Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

litterature

Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choississent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.

 

Ce que j’en pense : Voilà un livre qui gagnerait à être connu....

C'est l'histoire d'une famille modeste qui vit en Lorraine.  Encarté à gauche, le père travaille à la SNCF et est plutôt discret. Il se retrouve seul à élever ses deux fils suite à la mort de sa femme. Il est un peu déboussolé, il ne sait pas trop comment faire. Les années passent, les enfants grandissent. Le cadet réussit plutôt bien à l'école. Avec l'ainé, en revanche, c'est plus compliqué. Non pas qu'il ait mauvais caractère, mais il se rapproche de plus en plus des militants d'extrême droite.

Ses nouvelles fréquentations suscitent l'incompréhension de son père qui s'éloigne de plus en plus de son fils ainé. Jusqu'au jour où un évènement dramatique va bouleverser les relations entre les trois hommes.

Pour ce livre, je me suis laissée influencée avec plaisir par le libraire Gérard Collard et je ne le regrette absolument pas. Il s'agit d'un récit très court mais très efficace. Nous sommes plongés dans l'univers des familles ouvrières, ceux qui payent à crédit leur maison dans une région un peu reculée, qui vont au stade voir un match de foot le dimanche mais aussi ceux qui se sacrifient pour les études des enfants.

J'ai beaucoup aimé l'histoire de ce père et de ses fils. La relation père/fils est abordée avec beaucoup de finesse et de psychologie.  Le thème du pardon est abordé également.

Il y a de la pudeur dans l'écriture de Laurent Petitmangin : dans cet univers, on s'aime sans se le dire vraiment. Il n'y a pas de place pour les sentiments, mais il y a une belle place qui est faite à l'amour d'un père pour ses fils.

Jusqu'où peut-on aller pour ses enfants ? Je vous laisse le découvrir...

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Soif d'Amélie Nothomb

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : « Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

Ce que j’en pense : Alors là... il fallait oser !

Amélie Nothomb s'attaque à un monument dans ce roman puisque "Soif" raconte l'histoire de la crucifixion de Jésus-Christ ; et le sujet est d'autant plus fort qu'elle a écrit ce roman à la première personne du singulier càd "je". Elle est donc entrée dans l'esprit du Christ lui-même et parle à sa place !

Nous sommes donc plongés dans les pensées de Jésus depuis sa condamnation par Ponce Pilate jusqu'à sa résurrection.

Le projet est ambitieux, le résultat est plutôt réussi. J'ai pris plaisir à lire cette histoire qui est la vision d'Amélie Nothomb. Mais soyons honnêtes, ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Pourquoi le titre "Soif" ? Parce qu'il existe un substantif pour désigner le fait d'être rassasié (la satiété), mais il n'existe pas d'équivalent pour désigner le fait d'étancher sa soif. Ce qui signifie, selon l'auteure qu'on ne l'atteint jamais complètement :

"Tentez cette expérience : après avoir durablement crevé de soif, ne buvez pas le gobelet d’eau d’un trait. Prenez une seule gorgée, gardez-la en bouche quelques secondes avant de l’avaler. Mesurez cet émerveillement. Cet éblouissement, c’est Dieu. Ce n’est pas la métaphore de Dieu, je le répète. L’amour que vous éprouvez à cet instant précis pour la gorgée d’eau, c’est Dieu. Je suis celui qui arrive à éprouver cet amour pour tout ce qui existe. C’est cela, être le Christ"

Ma note : 2,75/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Liv Maria de Julia Kerninon

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Liv Maria est la fille d’une insulaire bretonne taiseuse, et d’un norvégien aimant lui raconter les histoires de ses romanciers préférés. Entourée de l’amour de ses parents et de ses oncles elle a vécu sur l’ile natale de sa mère dans un milieu protégé avec une douce quiétude et une certaine liberté jusqu’à « l’événement » qui lui fera quitter le cocon familial. Arrivée à Berlin comme jeune fille au pair, elle va vivre une histoire d’amour forte qui se terminera contre sa volonté. Simultanément un deuil familial l’amènera à voyager, à grandir et à rencontrer un deuxième amour sincère. Mais aura-t-elle le droit ou se donnera-t-elle le droit de le vivre vraiment ?

