassurer Cecilia mais que dire du changement soudain de comportement de son mari depuis l’évocation de cette lettre… Il a même écourté son déplacement professionnel pour rentrer plus tôt chez lui.

Que contient cette fameuse lettre ? Quel secret John-Paul, le mari parfait, pourrait-il bien cacher à sa femme ?

 

Dans ce livre, il est question de petits secrets et de gros mensonges : de tromperies, de meurtres, de vengeance, etc… Exactement le genre d’ambiance typique des séries américaines ! Cecilia et John-Paul ne sont pas les seuls protagonistes de cette histoire. Il y a aussi Rachel, la secrétaire de l’école qui vit seule depuis la mort de son mari, et Tess qui revient chez sa mère après une dispute conjugale. Et bien évidemment, tous sont liés par le fameux « secret du mari ».

 

J’ai trouvé cette lecture assez agréable mais j’ai déploré le manque d’action car le côté « page turner » n’apparait qu’au début et à la fin. Et le dénouement est quant à lui assez prévisible donc la fin ne m’a pas vraiment surprise. Voilà un livre que je classerais dans la catégorie de ceux qu’on a plaisir à lire mais qui ne laissent pas un souvenir impérissable… En d’autres termes, « bien mais sans plus ».

 

Ma note : 2,75/5

 

Publié dans Littérature

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Rien n'est noir de Claire Berest

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.

 

Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.

 

Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

Bleu de cobalt

Elle ne voit que lui, sans même avoir à le regarder.

Il est sans cesse à s’ébattre quelque part dans l’angle presque mort du regard. A la lisière de l’œil, là on l’on devine plus qu’on ne saisit. Une forme spectaculaire, mi-pachyderme, mi-pieuvre aux tentacules envoûtants qui contamine tout l’espace où sa masse se déploie. Un trophée de cirque que chaque femme voudrait s’épingler au corsage- s’empaler au corps sage.

Ce que j’en pense : S’il y a bien une artiste féministe-rebelle-trop cool (et aussi gros carton marketing), c’est Frida Kahlo. Frida fait partie de ces femmes « grandes gueules » dont on a l’impression qu’elles sont invulnérables et qu’elles ne ressentent pas la souffrance. Mais détrompez-vous, car ce sont parfois celles qui souffrent le plus ; mais elles le font en silence… La preuve en est grâce à ce livre…

 

Dans « rien n’est noir », Claire Berest nous fait vivre de l’intérieur l’histoire d’amour entre Frida Khalo et Diego Rivera. Frida, avec sa personnalité excentrique mais tellement attachante, au corps blessé et au cœur mutilé. Quand Frida s’exprime, c’est à haute voix, quand Frida boit, ce sont des trempées de téquila, quand Frida aime, c’est passionnel.

 

Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son mari, son crapaud, son ogre ventripotent et insatiable, va lui en faire voir de toutes les couleurs.

Frida connaitra l’amour avec Diego, mais un amour qui fait mal, qui la dévore de l’intérieur et la fait souffrir de tout son être. Diego aime intensément Frida mais il la délaissera souvent pour son travail et lui sera ouvertement infidèle. Pourtant, Frida reste avec lui et lui voue un amour indéfectible, c’est plus fort qu’elle. C’est un sentiment qui transcende l’amour lui-même.

 

En plus de ses démons intérieurs, Frida doit faire face à la douleur physique. Lors d’un accident grave de la route quand elle avait 19 ans, son abdomen et sa cavité pelvienne ont été transpercés par une barre en métal. Son corps en gardera de graves séquelles et des douleurs omniprésentes.

 

Mais Frida sert les dents. Elle se bat pour ses convictions, et elle peint. Elle peint sa rage contre cet amour qui la dévore, contre les infidélités de son mari face auxquelles elle reste impuissante, contre son corps déjà trop abîmé et qui refuse d’enfanter.

 

 

Sans trop de surprises, j’ai vraiment aimé cette lecture. Elle raconte l’une des plus belles histoires d’amour qui ait existé mais aussi l’une des plus destructrices. Le style de l’auteure est à l’image de Frida : poétique, coloré, intense. On devine très clairement le travail de recherche derrière ce roman. Claire Berest écrit Frida Kahlo, Claire Berest pense Frida Kahlo, Claire Berest devient Frida Kahlo.

