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litterature

Le petit Didier de JoeyStarr

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Enfant, il s’appelait Didier Morville. Il est devenu JoeyStarr.

Le petit Didier Morville grandit dans la cité Allende à Saint-Denis auprès d’un père autoritaire et mutique. Livré à lui-même, l’enfant observe le monde qui se transforme sous ses yeux et qui l’entoure. Avec les gamins...

 

Ce que j'en penseLu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs Pocket 2023

Dans cette autobiographie, Joey raconte qui était le petit Didier. Il raconte son enfance à Saint-Denis : d'abord dans un vieil immeuble où ses journées consistaient à regarder par la fenêtre (seul horizon de sa vie) en attendant le retour de son père le soir. Puis dans un HLM flambant neuf d'où il réussira à s'échapper de temps en temps pour aller retrouver les copains.
Et il y a surtout cette relation avec son père (la maman n'est pas présente) qu'il décrit comme un être froid, égoïste et violent. Les tables de multiplication à coups de ceinture, les interdictions de tout (pas le droit de toucher à la télé, de jouer, de manger les marrons glacés du meuble du salon etc...), les humiliations, l'absence totale de communication entre un père et un fils. Comment se construire alors quand on est en rupture avec sa seule famille ? 
 
Dans la mesure où il s'agit d'une autobiographie, je ne porterai pas de jugement sur le fond car je n'ai aucun droit de juger l'histoire personnelle des gens.
Sur la forme, l'écriture est très fluide, les chapitres sont courts donc le livre se lit très vite. On sent cette volonté de "tout raconter" et de se livrer dans un récit à la fois intimiste et tragique.
 
J'ai toujours trouvé qu'il fallait beaucoup de courage pour publier une autobiographie. Raconter son histoire, c'est un peu comme se mettre nu devant tout le monde, permettre à des inconnus de pénétrer dans ton intimité, t'observer, parfois te juger, et leur donner accès à tes failles et tes faiblesses. Et c'est vraiment comme cela que j'ai perçu le petit Didier : comme un être qui se montre dans sa vulnérabilité, la chair à vif, et qui nous invite à comprendre qui il est au plus profond de lui même.

Publié dans Littérature

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La magnifique d'Anne-Laure Bondoux

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' Bella Rossa a vingt ans, une beauté sauvage, des cheveux flamboyants, une poitrine généreuse et un tempérament bien trempé. Heureusement ! Car chez elle, à Maussad-Vallée, la vie n'a été qu'une suite de calamités. Bella Rossa rêve de fortune, de bonheur, et veut découvrir le continent. Elle espère aussi retrouver sa mère qui, quinze ans plus tôt, l'a laissée seule avec son père. Aussi, quand la guerre arrive à Maussad-Vallée, Bella Rossa décide-t-elle d'atteler les vaches à la vieille charrette à foin, puis d'y embarquer son père et toute la quincaillerie qu'elle a accumulée au fil des années pour la vendre afin de subsister. Ce qu'elle ignore, c'est qu'en chemin elle fera la connaissance du sergent Modrzejewski, et que son amour pour lui sera à la fois un miracle et la pire des calamités. Ce qu'elle ignore, c'est qu'elle manquera de mourir à cause d'une pépite de plomb et que, plus tard, une autre pépite changera sa vie. Ce qu'elle ignore, c'est qu'il existe des pépites plus précieuses que celles des chercheurs d'or...

 

Ce que j'en pense Lu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs Pocket 2023

Bella Rossa a vingt ans, une beauté sauvage, des cheveux flamboyants, une poitrine généreuse et un tempérament bien trempé ! Elle vit avec son père handicapé et alcoolique dans la petite ville de Maussad Vallée, aux Etats-Unis. Entre les animaux de la ferme et les colères de son père, Bella Rossa vit une existence étriquée et sans grand entrain. Alors, quand la guerre s'invite dans sa petite ville, elle y voit l'occasion d'élargir son horizon. 
Elle décide donc de prendre son père, une charrette, 2 vaches et 1 cheval et de partir vers de nouvelles aventures. Ses objectifs : faire fortune comme vendeuse ambulante et retrouver sa mère qui l'a abandonnée quand elle était petite. Bien évidemment, plus d'un obstacle viendra se glisser sur sa route mais c'est surtout un évènement imprévu qui viendra bouleverser à jamais son existence : l'amour...
 