Ce que j’en pense : Je suis mère, je suis menteuse, je suis fugitive et je suis libre...

Liv Maria est née sur une île bretonne d'une mère française et d'un père norvégien.  Entourée de l’amour de ses parents et de ses oncles, elle a vécu sur l’ile natale de sa mère dans un milieu protégé avec une douce quiétude et une certaine liberté jusqu’à « l’événement » qui lui fera quitter le cocon familial.

A 17 ans, elle part en Allemagne et s'éveille à l'amour avec l'un de ses professeurs. Puis, suite à la mort accidentelle de ses parents, elle rentrera dans son île pour y travailler avec ses oncles dans le café de ses parents.

Puis elle partira sur un coup de tête au Chili, où elle va s'épanouir professionnellement et faire fortune dans la construction d'hôtels et les courses de chevaux. Elle y rencontrera Flynn, qu'elle épousera très peu de temps après.

Elle le suivra en Irlande où ils fonderont leur foyer avec leurs deux enfants. Mais Liv Maria a un secret qu'elle ne peut avouer à son mari et qui la ronge. Va-t-elle devoir mentir pour être libre ?

Je suis plutôt mitigée quant à cette lecture...

Je ne suis pas parvenue à rentrer dans l'histoire, ni à m'attacher au personnage de Liv Maria. C'est comme si j'étais restée à l'extérieur du roman. Et sans émotions, je ne peux pas dire que j'ai passé un bon moment...

Pourtant, l'écriture de Julia Kerninon est agréable, le roman se lit facilement, mais il m'a manqué quelque chose pour vraiment accrocher...

Ma note : 2/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Mrs Dalloway de Virginia Woolf

Publié le par mademoisellechristelle

Je vais être très brève...

Je n'ai pas aimé 🤷🏽‍♀️ Fin de l'histoire !

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Du côté du bonheur d'Anna McPartlin

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Entre ses deux boulots, ses enfants et sa mère qui perd la tête, la vie n'est pas toujours facile pour Maisie. Mais, depuis qu'elle s'est décidée à quitter son mari violent, cette Irlandaise au caractère bien trempé retrouve peu à peu le chemin du bonheur. Jusqu'au jour où son fils Jeremy disparaît mystérieusement avec son meilleur ami.

Que s'est-il passé le soir du 1er janvier ? Avec l'aide de Fred, son chevalier servant, et de Lynn, sa fidèle amie, Maisie tente de reconstituer le fil des événements. Dans ce quartier populaire des environs de Dublin, chacun affronte les coups du sort avec humour et ténacité. Mais le terrible secret qu'elle va découvrir bouleversera à jamais le cours de sa vie.

Bridie Bean tournoyait dans les bras de son petit-fils Jeremy au rythme d’une valse à l’ancienne. Maisie la voyait compter jusqu’à trois, puis se laisser pivoter. C’était un beau spectacle, et du haut de ses soixante-dix-huit ans, la vieille dame semblait totalement insouciante.

Ce que j’en pense : Par l'auteure des "Derniers jours de Rabbit Hayes"

On est en Irlande dans les années 1990. Maisie jongle avec deux boulots, deux enfants, et une mère qui perd la tête. La vie n'est pas facile tous les jours, mais elle vaut mieux que sa vie d'avant. Il y a sept ans, Maisie a quitté un mari abusif et violent. Aujourd'hui, elle commence tout juste à goûter à nouveau au bonheur. Elle pourrait même laisser à nouveau un homme entrer dans sa vie...

Hélas, le 1er janvier 1995, ce fragile édifice menace de s'écrouler : Jeremy, son fils ainé a disparu. Et cela n'est pas dans ses habitudes. Un nouveau combat commence alors pour Maisie et ce qu'elle va découvrir pourrait bien changer sa vie à tout jamais...

Attention, j'annonce la couleur : on est sur un MEGA coup de cœur️ J'avais déjà adoré "les derniers jours de Rabbit Hayes" et ce roman est tout aussi génialissime !

Beaucoup d'aspects m'ont séduit dans ce roman. Tout d'abord, le côté humaniste et chaleureux qui se dégagent des personnages d'Anna McPartlin. On est clairement dans un milieu populaire, chez "les vrais gens", avec des personnages extrêmement attachants qui jurent, qui s'expriment mal, mais qui s'aiment et qui sont bienveillants les uns avec les autres.