 

En revanche, il m’a manqué un petit « je-ne-sais-quoi » pour arriver au coup de cœur.  Dommage !

 

Frida Kahlo est une personnalité qui m’aura marqué et qui vivra dans mon cœur encore longtemps : Viva la Revolucion ! Viva Frida !

 

Ma note : 3,75/5

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Tropique de la violence de Natacha Appanah

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : « Tropique de la violence » est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

Marie

Il faut me croire. De là où je vous parle, les mensonges et les faux-semblants ne servent à rien. Quand je regarde le fond de la mer, je vois des hommes et des femmes nager avec des dugongs et des cœlacanthes, je vois des rêves accrochés aux algues et des bébés dormir au creux des bénitiers. De là où je vous parle, ce pays ressemble à une poussière incandescente et je sais qu’il suffira d’un rien pour qu’il s’embrase.

Ce que j’en pense : « Tropique de la violence » a pour cadre l’île de Mayotte, 101ème département français, située dans l’archipel des Comores. Loin d’être une ile paradisiaque,  Mayotte connait un important taux de pauvreté et une immigration clandestine de masse, notamment de jeunes femmes avec leurs enfants.

 

Marie est une jeune infirmière issue de la métropole qui n’arrive pas à avoir d’enfant. Alors, lorsqu’une très jeune migrante africaine lui cède son bébé, Marie y voit un signe. Et ce signe est d’autant plus fort que le petit garçon a un œil vert et un œil marron ; « le fils du Djinn » comme on dit à Mayotte. Mais qu’importe. Marie garde l’enfant qu’elle appelle Moïse et l’élève comme son propre fils.

Lorsqu’il apprend la vérité sur ses origines, toutes les certitudes et les croyances de Moïse s’effondrent. « Pourquoi aurais-je plus de chance que les autres ? » se dit-il. « J’aurais dû être un enfant comme les enfants des rues et non pas un privilégié, comme je l’ai été toute ma vie ».

 

Afin de se rapprocher de ses origines, Moïse tente de comprendre qui il est, d’où il vient et qui sont les siens… Mais cette quête de sens a un prix : violence, drogue, pauvreté, peur, espoirs perdus, impuissance, résignation. Le lecteur est plongé dans une atmosphère intense, volcanique, à fleur de peau… une étincelle peut suffire à tout faire exploser.

Dans cette île où un habitant sur deux a moins de dix-huit ans, est-ce que tout est joué d’avance quand on n’est « pas bien né » ?

« Gaza c’est Cape Town, c’est Calcutta, c’est Rio. Gaza c’est Mayotte, Gaza c’est la France ».

Voilà ce que j’appelle un chef d’œuvre, tout simplement. J’ai senti mon cœur se serrer au bout de dix lignes. J’ai été accroc, dès le début. Cette histoire restera gravée dans ma mémoire et me marquera pour très longtemps encore…

 

Ma note : 4/5

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Celle qui fuit et celle qui reste d'Elena Ferrante

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila.

 

Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'École normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop.

 

Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fut et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

La dernière fois que j’ai vu Lila, c’était il y a cinq ans, pendant l’hiver 2005. Nous nous promenions de bon matin le long du boulevard et, comme cela se produisait depuis des années déjà, nous n’arrivions pas à nous sentir véritablement à l’aise. Je me souviens que j’étais seule à parler.

 

Ce que j’en pense : me voilà de nouveau en compagnie de Lila et Lena, les deux amies/ennemies de la saga « L’amie prodigieuse ».

 

Dans ce troisième tome, les personnages évoluent encore un peu plus et les deux fillettes de Naples deviennent cette fois femmes et mères de famille. Si toutes deux font des choix radicalement opposés, le destin va faire croiser leurs routes plus d’une fois renforçant tantôt les liens d’amitié entre elles, tantôt la jalousie qu’elles ressentent l’une pour l’autre depuis toute petite.

 

Lena, fraichement diplômée de l’école normale de Pise, vient de publier un roman. Elle se plait à s’entourer d’intellectuels et à suivre les mouvances politiques (nous sommes en plein pendant les évènements de mai 68) et surtout les mouvements féministes. Elle se marie avec un professeur réputé et part s'installer à Florence avec lui.

