Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

litterature

Et que ne durent que les moments doux de Virginie Grimaldi

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : L’une vient de donner naissance à une petite fille arrivée trop tôt. Elle est minuscule, pourtant elle prend déjà tellement de place.

L’autre vient de voir ses grands enfants quitter le nid. Son fils laisse un vide immense, mais aussi son chien farfelu.

L’une doit apprendre à être mère à temps plein, l’autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C’est l’histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d’émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Avec une infinie justesse et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi déroule le fil de leur existence et nous invite à partager leurs joies et leurs angoisses, mais aussi les souvenirs, les rêves et les espoirs.

 

L’appartement est exigu, mais bien situé. Le métro se trouve à deux pas, le commissariat à trois rues et l’hôpital à cinq minutes. Seule la gare Montparnasse est un peu loin.
J’ai défait tous les cartons, nettoyé les sanitaires, monté les meubles, collé le nom sur la boîte aux lettres, j’attaque l’organisation de la vaisselle en me remémorant le précédent déménagement.
C’était un samedi, au mois d’août. Il faisait chaud et, sur la porte de l’ascenseur parfumé à l’urine, le dessin d’un énorme pénis nous saluait. Thomas avait gloussé tout au long de l’ascension vers le quatrième étage, Charline avait regretté de ne pas être allée vivre chez son père. Il avait huit ans, elle douze.

Ce que j’en pense : Avez-vous déjà lu un concentré de tendresse ? Si ce n'est pas encore le cas, alors foncez lire un roman de Virginie Grimaldi !

Dans son dernier roman, "Et que ne durent que les moments doux", elle choisit d'aborder le sujet de la maternité à travers deux personnages.

Lili vient de donner naissance à une petite fille arrivée un peu trop tôt. Elise, quant à elle, voit ses enfants quitter le nid. L'une doit apprendre à être mère à plein temps, l'autre doit apprendre à être mère à la retraite.

C'est l'histoire universelle de ces moments qui font basculer la vie, de ces vagues d'émotions qui balaient tout sur leur passage, et de ces rencontres indélébiles qui changent un destin.

Ceci n'est pas un secret : je suis fan des romans de Virginie Grimaldi. J'adore sa sensibilité, sa façon de décrire les émotions, son humour et aussi, ses petites phrases qui résonnent en vous et qui sonnent si juste parfois.

"Et que ne durent que les moments doux" met en lumière deux super héroïnes du quotidien : deux mamans extraordinaires qui aiment leurs enfants d'un amour infini. Nous allons partager avec elles leurs émotions : la naissance d'un enfant d'un côté et le départ d'un enfant de l'autre côté ; leurs angoisses : la fragilité du nouveau né prématuré d'un côté et la solitude d'une mère dont les enfants sont partis de l'autre côté ; les belles rencontres : le personnel soignant qui va accompagner la jeune maman dans son nouveau rôle de mère d'un côté et les bébés prématurés dont l'autre va s'occuper bénévolement.

La maternité peut s'avérer être un sujet délicat à aborder, surtout quand la naissance se passe mal. Mais Virginie Grimaldi le fait avec beaucoup de délicatesse et de bienveillance, comme à son habitude.

J'ai été particulièrement touchée par le fait que l'une des héroïnes décide de s'engager bénévolement auprès des bébés en néonatalité. Etant moi-même bénévole et calineuse de bébés, je ne pouvais qu'y être très sensible. Et encore plus aujourd'hui, compte tenu de la situation sanitaire que nous connaissons.

Au final, même si j'ai beaucoup apprécié ce roman, ce n'est pas mon préféré de l'auteure (j'ai réussi à deviner la fin à la moitié du livre😉). Je vous souhaite à tous de collectionner et de faire durer les moments doux...