Voilà un livre dont je n'attendais pas grand-chose et qui s'est avéré être une très belle surprise !
 
J'étais plutôt sceptique au début du livre car l'histoire tournait beaucoup autour du physique de Bella Rossa (et notamment sa jolie poitrine) et de la convoitise qu'elle suscitait auprès de la gente masculine... je me demandais où l'autrice voulait nous emmener. Puis j'ai commencé à accrocher à l'histoire pendant la seconde partie du livre où Bella Rossa connaît beaucoup de déconvenues qui font évoluer sa personnalité. Et quelle personnalité ! 
 
J'ai été totalement séduite par le tempérament flamboyant de la jolie rousse, son courage et son abnégation. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la vie ne l'a pas beaucoup épargnée ! Mais elle finira par se relever après chaque bataille et elle en ressortira grandie et plus forte. Son voyage à travers le pays est un véritable voyage initiatique ; même si son objectif initial était de retrouver sa mère, c'est finalement une rencontre avec elle-même qui l'attend au bout du voyage.
 
Bref, ce roman est une petite pépite que je vous recommande vivement !
 
Ma note : 4/5

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Pour que chantent les montagnes de Nguyen Phan Que Mai

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv'Depuis leur refuge dans les montagnes, la petite Huong et sa grand-mère Dieu Lan regardent Hà Noi brûler sous le feu des bombardiers américains. Une semaine plus tard, Huong découvre les décombres qui ont remplacé sa maison : la guerre, l’ ombre qui a emmené ses parents et ses oncles dans les forêts du Sud, vient de faire une entrée brutale dans sa vie.

Pourtant, malgré la destruction, le quotidien reprend son cours dans la capitale. Des colonnes de fumée s’ élèvent tous les soirs des abris de fortune, les éclats de rire des enfants résonnent et, peu à peu, les vétérans reviennent du front. Mais, derrière la joie des retrouvailles, Huong entrevoit déjà les sombres souvenirs qui pourraient déchirer sa famille comme les souffrances déchirent sa patrie depuis des décennies…

 

Ce que j'en penseUne saga familiale poignante à travers un siècle d'histoire vietnamienne. 

Viêt Nam, 1972. Le pays est déchiré par la guerre contre les USA. Depuis leur refuge dans les montagnes, la petite Huong et sa grand-mère Diêu Lan regardent , impuissantes, Hà Nôi brûler sous le feu des bombardiers américains. Leur pays a déjà tellement souffert par le passé de la guerre et de la cruauté humaine qu'elle a engendrée.
Puis viendra le temps de la reconstruction, les retrouvailles de la famille, et une nouvelle vie qui commencera. Mais comment retrouver une vie "normale" quand votre existence toute entière a été marqué par un conflit qui semblait ne plus finir ?
 
Voilà un livre dont j'ai eu du mal à rédiger le résumé tant il est riche. Je ne connaissais que très peu l'histoire du Viêt Nam, mais je me suis véritablement enrichie grâce à ce récit.
 
Il est rédigé sous la forme d'une double temporalité passé/présent entre les souvenirs de Diêu Lan et le récit de vie de Huong. Toute la famille connaîtra des temps de guerre sur 3 générations. Et cette guerre laissera des traces indélébiles chez chacun d'entre eux en raison des évènements traumatisants qu'elle leur fera vivre ; des traces qui modifieront irrémédiablement leurs relations et leur rapport à l'être humain. 
 
Les deux protagonistes de cette histoire, Huong et sa grand-mère Diêu Lan sont extrêmement touchantes et je ne peux qu'être admirative de leur force, leur courage et leur résilience. Mais c'est surtout leur humilité qui m'a beaucoup touchée.
 