Lila quant à elle, travaille d’arrache-pied à l’usine, où elle doit lutter pour échapper au harcèlement sexuel de ses collègues et de ses supérieurs. Elle s’intéresse particulièrement au mouvement ouvrier et communiste. Son petit garçon grandit, mais Lila n’a pas toujours le temps de s’occuper de lui car elle cherche un moyen de sortir de sa condition d’ouvrière et de gagner plus d’argent.

 

Là encore, j’ai passé un agréable moment de lecture avec ces deux femmes que j’ai pris plaisir à voir évoluer chacune de leur côté. Pour moi, ce tome est un tome de transition et j’ai vraiment hâte de découvrir le dénouement de l’histoire de Lila et Lena !

 

Ma note : 3/5

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Licorne de Nora Sandor

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : La vie de Maëla, vingt ans, s'écoule au rythme des réseaux sociaux. Quand elle ne s'ennuie pas sur les bancs de l'université ou à la caisse du supermarché qui l'emploie, elle passe l'essentiel de son temps dans un monde rêvé. Elle est fascinée en particulier par un rappeur qui joue de son succès pour créer une mystérieuse identité virtuelle, et se met en scène accompagné de son ours des Carpates, Baloo.

 

À son tour, Maëla commence à espérer une existence offerte à la curiosité des autres, qui la tirerait de l'anonymat. Tout s'accélère le jour où, à sa grande surprise, elle remporte un concours sur les réseaux pour participer au prochain clip du rappeur. Alors que des milliers de nouveaux followers assaillent le compte de la jeune inconnue, sa vie bascule enfin.

 

Ce tableau de la modernité virtuelle prend peu à peu l'aspect d'un cauchemar mélancolique sur lequel plane l'ombre gigantesque de l'ours des Carpates. Le récit flotte dans une ambiance crépusculaire, accentuée par une écriture sinueuse, moderne et envoûtante. Un roman à l'humour étrange et prenant, à la fois plein de poésie et de tristesse métaphysique.

La neige était tombée sur la ville, et Maëla pensait que l’océan avait gelé peut-être. Elle savait que ce n’était pas possible, mais cela ne l’empêchait pas tout à fait de croire que ça s’était passé. Les routes étaient verglacées ; les bus ne circulaient pas. Elle ne serait pas arrivée en voiture jusqu’à Larmor-Plage – « tout est possible si t’y crois assez fort », savait-elle d’Instagram, et ces vérités générales, écrites en lettres roses d’un compte à un autre, s’étaient épandues dans ce qu’elle percevait du monde. Pendant la journée, l’image de l’océan glacé comme une grande patinoire lui revint sans qu’elle sache si elle l’apaisait ou l’inquiétait. Elle s’imaginait le silence.

Ce que j’en pense : Vous aussi, vous êtes fan des citations que l’on trouve sur Instagram ? « Le plus grand échec est de ne pas avoir le courage d’oser » ; « La vie est faite de détails, mais un détail peut changer une vie » ; « Le bonheur c’est de savoir ce que l’on veut et de le vouloir passionnément ».

 

Quand je les lis, j’ai l’impression que tout est possible, qu’il suffit juste d’y croire… Et pourtant, même si j’y crois, j’ai parfois l’impression qu’il s’agit d’une utopie…

 

Ce genre de message est martelé dans la tête des jeunes générations d’aujourd’hui, comme Maëla, 20 ans, héroïne de « Licorne ». Si sa mère la rêve en institutrice, Maëla, quant à elle, a de toutes autres ambitions… Son but ? Réussir sur Instagram, même si elle-même ne sait pas trop ce que cela veut dire et implique. Maëla passe ses journées à actualiser son compte Instagram à la recherche de nouveaux likes, ou à contempler les comptes d’influenceuses comme Bellebeauté, qu’elle trouve parfaite, ou d’un rappeur pour qui elle voue un véritable culte. Pour Maëla, la vie d’influenceuse est une vie facile, un monde enchanté rempli de paillettes. Alors imaginez sa réaction lorsque la notoriété tant attendue finit par lui tomber dessus un jour, par hasard !