Ensuite, il y a l'émotion. Beaucoup d'émotions. L'histoire de la fuite de Jeremy est traitée comme un thriller et il faudra une bonne moitié de roman pour comprendre pourquoi il a disparu. Et une fois que l'on a compris, le cœur se serre, la colère monte, l'indignation aussi, et sans même prévenir, une petite larme roule discrètement sur la joue.

Et à la fin renaît l'espoir...

Ce livre est une merveille à mettre dans toutes les mains car il a la couleur du bonheur !

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

J'ai dû rêver trop fort de Michel Bussi

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais.

Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.

Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?

Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?

Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

En quatre escales, Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta, dans un jeu de miroirs entre 1999 et 2019, J’ai dû rêver trop fort déploie une partition virtuose, mêlant passion et suspense, au plus près des cœurs qui battent trop fort.

Laisse-moi un peu de toi
Une miette, d’oreillette
Une particule, de ventricule
Un petit bout de ton cœur

Une ride, avant le vide
Un pour cent de ton sang
Rien qu’une goutte pour ma route
Ma déroute, rien qu’une goutte

Ce que j’en pense : Attention coup de cœur

Nathalie, mariée, deux enfants, est hôtesse de l'air. Quatre escales enchainées vont ouvrir les portes de son passé : Montréal, Los Angeles, Barcelone et Jakarta.

Ces quatre destinations, Nathalie les a déjà faites. Dans le même ordre. Il y a 20 ans. Et il y a 20 ans, elle a vécu une histoire passionnelle avec un jeune musicien qu'elle a revu à chacune de ses destinations.  Un coup de foudre comme on en vit qu'une fois dans sa vie. Cette histoire, Nathalie s'était jurée de ne plus y penser. Mais de multiples coïncidences vont lui faire revivre son passé. Et quand les coïncidences sont trop nombreuses, doit-elle croire au hasard ou a-t-elle rendez-vous à nouveau avec son passé ?

On connaît Michel Bussi pour ses très bons polars, mais il s'agit ici... d'une histoire d'amour ! Avec une grosse dose de suspens, bien évidemment ! Et cette histoire passionnelle démêlée comme un thriller... j'ai adoré ! C'est une belle originalité de l'auteur.

On retrouve tout de même Michel Bussi sur un thème déjà présent dans beaucoup de ses romans, à savoir la temporalité. Le jeu de miroirs entre les époques est tout simplement magique, une vraie invitation au voyage. Je me suis laissée bernée avec plaisir par la fin à laquelle je n'attendais pas du tout😉

Alors mon conseil : attachez vos ceintures, détendez-vous et profitez de votre beau voyage au-dessus des vertiges de l'amour....

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Bonjour tristesse de Françoise Sagan

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Adieu tristesse
Bonjour tristesse
Tu es inscrite dans les lignes du plafond
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es plus tout à fait la misère
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire
Bonjour tristesse
Amour des corps aimables
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps
Tête désappointée
Tristesse beau visage

Ce que j’en pense : Classique moderne.

C'est l'été. Nous sommes près de la Méditerranée. Cécile a 17 ans et est en vacances avec son père qui est veuf et collectionne les relations de courte durée. Cécile et son père sont très proches et affectionnent particulièrement leur mode de vie libre et léger. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.

La visite d'Anne, une amie de longue date de son père, va venir freiner cet élan de légèreté. Anne est une femme raffinée, intelligente et ordonnée. Elle séduit le père de Cécile et tous les deux envisagent de se marier. Toutefois, Cécile voit d'un très mauvais œil cette relation car elle a l'impression que s'éloignent à la fois son père et son mode de vie. Elle va donc mettre au point une stratégie pour évincer celle qu'elle considère comme une menace.

C'est la première fois que je lis Françoise Sagan et j'ai beaucoup aimé ce roman. La plume est agréable, l'histoire courte et se lit facilement. Et quel final !!!!

Je comprends que beaucoup aient eu du mal à composer avec le personnage de Cécile qui est, avouons-le, terriblement enfant gâtée, égoïste et nombriliste ! Mais rappelons également que Françoise Sagan a écrit ce roman à l'âge de 18 ans. A mon sens, ceci explique cela.