La plume est complètement immersive : l'autrice parvient parfaitement à retracer les évènements historiques de son pays et son récit est d'autant plus fort qu'il est inspiré de faits réels. 
 
Ma note : 4/5

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Le grand vide de Léa Murawiec

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv'" Mais… Manel Naher, c'est moi !" Qui est donc cette autre Manel Naher, qui fait la Une des journaux ? Elle fait de l’ombre à Manel Naher, la vraie Manel Naher, l'héroïne de cette histoire ! Elle ne se rend pas compte qu’elle la met en danger, la vraie Manel Naher, en ayant tout ce succès ? Vous comprenez, si tout le monde se met à penser à cette Manel Naher qui devient célèbre, au lieu de penser à Manel Naher, qui passe ses journées au fond d'une petite librairie… eh bien : on risque de l’oublier, notre Manel. Et dans ce monde, si l’on ne pense plus à vous, alors vous mourrez, tout simplement. Penser à quelqu'un, c'est lui donner de la Présence. L'horizon, ici, est barré par les milliers de noms qui s'affichent de toutes parts, et les mendiants ne quémandent qu'une seconde d'attention… Survivre pour certains, devenir Immortel pour d'autres : c'est la Présence qui fait tourner cette ville tentaculaire. Manel, elle, tournerait volontiers le dos à tout ça ; mais là-bas, au delà des grattes-ciel, il n'y a que le grand vide, d'où personne n'est jamais revenu…

 

Ce que j'en pensePour vivre heureux/reuse, faut-il vivre caché/e ? 

Dans le monde de Manel, la vie des gens dépend de leur présence, càd de leur existence dans la pensée des autres. Ainsi donc, si personne ne pense à toi, tu t'éteins. Dans le monde de Manel, les gens n'hésitent pas à afficher leurs noms sur des pancartes lumineuses placardées partout dans la ville pour ne pas se faire oublier et exister aux yeux des autres. Certains auront d'ailleurs tellement de présence qu'ils en deviendront immortels. Au-delà des frontières de la ville, il n'y a qu'un "grand vide" dont personne n'est jamais revenu. Impossible donc d'échapper à l'obligation de présence qui est vitale.
Manel est une jeune fille qui se fiche plutôt de se faire voir auprès des autres et préfère dévorer les livres de sa librairie préférée ou passer du temps à rire avec son meilleur ami. Un jour, Manel apprend l'existence d'une chanteuse qui porte le même nom et prénom qu'elle. La présence de Manel va donc drastiquement diminuer du fait de la popularité de la chanteuse.
Manel ira consulter un médecin qui va lui prescrire un traitement de choc : multiplier les actions pour se faire voir de tous et augmenter drastiquement sa présence.
 
Dans cette dystopie, Léa Murawiec nous invite à nous interroger sur notre besoin de nous "afficher" aux yeux des autres et d'exister à travers les yeux de ceux qui nous regardent. Bien évidemment, on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec notre monde actuel et notamment ce besoin que beaucoup d'entre nous éprouvent de nous montrer sur les réseaux sociaux et de prouver aux autres que l'on existe et que l'on mène une existence géniale.
Plus qu'un besoin, c'est même devenu une dépendance pour certaines personnes avec des répercussions sur la santé mentale qui ne sont pas sans conséquences.
 
J'ai trouvé ce roman graphique particulièrement intelligent et très prenant. Les dessins représentant la ville imaginaire sont très parlant et je me suis sentie un peu "étouffer" sous le poids de tous ces panneaux, tous ces noms et toutes ces lumières, un peu comme le sentiment anxiogène qui nous envahit quand on scrolle son écran.
J'apprécie énormément les auteurs/trices qui savent non seulement raconter une histoire, mais surtout, qui utilisent cette histoire pour vous faire réfléchir sur des sujets sociétaux et c'est complètement le cas ici.
 
Un premier roman graphique qui parait très prometteur pour la suite !
 