 

Maëla confondra alors virtuel et réel, like et estime, amour et viol. Elle n’aura plus aucun discernement : plus rien ne compte à sa communauté, ses « licornes », comme elle les appelle.

Or, les likes ne sont pas de l’amour et ne peuvent combler le vide d’une existence dont les fondements ne sont pas aboutis : la famille, l’amitié, le travail, l’amour dans ce qu’il a de plus intime.

 

J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, car elle est très générationnelle et percutante. Nora Sandor ne se gêne pas pour nous bousculer afin de nous alerter sur les dangers du monde virtuel, véritable miroir aux alouettes. Elle attire également notre attention sur ses nouvelles « start-up » qui pullulent aujourd’hui et qui sont tournées autour d’une seule personne, dérive narcissique d’une génération aveuglée par un monde virtuel fantasmé.

 

Qui m’aime, me suive…

 

Ma note : 3/5

 

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Même les méchants rêvent d'amour d'Anne-Gaëlle Huon

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s'effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu'elle n'a jamais osé raconter. L'histoire d'un secret, d'une rencontre, d'un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée. Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s'offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d'une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d'ombre du récit. Et lever le voile sur l'histoire d'amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère. Et s'il n'était pas trop tard pour réécrire le passé ?

Cette histoire commence dans un petit village de Provence. Un village aux tuiles rondes perché sur les collines, entouré de vignes et gorgé de soleil. Selon la direction du vent flotte dans ses ruelles l’odeur du pain chaud, de la garrigue, ou de la mer. Sur les hauteurs, une maison rose, décorée de glycine et bordée d’oliviers.

Ce que j’en pense : Ceci est mon premier roman d’Anne-Gaëlle Huon et j’ai eu vraiment plaisir à faire connaissance avec cette sympathique auteure !

 

Dans « même les méchants rêvent d’amour », elle a choisi d’aborder les thèmes du temps qui passe, des souvenirs, des secrets de famille et de l’amour. Et elle le fait d’une façon si douce et bienveillante !

 

Quand Jeanine comprend que sa mémoire lui fait défaut, elle décide d’écrire tous ses souvenirs dans des carnets qu’elle destine à Julia, sa petite fille. Dans ses carnets, Julia y lit l’enfance de sa grand-mère, son adolescence, ses espoirs, ses chagrins, mais surtout, elle y voit sa grand-mère sous un autre jour… allant même jusqu’à trouver des secret alors inavoués…

 

Un peu à la manière de Jeanine, voici la liste des choses que j’ai le plus aimées dans le roman d’Anne-Gaëlle Huon :

 

  • la tendresse qui règne de manière générale tout au long de l’histoire, la tendresse entre les personnages, la tendresse de l’auteure pour ses personnages
  • le fait que tous nos sens soient mis en éveil : j’ai senti le goût de la truffe, entendu chanter les cigales, vu la jolie couleur du mimosa, respiré le doux parfum de la lavande et j’ai senti la main de ma grand-mère dans la mienne
  • mon sourire permanent pendant ma lecture : j’ai souri parce que l’histoire fait du bien, parce que j’ai eu envie de prendre tous les personnages dans mes bras (même Lucienne !) et parce que j’ai pensé à mes grands-mères.

 

Il y a une vraie leçon de vie dans ce livre. Vous allez me dire : les méchants rêvent aussi d’amour ! Certes, mais il n’y a pas que ça.

 

Cette histoire sur le temps qui passe m’a fait rappeler combien la vie est précieuse et combien il est important de s’entourer des gens que l’on aime. Dit comme cela, ça parait évident, mais ça n’est pas toujours facile. Comme Julia, la petite fille de Jeanine, nous sommes souvent absorbés dans un quotidien qui nous empêche de distinguer ce qui est réellement important, de ce qui l’est moins.

 

Alors si vous voulez passer un moment aussi doux qu’une soirée d’été en Provence, je vous conseille vivement la lecture de ce roman !