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Les jours de ton absence de Rosie Walsh

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Sept jours d’idylle… Il aurait suffi d’une semaine pour que s’inverse le cours de l’existence monotone de Sarah. Depuis qu’elle a rencontré Eddie sur une petite route de campagne anglaise, la jeune femme est certaine qu’un bonheur sans nuage les attend. Sa vie débute enfin.

Le jour où il lui annonce qu’il doit s’absenter pour un voyage prévu de longue date, Sarah n’a aucune inquiétude. Mais le temps passe et Eddie ne revient pas. La laisse sans nouvelles. Ne répond plus à ses messages. Rien.

Alors que ses amis pensent qu’il n’est tout simplement pas intéressé, Sarah est persuadée qu’elle a manqué quelque chose. Que cache le silence d’Eddie ? Peu à peu, une explication se dessine. Mais Sarah est-elle prête à l’entendre ?

Salut toi,
Dix-neuf années exactement se sont écoulées depuis ce matin radieux où nous nous sommes souris et dis au revoir. Jamais nous n’avons douté que nous nous reverrons, n’est-ce pas ? La question était de savoir quand nous nous reverrons, pas si cela arriverait. En fait, la question ne se posait même pas. L’avenir nous paraissait peut-être aussi peu tangible que le bord corné d’un rêve, mais une chose était certaine : nous y étions, toi et moi. Ensemble.

Ce que j’en pense : attention déception L

L’histoire était pourtant prometteuse. Quand Eddie et Sarah se rencontrent, c’est le coup de foudre instantané. Leur histoire sonne comme une évidence : ils sont faits l’un pour l’autre. Alors le jour où il lui annonce qu’il doit s’absenter pour un voyage prévu de longue date, Sarah n’a aucune inquiétude. Mais le temps passe et Eddie ne revient pas. La laisse sans nouvelles. Ne répond plus à ses messages. Rien.

Si ses amis lui disent qu’Eddie n’est peut-être finalement pas intéressé, l’intuition de Sarah lui dit qu’il y a autre chose derrière ce silence… mais quoi ?

J’ai été vraiment curieuse de savoir ce qui a pu gâcher cette histoire d’amour qui partait si bien et je me suis vraiment lancée avec envie dans cette lecture. D’autant plus que les avis sur Instagram étaient plutôt positifs en grande majorité.

Pourtant, je dois avouer que je n’ai pas aimé ce livre. Je ne suis pas arrivée à accrocher à l’histoire et aux personnages. J’ai trouvé le début un peu lent et un peu fouillis, car je mélangeais tous les personnages. De plus, certains passages étaient un peu trop « fleur bleue » pour moi et donc peu crédibles.

En bref, je ne vais pas m’étaler sur ce roman car je ne suis pas là pour enfoncer ou critiquer les auteurs. Retenons juste que la magie n’a pas pris me concernant, mais je suis sûre que l’auteure a pu toucher d’autres lecteurs.

Et vous, vous l’avez lu ?

Ma note : 2/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

La part des flammes de Gaëlle Nohant

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Mai 1897. Le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. La charismatique duchesse d’Alençon, petite sœur de Sissi, a pris deux jeunes femmes sous sa protection en dépit du qu’en-dira-t-on. Scellant le destin de ces trois héroïnes, l’incendie du Bazar de la Charité bouscule ce monde cruel et raffiné et plonge Paris dans le deuil. Mais il permet aussi des amours et des rapprochements imprévus, des solidarités nouvelles, des libertés inespérées. Car naître à soi-même demande parfois d’en passer par le feu.

 

La marquise de Fontenilles n’en finissait pas de la faire attendre dans cette antichambre aux allures de bonbonnière. Erodée par l’impatience et la nervosité, l’assurance de Violaine de Raezal s’effritait. Elle espérait tant de cette entrevue ! La marquise était un des sphinx de dentelle vêtus qui gardaient les portes du Bazar de la Charité. Sans son accord, la comtesse de Raezal avait peu de chances d’y obtenir une place de vendeuse.

Ce que j’en pense : Avez-vous déjà entendu parler de l'incendie du Bazar de la charité ?