Ma note : 4/5

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Blackwater tome 3 : La maison de Michael McDowell

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv'1928 à Perdido. Alors que le clan Caskey se déchire dans la guerre intestine et sans merci que se livrent Mary-Love et sa belle-fille, et tandis que d’autres crises – conjugales, économiques, existentielles – aux répercussions défiant l’imagination se profilent, dans les recoins sombres de la maison d’Elinor, la plus grande de la ville, les mauvais souvenirs rôdent et tissent, implacables, leurs toiles mortelles

 

Ce que j'en penseNous sommes toujours à Perdido, en Alabama, et plus particulièrement auprès de la famille Caskey. Les tensions entre Mary-Love et sa belle-fille Elinor sont toujours aussi vives, chacune revendiquant le statut de "cheffe de famille". Les deux filles d'Elinor, Miriam et Frances, grandissent et révèlent leurs caractères à l'opposé l'une de l'autre.

Le clan Caskey connaîtra également d'autres crises (avec son lot de mystères) qui auront pour toile de fond la maison d'Elinor et d'Oscar.
 
Pour moi, ce tome est un cran au dessus des autres car l'histoire commence véritablement à démarrer avec ce tome. Les personnalités s'affirment de plus en plus, il y a plus d'actions, on est vraiment plongé dans l'histoire et on a envie de connaître la suite ! 
 
Le côté fantastique se fait de plus en plus ressentir et avec ce troisième tome, il prend même un certain "piquant" ! Je me demande bien ce que révèlera le prochain tome !
 
Qui a lu le tome 4 ? Est-ce qu'il vous a plu ? 
 
Ma note : 3,75/5

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Filles de Shanghai de Lisa See

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' Chine, 1937. Shanghai est le joyau de l'Asie, ville lumière, colorée et tumultueuse, abritant millionnaires et mendiants, patriotes et révolutionnaires, artistes et seigneurs de guerre. C'est aussi là que vivent les sœurs Chin, Pearl et May, magnifiques jeunes femmes, aisées et rebelles, aux tempéraments pourtant opposés. Mais l'insouciance s'arrête brutalement pour les deux soeurs le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine. Alors que les bombes japonaises s'abattent sur leur ville natale, une nouvelle vie commence à Los Angeles pour les jeunes femmes. Pearl et May tentent de s'adapter au rêve américain, elles cherchent l'amour et la célébrité tout en bravant le racisme qui sévit aux États-Unis à cette époque.

Ce que j'en pense : Une saga historique familiale passionnante

1937. Perle et May sont deux "jeunes beautés" qui mènent une existence colorée et luxueuse à Shanghai entre loisirs, arts et sorties avec la jeunesse dorée. Mais l'insouciance s'arrête brutalement pour les deux sœurs le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine. Le bombardement de Shanghai par les japonais va conduire les deux jeunes femmes à fuir précipitamment leur pays.
Après un périple tumultueux, Perle et May vont commencer une nouvelle vie à Los Angeles dans leur belle famille où elles devront faire face aux questions d'intégration au sein d'une société qui semble loin d'être accueillante.
 
Ce fut une lecture très intense : tout d'abord en raison de l'écriture de Lisa See dans laquelle je me suis plongée avec énormément de plaisir et qui m'a fait voyager comme les deux protagonistes en Chine et aux Etats-Unis. L'histoire est très dense et je dois reconnaitre que j'ai dû ralentir mon rythme de lecture pour pouvoir intégrer les nombreuses informations contenues par le livre. Petit bémol : il y a parfois un peu de longueurs dans certains passages.
Le côté historique est très présent avec notamment la construction de la Chine communiste et le conflit avec le Japon, points de l'histoire que je ne connais que très peu. 
 
Les deux sœurs ont deux personnalités à l'opposé l'une de l'autre, mais ce sont deux figures féminines très fortes à l'histoire douloureuse (attention certains passages sont très durs) et qui, à force de résilience, se sont construit une nouvelle vie dans un pays et dans une famille qui ne les ont pas vraiment accueillis à bras ouverts. D'ailleurs, la seconde partie du roman traite en grande partie du sujet de l'intégration des chinois aux Etats-Unis, sujet que j'ai particulièrement apprécié.
 