Cela reste une agréable lecture tout de même. Je pense que Françoise Sagan et moi-même n'allons pas en rester là et que ce livre constitue l'introduction de, je l'espère, une belle et longue histoire.

 

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

La beauté de vivre deux fois de Sharon Stone

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée mondiale.

Dans La Beauté de vivre deux fois, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood et les sommets que furent Basic Instinct et Casino... et ce jour décisif où elle a failli mourir.

Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.

La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage, enfin, de prendre la parole.

J'ai ouvert les yeux et il était là, penché sur moi, à quelques centimètres de mon visage. Un inconnu me regardant avec tellement de gentillesse que j'étais convaincue que j'allais mourir. Il me caressait la tête, les cheveux ; mon Dieu qu'il était beau. J'aurais aimé que ce soit quelqu'un qui m'aime plutôt que quelqu'un qui s'apprêtait à me dire : " Vous faites une hémorragie cérébrale. "

Ce que j’en pense : La beauté de vivre deux fois...

Je ne sais pas si vous le saviez, mais Sharon Stone a été victime d'un AVC en 2001. Cet accident a eu des séquelles sur sa santé, a mis en péril sa carrière et sa vie de famille. L'actrice, alors âgée de 43 ans, a dû réapprendre à parler et à marcher et n'a rien pu lire pendant deux ans. Hollywood, qui ne semble pas tolérer les faiblesses, lui a tourné le dos. Alors qu'elle était en pleine procédure de divorce, Sharon perd la garde de son fils adoptif. Elle doit même hypothéquer sa maison.

Au plus bas, Sharon Stone va connaître une forme de résilience qu'elle choisit de raconter dans ce livre, qui est son autobiographie.

Je trouve que le titre est juste magnifique... Le livre se lit très facilement. Sharon Stone s'y livre avec beaucoup d'honnêteté et de transparence. On sent tout de suite qu'elle ne "triche pas". Elle raconte également son enfance, ses origines modestes, ses débuts à Hollywood, sa chute et sa façon bien à elle de remonter la pente.

J'ai été très touchée par son témoignage. C'est simple : j'ai versé une larme dès le chapitre 1.... alors imaginez le reste ! Le moins que l'on puisse dire c'est que Sharon Stone est une femme forte, courageuse et une mère aimante pour ses enfants. J'ai trouvé son histoire lumineuse, tout comme la femme qu'elle est devenue aujourd'hui.

Ma note : 3,75/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

35 ans dont 15 avant internet de Nora Hamzawi

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Avec l'autodérision et la lucidité qui la caractérisent, Nora continue d'explorer l'époque et d'en subir les absurdités.

Des cigarettes en chocolat à la clope électronique, du Nokia 3310 à l’Iphone, de Snake à Instagram, elle nous livre le récit de son passage à l’âge adulte sans passer par la case Tinder.

Partagée entre l’envie d’avoir des likes et la nostalgie du temps d’avant les réseaux sociaux, elle se demande comment évoluer sereinement dans un monde où tout ce qui nous entoure n’existait pas au moment de se construire.

Parfois mélancolique, souvent acide et toujours drôle, Nora dresse un portrait-robot sans fard de nos névroses à tous.

Je l’ai déjà dit, mais il se trouve que ça n’a pas changé. Je déteste les présentations. C’est aussi pour ça que la première page d’un journal, c’est toujours un peu compliqué. On a du mal à se définir, à être dans la sincérité, à faire le choix des premiers trucs qu’on va dire sur soi.

Ce que j’en pense : Toi qui es né(e) dans les années 80, tu vas adorer ce livre...

Nora Hamzawi est de ma génération. Comme moi, elle a grandi devant la télé avec les feuilletons américains comme Melrose Place ou Beverly Hills. Comme moi, elle a écouté les Spice Girls en mangeant des skittles ;  elle a connu les débuts d'internet et le développement des réseaux sociaux. Et comme moi, elle est plus proche de l'âge de la mère de Vic dans la Boum, plutôt que de l'âge de Vic elle-même (j'ai l'impression d'être un dinosaure en écrivant cela...)

Aujourd'hui elle a 35 ans, un compagnon, un fils qui rentre à l'école et un psy qu'elle essaie de quitter. Et elle se pose mille questions sur le monde qui l'entoure.