En 1897, un terrible incendie se déclencha lors du Bazar de la Charité, une vente de charité qui était en réalité un évènement mondain où se bousculait l'aristocratie parisienne, histoire de se montrer. Seulement voilà : tout a brûlé ce jour-là. De nombreuses victimes sont à déplorer. Parmi les rescapées, deux femmes : Violaine et Constance, dont nous allons suivre les histoires de vie avant et après l'incendie. Après avoir vécu un tel traumatisme, il est évident qu'elles en sont ressortiront transformées à jamais.

J'ai pris plaisir à lire ce roman, mais je trouve qu'il m'a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de cœur. Ce qui est intéressant, c'est ce qu'on apprend sur la condition des femmes à l'époque. Elles passaient de la tutelle de leur père à celui de leur mari et n'avaient pas vraiment leur mot à dire sur les choix que les hommes faisaient à leur place. Ce sont aussi les mesquineries et les bassesses entre elles, histoire d'écraser les rivales (plus belles et plus jeunes) qui pourraient se montrer gênantes.

L'incendie du Bazar de la charité a également été adapté dans une série diffusée sur TF1 (elle est aussi disponible sur Netflix je crois), que j'avais trouvé vraiment excellente.  Le roman de Gaëlle Nohant raconte l'histoire de personnages différents donc ne vous attendez pas à retrouver les personnages de la série dans le livre.

Pour information, la "part des flammes" est une expression utilisée par les pompiers afin de désigner la zone qu'il faut parfois sacrifier et laisser brûler pour éviter de plus gros dégâts. Comme quoi, renaitre demande parfois des sacrifices...

Ma note : 2,75/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Mamma Maria de Serena Giuliano

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : « Ciao, Sofia, qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ? Et j’ajoute un cornetto, parce qu’il faut manger, ma fille !

– Oui, merci, Maria. »

Je m’installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J’aime bien travailler au son des tasses qui s’entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j’ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. Il y a les ados qui sirotent un soda, monsieur le curé, et, surtout, mes partenaires de scopa.

Ici, on vient échanger quelques mots, partager un apéro, esquiver la solitude ou écouter Celentano. Moi, je viens pour me persuader que j’ai bien fait de quitter Paris… et l’autre abruti.

Il fait quand même meilleur ici.

Et puis, on cherche aussi à profiter de la bonne humeur (ou non) de Maria, qui mène, comme une mamma, tout ce petit monde à la baguette.

Bref, j’ai enfin retrouvé mon village paisible.

Enfin, paisible jusqu’au jour où…

« Ahhh, elle est là, mon soleil ! Bonjour ma beauté. Tu vas bien ? Qu’est-ce que je te sers ? Comme d’habitude ?
- Oui, merci Maria. »
Je lui réponds en me hissant sur le comptoir pour claquer un gros baiser sur sa joue dodue et j’ajoute :
« Je m’installe dehors, il fait trop beau !
- Je t’apporte ton café tout de suite »

Ce que j’en pense : E bellissimo questo libro ! Grazie Serena Giuliano !

Allons-y directement et simplement  : j'ai adoré ce livre. Dans son nouveau roman, Serena Giuliano nous offre un très beau voyage dans cette Italie si chère à son cœur, et plus précisément sur la sublime côte amalfitaine.

Alors.......Andiamo !

Sofia est une jeune femme rentrée dans son Italie natale après un chagrin d'amour parisien. Et elle habite l'un des plus bel endroit au monde : une petite ville perchée sur la côte amalfitaine . Dans sa petite ville, il y a le bar de Maria. Et dans le bar de Maria, il y a ceux qui jouent à la scopa, ceux qui prennent l'aperitivo après le travail, les enfants qui salivent devant les glaces, il y a des jeunes, des vieux, des visages amicaux, d'autres moins, ça sent bon la sauce tomate et le basilic frais. La vie y est rythmée au son du chanteur italien Celentano et surtout... il y a Maria, un sacré personnage qui mène tout le monde à la baguette ! Maria, c'est l'âme de l'Italie : une vraie mamma avec du caractère et la main sur son (grand) cœur.