 

Ma note : 3/5

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La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Sur le papier, Alice va très bien : célibataire parfaitement assumée, elle a une carrière en or dans la finance à New-York, un loft avec vue sur Central Park et un secret si profondément enfoui qu’elle peut presque prétendre l’avoir oublié. Certes, elle ne dort plus sans somnifères, elle collectionne les crises d’angoisse, les TOC et les névroses, mais on ne va pas en faire tout un plat. Tout le monde a ses petits secrets, non ? Mais le problème avec les petits secrets, c’est qu’ils peuvent générer de grosses complications... et si Alice est devenue experte à fuir le passé, elle est beaucoup moins douée quand il s’agit d’affronter la réalité.

 

Sur la table de nuit, le réveil passe de 5h44 à 5h45. Sans allumer, je m’assois sur mon lit. Je m’étire (trois secondes), débranche mon téléphone (quatre secondes), et enlève le mode avion (deux secondes). Je le repose sur la table de nuit, parfaitement aligné avec le bord, à mi-distance entre le flacon de somnifères et le verre d’eau, lui-même à précisément dix centimètres du tube de crème pour les mains. Je tends la main pour saisir le verre… et…

Ma main attrape le vide, une fois, deux fois, trois fois. Pas de verre d’eau. Pas de crème pour les mains.

Plus d’alignement.

Ce que j’en pense : Cela fait un moment que je regarde les vidéos de Marie Vareille sur sa chaîne Youtube (elle y donne notamment de très bons conseils de lecture), et comme je lui trouve un capital sympathie puissance mille, je me suis dit qu’il fallait quand même que je me décide à lire l’un de ses livres. Et ça, c’était un « f… good plan » !

 

Alice est une jeune femme américaine fraîchement débarquée à Paris car elle souhaite prendre un nouveau départ. Elle va trouver un emploi dans la plus improbable des entreprises : une start-up dont l’objectif est de développer une application visant à réunir les chaussettes orphelines (mais si, vous savez, ces chaussettes qui ressortent des machines à laver sans leurs sœurs).

Le projet est fou mais qu’importe : Alice a vraiment besoin de se concentrer sur autre chose que sur un passé qu’elle cherche à oublier et qui l’a conduit jusqu’à Paris. Seulement elle a beau mettre des remparts de la taille d’un château-fort, un passé douloureux ne s’oublie pas si facilement que ça…

 

J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture avec « La vie rêvée des chaussettes orphelines ». L’écriture de Marie Vareille est lumineuse, pleine d’amour et de bienveillance, et j’ai adoré son humour. Les personnages sont extrêmement attachants et je les ai quittés avec peine. Sans parler de la fin du roman que je n’ai pas du tout vu arriver !

 

Pour moi, ce livre fait partie de la catégorie des comédies romantiques qui font du bien au cœur et à l’âme (et qui devraient définitivement être remboursées par la sécu car bien meilleures qu’un antidépresseur). Je suis totalement conquise ! Alors, on laisse tout tomber (comme une vieille chaussette), et on fonce lire les aventures d’Alice !

 

Ma note : 3,75/5

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Entre deux mondes d'Olivier Norek

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Adam a découvert en France un endroit où l'on peut tuer sans conséquences.

Damas – Syrie. Juin 2016
Section 215 – Military Intelligence (service de renseignements militaire)
Salle d’interrogatoire du centre de détention

Le dernier coup avait fait éclater l’arcade sourcilière sans que les cris de l’homme, nu et ligoté à la chaise, traversent l’épaisseur des murs du sous-sol. Le sang coula sur le carrelage ocre poussiéreux de cette pièce sans fenêtre. Adam attrapa le prisonnier par la nuque et colla son front contre son front, sueurs mélangées de celui qui cogne et celui qui reçoit.

- Tu parleras. Aucune cause n’est assez juste pour te faire supporter la douleur qui t’attend. Tu le sais ?

Ce que j’en pense : En tant que fille d’immigrés, je suis bien évidemment touchée par la question des migrants en France. Souvent, ces gens ont fait ce que n’importe lequel d’entre nous aurait fait à leur place, à savoir fuir un pays en guerre, qui ne peut assurer ni ta sécurité, ni celle de tes enfants. Seulement l’Europe, l’eldorado tant espéré, n’est pas tout à fait celui qu’ils ont trouvé…

 

Parqués dans une zone de non-droit que l’on appelle la jungle (tout est dit dans le nom), vivant dans des conditions plus que précaires et menant une vie de chien errant, les « habitants » de la jungle de Calais rêvent tous de gagner l’Angleterre (« Youké », comme ils disent). Seulement s’il y a beaucoup de candidats à cette aventure clandestine, peu réussissent leur passage et beaucoup y laissent leur vie.