"Filles de Shanghai" a été une très bonne lecture et je lirai probablement la suite, "Ombres chinoises".
 
Ma note : 4/5

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Le voyage de Cilka de Heather Morris

Publié le par mademoisellechristelle

 

Par l'auteure du "Tatoueur d'Auschwitz"
 
En 1942, Cilka, jeune Slovaque, est déportée dans le camp d'Auschwitz. La beauté de ses 16 ans est sa chance, autant que son cauchemar : pour survivre, elle n'a d'autre choix que de céder son corps aux officiers nazis. Mais pour ces actes, Cilka est accusée de trahison par le gouvernement russe. En 1945, elle est condamnée à quinze ans d'emprisonnement dans un goulag de Sibérie. Cilka retrouve l'enfer, la mort qui rôde...
 
Comment reprendra-t-elle espoir plongée à nouveau en enfer ? 

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May et Chance de Jim Fergus

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : 1875. Du fait de son mode de vie anticonformiste, May Dodd, jeune femme de la bourgeoisie de Chicago, est séparée de ses enfants avant d’être enfermée par sa famille dans un asile. Sa seule façon de s’en sortir : rejoindre un convoi de femmes blanches destinées à épouser des guerriers cheyennes. Devenue l’épouse du chef Little Wolf, May prend fait et cause pour les Indiens face aux traîtrises du gouvernement.

1877. May quitte le camp des Cheyennes pour Chicago, où elle espère retrouver ses enfants. L’accompagnent dans ce long voyage son amant, Chance Hadley, un jeune Cheyenne, Horse Boy, et sa compagne de toujours, Martha Atwood. Après bien des péripéties, la petite troupe arrive enfin dans la métropole, où elle va devoir s’adapter à un mode de vie radicalement différent. Pour May et les siens, l’aventure se conclura en 1889 en France, d’abord à Paris au moment de l’Exposition Universelle, puis en Camargue, dans des circonstances que rien n’aurait pu laisser présager.

Avec May et Chance, Jim Fergus retrace le parcours captivant d’une héroïne hors du commun. On y retrouve toute l’empathie et le sens du romanesque qui ont fait le succès de la trilogie Mille femmes blanches.

 

Ce que j'en penseUne épopée palpitante et romanesque

Si vous avez lu la trilogie Mille Femmes Blanches, vous adorerez cette suite qui a pour héroïne l'un des personnages de la trilogie, May Dodd. Pour rappel, May, séparée de ses enfants, a été envoyée par son père dans un asile psychiatrique. Elle parvient à s'échapper en rejoignant un convoi de femmes blanches destinées à épouser des guerriers cheyennes. Elle épousera elle-même un chef indien, Little Wolf, avec lequel elle aura une petite fille.
Puis, May quittera le camp des Cheyennes pour Chicago, où elle espérera retrouver ses enfants. Dans son périple, elle sera accompagnée par son amant Chance Hadley, un jeune Cheyenne, Horse Boy, et sa compagne de toujours, Martha Atwood. 
 
J'ai été véritablement transportée par l'écriture de Jim Fergus grâce à qui je me suis retrouvée plongée en plein cœur des Etats-Unis au 19ème siècle et grâce à qui j'ai appris beaucoup de choses sur les cultures indiennes et cheyennes, thème malheureusement peu abordé en littérature. Il y a un aspect historique très présent dans le roman et j'ai été notamment particulièrement frappée par le traitement qui était réservé aux indiens par les blancs.
Les multiples rebondissements tiennent véritablement le lecteur en haleine et si vous avez soif d'aventures et de grandes chevauchées, cette histoire est faite pour vous ! 
 
Bien évidemment, j'ai adoré la puissance dégagée par le personnage de May ! Une femme forte, digne, courageuse, qui ose se battre pour ses convictions... et qui en a dans la culotte ! May vous fera passer par toute une palette d'émotions et saura vous captiver au travers de ses aventures. Une chose est sûre : elle a su gagner mon cœur de lectrice.
 