Mais voilà. Un jour, la vie des habitants de cette petite ville va se trouver bouleversée par l'arrivée de deux migrants qui va faire resurgir la question du racisme montant en Italie.  Et on verra que tout le monde ne gère pas l'acceptation de l'autre de la même façon...

Le roman est écrit à deux voix : celle de Maria et celle de Sofia. Il y est question de solidarité, d'amitié et de tolérance. C'est une histoire touchante,  dans laquelle on ressent toute la tendresse de l'auteure pour ses personnages et pour son pays. Non seulement on lit une belle histoire, mais on est aussi immergé dans la culture italienne.

Certains penseront que c'est bourré de bons sentiments mais franchement, les bons sentiments, ça ne fait de mal à personne ! Et puis, ça fait du bien aussi de constater qu'il existe encore des gens avec un peu d'humanité  sur cette Terre : moi ça me réchauffe le cœur.

Ma note : 3,75/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Au bonheur des filles d'Elizabeth Gilbert

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Du haut de ses 19 ans, Vivian sait déjà qu’elle ne veut pas du destin tout tracé par ses parents. Mais de sa bulle protégée, elle est loin de s’imaginer le tourbillon incroyable qu’est New York au début des années 1940. Alors, quand après un énième échec scolaire elle est envoyée chez sa tante Peg qui possède un théâtre en plein Times Square, Vivian n’en croit pas ses yeux. Entre la ville qui vibre sans cesse et la troupe d’artistes et de danseuses qui cohabitent joyeusement dans le théâtre, Vivian découvre l’exubérance, la fête et la liberté. Surtout auprès de sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl très émancipée pour l’époque… Mais un faux pas lors d’une virée nocturne fera hélas chavirer le nouveau monde de Vivian et la renverra à la case départ.

Quand on a goûté au bonheur d’être une fille libre, peut-on y renoncer ?

A l’été 1940, alors que je n’étais qu’une jeune écervelée de dix-neuf ans, mes parents m’envoyèrent vivre à New-York, chez ma tante Peg, qui possédait une compagnie théâtrale.
Vassar College venait de me dispenser de poursuivre mes études au motif que je n’avais jamais assisté aux cours, et avais donc échoué à tous mes examens, sans exception, de première année. J’étais moins obtuse que pouvaient le laisser croire mes notes mais, apparemment, ça n’aide pas vraiment pas de ne pas étudier. En y repensant, je me demande bien à quoi j’occupais toutes ces heures que j’aurais dû passer en cours.

Ce que j’en pense : Attention gros coup de cœur à paillettes...

Bienvenue dans le New-York des années 40 : attrapez une coupe de champagne, et rejoignez les personnages de "Au bonheur des filles" dans un univers de fête et où la vie se vit comme un feu d'artifice !

Vivian est une jeune fille de 19 ans qui peine à "rentrer dans le rang" et est en échec scolaire. Elle est alors envoyée chez sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre à New-York. Là, elle découvre le monde du spectacle avec des étoiles dans les yeux : l'agitation d'un théâtre avant un spectacle, la création d'une pièce, les showgirls, les musiciens etc...

Vivian se découvre des talents de couturière et décide de devenir la costumière du théâtre. Elle se lie d'amitié avec Celia, une showgirl au physique à tomber qui va l’entraîner avec elle dans un tourbillon de fêtes, d'alcool... et d'hommes.

Vivian mène une existence légère, frivole, comme les bulles des cocktails qu'elle boit avec excès...jusqu'au jour où elle finira par se brûler les ailes... mais je ne peux pas vous révéler pourquoi…

Sans grosse surprise, j'ai adoré ce roman. Elizabeth Gilbert fait partie de mes auteurs dits "chouchou" (j'avais déjà adoré le sublime "mange, prie, aime") auxquels je reste fidèle. Comme à son habitude, son écriture est bienveillante et lumineuse : c'était un vrai plaisir de la lire !