 

C’est dans ce contexte que se déroule l’histoire de « entre deux mondes » d’Olivier Norek…

 

Adam est un soldat syrien qui cherche à fuir son pays. Il envoie sa femme et sa petite fille dans la jungle, pour qu’elles soient en sécurité et afin de les rejoindre dans un second temps. Une fois sur place, il ne trouve ni sa femme, ni sa fille, mais un lieu à l’intérieur duquel règne une criminalité qui ne semble pas préoccuper la police…

 

Bien sûr, le livre raconte le combat des migrants pour gagner la terre promise, mais il traite aussi (et surtout) du cas de conscience des policiers qui doivent faire face à toute cette misère humaine et qui rentrent chez eux le soir en dépression. Et s’ils n’agissent pas, c’est toute l’économie de leur ville qui est en jeu. Les camions trouveront un autre chemin pour aller en Angleterre, les commerces fermeront car la ville sera désertée et l’immobilier sera en chute libre.

 

J’ai adoré cette lecture et ces personnages dont les péripéties m’ont à la fois soulevé le cœur, révolté, fait couler les larmes et m’ont pris aux tripes. L’écriture d’Olivier Norek est addictive, précise : on sent qu’il a fait des recherches assez poussées pour nous livrer autant de détails.

 

Alors oui, vous avez raison la planète bookstagram, ce livre est « poignant » et « bouleversant », mais surtout, il nous renvoie à notre propre humanité : qu’est-ce qui est juste et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Faut-il privilégier la morale ou la justice des hommes ?

 

Le sujet dérange, il est complexe, mais ce qui me dérange le plus, c’est qu’il est toujours non solutionné à ce jour…

 

Ma note : 4/5

 

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Trouver son ikigaï de Christie Vanbremeersch

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : L'ikigaï, c'est " la raison de se lever le matin " pour les habitants d'Okinawa au Japon, célèbres pour leur longévité, leur bonne santé et leur joie de vivre. C'est la jonction parfaite entre aptitudes, goûts, sens et nécessités.

 

Vous désirez ardemment trouver le vôtre ?

 

Cet ouvrage vous invite à vous poser les bonnes questions : qu'est-ce qui vous rend curieux ? Qu'est-ce qui vous rend jaloux ? Quelle est votre zone de brillance ? Quel est votre style ? Quelles activités vous ressourcent ?

 

Un voyage au coeur de vous-même, émaillé d'histoires, de pistes pratiques et de propositions d'actions simples et concrètes. Il est également nourri d'interviews de personnes ayant trouvé leur ikigaï : elles vous offrent le récit de leurs parcours et leurs plus précieux conseils pour trouver ce qui vous rendra heureux de vous lever chaque matin.

Ce que j’en pense : Trouver son ikigaï, c'est trouver la raison pour laquelle on se lève le matin, ce pour quoi on est fait. Cela peut être écrire, soigner les autres, se rapprocher de Dieu etc... En somme, votre ikigaï est une jonction entre vos aptitudes, vos goûts, ce qui a un sens pour vous et vos nécessités.

 

Parfois, le chemin est long pour le trouver, parfois c'est une évidence. Mais une fois découvert, l'existence coule de source parce qu'on peut se consacrer à sa passion.

 

Pour ceux qui comme moi n'ont pas encore trouvé leur ikigaï, Christie Vanbremeersch nous donne dans ce livre les clés pour y arriver. Tout d'abord, il faut surtout écouter son intuition, se poser les bonnes questions et guetter les signes qui peuvent se présenter à nous. Il faut également s'entourer des bonnes personnes et ne pas hésiter à s'éloigner des personnes négatives. Enfin, il faut essayer, parfois on échoue, mais il faut persister encore et toujours jusqu'à la réussite.

 

"Trouver son ikigaï" fut une bonne lecture dans l'ensemble. Même si les conseils donnés ne sont pas une nouveauté, il est néanmoins bon de se les rappeler. A présent, c'est à moi de jouer !

 

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

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