Vous l'aurez compris, je suis conquise ! Voilà un premier tome très prometteur pour la suite !
 
Ma note : 3,5/5

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Vous n'aurez pas ma haine d'Antoine Leiris

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre dernier assassinée au Bataclan. Alors que le pays était endeuillé, à la recherche de mots pour dire l'horreur, il publiait sur les réseaux sociaux une lettre destinée aux terroristes intitulée Vous n'aurez pas ma haine. Dans celle-ci, il promettait à ces « âmes mortes » de ne pas leur accorder sa haine ni celle de leur fils de dix-sept mois, Melvil. Son message fait le tour du monde. Accablé par la perte, Antoine Leiris, journaliste de 34 ans, n'a qu'une arme : sa plume. L'horreur, le manque et le deuil ont bouleversé sa vie. Mais, à l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre, il nous dit que malgré tout, la vie doit continuer. C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre dans ce témoignage poignant.

 

Ce que j'en penseDouleur et incompréhension

La femme d'Antoine Leiris était au Bataclan le soir des attentats. Je ne vous refais pas l'histoire... 
Dans ce témoignage, il raconte le choc et le traumatisme qui ont pris toute la place dans sa vie ce soir là. Puis il raconte "vie après", le manque, la douleur, l'incompréhension qui ont pris toute la place dans sa vie et celle de leur petit garçon.
 
J'ai pleuré à la page 30 et celles qui ont suivi... Je crois qu'il n'y a rien de plus à ajouter.

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Dans le bleu de Joyce Carol Oates

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' C'est l'histoire d'un naufrage.
D'un deuil impossible.
D'une amitié qui détruit.
D'un amour qui guérit.
D'un envol.

Jenna se remet à peine d'un accident qui a coûté la vie à sa mère. Nouvelle famille, nouveau lycée, la jeune fille refuse toute compassion et n'aspire qu'à retourner " dans le bleu ", le paradis artificiel des antidouleurs... au risque de se perdre.

 

Ce que j'en penseJenna a quinze ans lorsqu'elle est victime d'un accident de voiture avec sa mère. Jenna sera transportée à l'hôpital dans un état critique.  Sa mère, quant à elle, ne survivra pas. Pour atténuer ses douleurs, les médecins prescrivent à Jenna des opiacées très forts. Quand elle les prend, elle se retrouve "dans le bleu" : là où tout est facile, là où elle se sent bien, là où il n'y a plus de douleur, là où elle peut fuir la réalité. Un univers auquel elle a développé une accoutumance.

A sa sortie de l'hôpital, Jenna se sentira seule et indigne d'être aimée et n’aspire qu’à retourner "dans le bleu", le paradis artificiel des antidouleurs… au risque de se perdre..
Elle ira vivre chez sa tante et commencera alors pour elle une nouvelle vie avec une nouvelle école, de nouveaux camarades de classes, mais surtout, une vie sans les opiacées. A l'école, Jenna fera la connaissance de Trina pour qui elle éprouvera une fascination sans limite et qui l'entrainera sur une mauvaise pente. Et puis, il y a aussi Corbeau...
 
Il s'agit de mon premier roman de Joyce Carol Oates et je ne peux que lui reconnaitre un talent d'écriture indéniable ! 
 
Je me suis retrouvée immergée dans l'univers de Jenna, en apnée, attirée vers le fond mais avec la peur de me noyer et l'envie secrète d'être secourue. C'est un récit très sombre qui vous plonge dans les noirceurs de l'âme d'une adolescente qui ne sait plus aimer et être aimée. On y aborde les thèmes de l'accoutumance, de la jeunesse, des relations familiales, de l'amitié, le deuil, la reconstruction, la résilience etc...
 
Et même dans le bleu le plus profond, parfois, surgit une petite lumière... serait-ce l'amour ? 
 
Ma note : 3,5/5

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