L'histoire est rédigée sous la forme d'une longue lettre à une certaine Angela mais il faudra attendre la fin du roman pour comprendre de qui il s'agit. Ce livre est terriblement addictif et je vous garantis que vous ne le lâcherez que très difficilement.

A lire absolument !

 

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Chambre 128 de Cathy Bonidan

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l’hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence. Elle y découvre un manuscrit qu’elle décide de réexpédier à son auteur. La réponse en retour la stupéfie au point de vouloir remonter la trace de tous ceux qui ont eu ce livre entre les mains. Contre toute attente, histoires d’amour et secrets intimes surgissent.

De Anne-Lise Briard

Rue des Morillons, Paris, le 25 avril 2016

Madame ou Monsieur,
Je vous envoie ce paquet avec beaucoup de retard et je vous prie de m’en excuser.
En le découvrant dans la chambre 128, une autre que moi l’aurait immédiatement déposé à l’accueil de l’hôtel Beau Rivage ; toutefois, si vous rencontriez mes proches, ils vous diraient à quel point je peux être négligente dans la vie quotidienne. Ne prenez donc pas cet atermoiement comme un signe de mépris pour votre livre. Il n’en est rien. Je vais même vous faire un aveu : je l’ai lu.

Ce que j’en pense : Ce livre est une petite mignonnerie.

Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l'hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence.

Dans la table de chevet, elle découvre un manuscrit sur lequel figure juste une adresse où elle décide de le réexpédier. Retrouvera-t-elle son auteur ? Anne-Lise se lance alors dans une quête un peu loufoque pour retrouver l'auteur de ce manuscrit qui est passé de mains en mains et qui a bouleversé plusieurs vies sur son passage...

« Chambre 128 » est un roman qui va vous faire comprendre les liens très forts pouvant exister entre un auteur et ses lecteurs. Mieux même, il raconte comment un simple livre peut bouleverser des existences entières...

Il s'agit d'un roman rédigé sous une forme épistolaire, format que j'ai toujours apprécié car il donne plus de dynamisme au récit. Il est vraiment très facile à lire et l'histoire est plutôt fluide.  Beaucoup de thèmes y sont abordés : le pouvoir de l'écriture, l'amour, l'amitié, les secrets de famille etc...

Je dois reconnaître que j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début, mais je me ensuite vite attachée aux personnages.  Si vous avez aimé  "Et je danse, aussi" ou encore "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates", ce livre est fait pour vous !

Comme l'auteure, je suis convaincue qu'un livre peut bouleverser une existence voire même sauver des vies ! Et vous, y a-t-il un livre qui vous a particulièrement aidé dans votre vie ?

 

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Les jours de mon abandon d'Elena Ferrante

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : Olga, trente-huit ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels domestiques. Quinze ans de mariage. Puis, un après-midi d'avril, une phrase de son mari met en pièces son existence. L'homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l'homme qui ne veut plus d'elle. Le livre d'Elena Ferrante nous projette littéralement dans l'intimité d'Olga et nous embarque pour un voyage aux frontières de la folie.

Un après-midi d’avril, aussitôt après le déjeuner, mon mari m’annonça qu’il voulait me quitter. Il me le dit tandis que nous débarrassions la table, que les enfants se chamaillaient comme à l’ordinaire dans une autre pièce, et que le chien rêvait en grognant devant le radiateur.

Ce que j’en pense : Puissance de l'écriture et intensité des émotions...

« Les jours de mon abandon » raconte l'histoire d'Olga, 38 ans, mariée deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels domestiques. Quinze ans de mariage. Son mari la quitte du jour au lendemain pour une femme plus jeune, et lui laisse leurs deux enfants sur les bras.