Avec humour et spontanéité, elle évoque dans ce livre les relations hommes-femmes, la vie parisienne, les copines (et aussi les filles que l'on ne peut pas blairer), ses rêves d'ado dans les années 90, la vie quand on a trente-cinq ans (avec le combo canap-plaid-camomille), ses rapports avec sa famille etc...  Elle pose sur notre époque le regard de sa génération et en démontre parfois les absurdités🙂

J'ai vraiment ri à la lecture de certains chapitres, d'autres ont réveillé chez moi beaucoup de nostalgie (notamment celui où elle parle d'Angela Bower, grande idole de ma jeunesse). Et c'est pour cela que j'ai adoré ce livre : parce qu'on a les mêmes références, on a eu les mêmes rêves et les mêmes galères et finalement... on se retrouve avec les mêmes névroses !

C'est drôle, rafraichissant, parfois acide, moderne... un vrai anti-dépresseur contre la morosité ambiante ! Je recommande !

 

Ma note : 3,75/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Les enfants sont rois de Delphine de Vigan

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : "La première fois que Mélanie Claux et Clara Roussel se rencontrèrent, Mélanie s'étonna de l'autorité qui émanait d'une femme aussi petite et Clara remarqua les ongles de Mélanie, leur vernis rose à paillettes qui luisait dans l'obscurité. " On dirait une enfant ", pensa la première, "elle ressemble à une poupée", songea la seconde. Même dans les drames les plus terribles, les apparences ont leur mot à dire".

A travers l'histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d'une époque où l'on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s'expose et se vend, jusqu'au bonheur familial.

La consommation est au cœur de la plupart des scénarios. Acheter, déballer, manger sont les principales activités des enfants...Toutes ces vidéos obéissent au même ressort dramaturgique : la satisfaction immédiate du désir. Kimmy et Sammy vivent le rêve de tous les enfants : acheter tout, tout de suite.

Ce que j’en pense : Non mais allo quoi ! T'es bookstagramer et t'as pas lu le dernier De Vigan ?! Non mais allo !!

Mélanie Claux est une jeune femme qui rêve de gloire de téléréalité. Après une brève apparition dans une émission qui fut un échec, Mélanie va pendre sa revanche en créant sa chaîne Youtube "Happy Récré". Elle y filme ses deux enfants, Sammy et Kimmy, en train de faire des unboxing, des challenges réalisés en famille ou encore lorsqu'ils testent des nouveautés envoyés par des marques de jouets. La chaîne gagne en notoriété et Mélanie voit ses rêves de gloire comblés. A la fin de chaque vidéo, elle demande à ses enfants de remercier les followers en leur envoyant des "bisous étoiles" et en leur faisant réaliser la chance qu'ils ont d'avoir autant de gens qui les aiment et les suivent ("n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne!")

Un jour, la petite Kimmy disparait sans laisser de trace. Parmi les policiers en charge de l'enquête, Mélanie croisera Clara Roussel, qui est à peu près à l'opposé de Mélanie. Clara découvrira l'univers pailleté de Mélanie, peuplé de licornes, de princesses, et de bisous paillettes, où l'image des enfants est utilisée à des fins commerciales et où les enfants sont rois.

Dans ce nouveau roman, Delphine de Vigan nous plonge dans l'univers des enfants youtubers. Ces enfants filmés par leurs parents dans des situations parfois ridicules, dont on peut se demander s'ils le font de plein gré ou sous l'influence des parents, et dont l'activité génère des revenus. Delphine de Vigan nous fait nous interroger : comment ses enfants vont-ils se construire en tant qu'adulte ?

Voilà un livre écrit avec beaucoup de justesse : on n'est pas dans le jugement, mais on essaye de comprendre qui sont les protagonistes. J'ai trouvé le personnage de Mélanie assez incroyable, avec cette espèce d'ignorance et de candeur qui font qu'elle en devient presque dangereuse pour son entourage.

L'histoire est totalement en phase avec notre époque où l'on nous sert du bonheur en tranche et où il suffit d'un clic pour y accéder. Je recommande !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui mes chéris ! Je vous envoie pleins de bisous paillettes et surtout n'oubliez pas de vous abonner à mon compte !

 

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>

Archives