Pour Olga, c'est un choc. Sa vie n'a plus de sens. Elle sombre petit à petit dans la folie, part dans des délires, perd complètement pied et entraîne avec elle, le lecteur qui assiste à sa descente aux Enfers...

Extrait : « Je n'étais pas une femme mise en pièce sous le coup d'une rupture, d'une absence, jusqu'à en devenir folle, jusqu'à en mourir. Seuls quelques menus éclats s'étaient arrachés de ma personne, pour ce qui était du reste, je me portais comme un charme. J'étais intacte, je resterais intacte. A ceux qui me font du mal, je leur rends la pareille. Je suis le huit d'épées, je suis la guêpe qui pique, je suis le serpent sombre. Je suis l'animal invulnérable qui traverse le feu sans se brûler. »

L'écriture d'Elena Ferrante est magistrale, vraiment sublime. J'ai ressenti le mal être de cette femme jusqu'au fin fond de moi-même ; jusqu'à être moi aussi angoissée, oppressée, jusqu'à flirter avec la folie elle-même.

270 pages sur le thème de l'abandon et la folie, c'est très lourd à lire mais c'est aussi extrêmement difficile à écrire. Tourner en boucle sur le même sujet et le rédiger un peu à la manière d'un thriller... c'est un réel exercice d'écriture totalement réussi par l'auteure. Bravissima Elena !

En revanche, je vous déconseille de le lire si vous êtes déjà déprimé ou si vous avez l'âme tourmentée vous-même ! J'aurais d'ailleurs besoin d'une lecture un peu plus légère à présent...

 

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Le gang des rêves de Luca di Fulvio

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.

Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Au début, ils avaient été deux à la regarder grandir. Sa mère et le patron. L’une avec appréhension, l’autre avec la concupiscence indolente dont il était coutumier. Mais avant qu’elle ne devienne femme, sa mère avait fait en sorte que son patron ne la regarde plus.

Ce que j’en pense : Attention coup de cœur !

« Le gang des rêves » n’est pas qu’un simple livre : c’est une véritable saga ! Dès les premières pages, on est totalement happé par l’histoire et plongé dans l’ambiance New-Yorkaise des années 1920. Et une fois ouvert, impossible de lâcher ce livre, je vous aurai prévenu !

On y suit l’histoire de Cetta Luminita et de son fils Christmas, deux immigrés italiens, qui débarquent à New-York sans parler la langue et sans un sou, mais avec l’espoir de se frayer une place au soleil et vivre le rêve américain tant convoité. Bien évidemment, leur chemin ne sera pas de tout repos mais l’espoir finira par renaître lorsque Christmas va rencontrer la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté et mieux encore, l’amour ?

C’est mon premier roman de Luca di Fulvio et j’ai vraiment adoré son style. C’est fluide, parfois très percutant. La psychologie des personnages est vraiment très bien travaillée et le cadre, l’ambiance de l’époque sont parfaitement décrits et nous absorbe complètement dans la lecture.

Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce livre : la pauvreté, les gangs, les violences, les espoirs, l’amour, la rédemption, la vengeance, la persévérance, l’intégration, les classes sociales,… en somme, cette histoire raconte la vie.

Mon seul bémol : j’ai trouvé parfois quelques longueurs parmi les 945 pages…

Je recommande en tous cas !

Ma note : 3,75/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Douze de Dot Pierson

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : La vie et le parcours sexuel d'une femme en douze rencontres et situations qui n'ont rien de commun. Douze moments sur le chemin de l'épanouissement et de la découverte de soi, dans la mouvance de la sexualité positive et de l'érotisme au féminin. La musique rythme ses désirs, ses dilemmes et ses ébats. Des amant(e)s, des amours, comme autant de chansons qu’on attache à des souvenirs, qu’on réécoutera peut-être. Douze parle de l’intime et de la jouissance : où et comment ça se forme, ça se construit, ça se joue, ça se déploie. Une parole crue, sensuelle et décomplexée sur la manière de s’approprier le corps : le sien comme celui des autres. Un jalon du féminisme pop !

Il est 16h54, seul le bruit des gouttes qui s’échappent du robinet de la cuisine de notre appartement trompe le silence. Je ne peux m’empêcher s’accompagner l’éclat délicat de l’eau qui atterrit sur l’inox du clapotis des touches de mon ordinateur que j’enfonce à toute vitesse. Je passe en revue les draps dans lesquels je me suis couchée et j’ai envie de parler des premiers linges.

 Ce que j’en pense : âmes sensibles s’abstenir, nous allons parler d’érotisme… mais pas que.

Douze est une autofiction qui raconte la vie sexuelle d’une jeune femme en douze rencontres avec douze hommes différents. Douze rencontres à travers lesquelles l’auteure nous parle de la découverte de son corps, du désir, de l’intimité et de la jouissance féminine.

Dot Pierson libère la parole et parle de sexualité sans tabous. Mais quand on parle de sexualité, on ne parle pas forcément de sexe, on parle aussi du rapport à soi, de l'estime qu'on se porte, de la relation avec son corps, de la relation à l'autre. J'y ai même trouvé un peu de fragilité.

Le ton est assez cru, ça ne va pas plaire à tout le monde, ça va même déranger, mais qu’importe : ça me plait ! Et surtout, je trouve que ce récit est résolument féministe : celui d’une femme libre, libérée, qui n’a pas honte de son plaisir, qui l’assume aux yeux de tous : une femme vraie. Et une sacrément culottée, même ;) Bravo !

 

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

Douze de Dot Pierson

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv' : La vie et le parcours sexuel d'une femme en douze rencontres et situations qui n'ont rien de commun. Douze moments sur le chemin de l'épanouissement et de la découverte de soi, dans la mouvance de la sexualité positive et de l'érotisme au féminin. La musique rythme ses désirs, ses dilemmes et ses ébats. Des amant(e)s, des amours, comme autant de chansons qu’on attache à des souvenirs, qu’on réécoutera peut-être. Douze parle de l’intime et de la jouissance : où et comment ça se forme, ça se construit, ça se joue, ça se déploie. Une parole crue, sensuelle et décomplexée sur la manière de s’approprier le corps : le sien comme celui des autres. Un jalon du féminisme pop !

Il est 16h54, seul le bruit des gouttes qui s’échappent du robinet de la cuisine de notre appartement trompe le silence. Je ne peux m’empêcher s’accompagner l’éclat délicat de l’eau qui atterrit sur l’inox du clapotis des touches de mon ordinateur que j’enfonce à toute vitesse. Je passe en revue les draps dans lesquels je me suis couchée et j’ai envie de parler des premiers linges.

 Ce que j’en pense : âmes sensibles s’abstenir, nous allons parler d’érotisme… mais pas que.

Douze est une autofiction qui raconte la vie sexuelle d’une jeune femme en douze rencontres avec douze hommes différents. Douze rencontres à travers lesquelles l’auteure nous parle de la découverte de son corps, du désir, de l’intimité et de la jouissance féminine.

Dot Pierson libère la parole et parle de sexualité sans tabous. Mais quand on parle de sexualité, on ne parle pas forcément de sexe, on parle aussi du rapport à soi, de l'estime qu'on se porte, de la relation avec son corps, de la relation à l'autre. J'y ai même trouvé un peu de fragilité.

Le ton est assez cru, ça ne va pas plaire à tout le monde, ça va même déranger, mais qu’importe : ça me plait ! Et surtout, je trouve que ce récit est résolument féministe : celui d’une femme libre, libérée, qui n’a pas honte de son plaisir, qui l’assume aux yeux de tous : une femme vraie. Et une sacrément culottée, même ;) Bravo !

 

Ma note : 3/5

Publié dans Littérature

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>

Archives