Le sourire des femmes de Nicolas Barreau

Publié le par mademoisellechristelle

Le sourire des femmes de Nicolas Barreau

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Ce que dit la quatrième couv’ : Le hasard n’existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d’un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu’un roman lui a redonné goût à la vie après un chagrin d’amour. A sa grande surprise, l’héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Intriguée, elle décide d’entrer en contact avec l’auteur, un énigmatique collectionneur de voitures anciennes qui vit reclus dans son cottage. Qu’à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance. Mais l’éditeur du romancier ne va pas lui faciliter la tâche…

Au sein d’un Paris pittoresque et gourmet, le Sourire des femmes nous offre une comédie romantique moderne, non sans un zeste de magie et d’enchantement.

Le sourire des femmes de Nicolas Barreau

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Ce que j’en pense : Il y a certaines périodes dans la vie où l’on a besoin de se remonter le moral et de croire à nouveau en l’amour. Eh bien, ce livre est idéal pour ce genre de périodes !

Ne nous mentons pas, Le Sourire des femmes est loin d’être le roman philosophique de l’année… mais ce n’est pas non plus ce qu’on lui demande ! L’histoire y est légère et divertissante et il ne faut y chercher ni nuances ni profondeur.

J’ai d’ailleurs eu l’impression de lire l’histoire d’une comédie cucul romantique à l’américaine avec son happy ending couru d’avance.

A mon sens, ce livre a été écrit pour des étrangers cherchant à lire des romans dont l’histoire se déroule à Paris. 

 

Le sourire des femmes de Nicolas Barreau

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Tout d’abord, les prénoms des personnages sont clichés à souhait et ne sont plus utilisés depuis à peu près un demi-siècle : Bernadette la bonne copine, Claude l’ex cruel, Jacques le cuisinier, Suzie la serveuse et André l’amoureux transi..

Ensuite, le Paris décrit par Nicolas Barreau (et puis.. est-ce vraiment lui ou un pseudonyme ? cf. l’histoire du roman) ne montre que le côté romantique et édulcoré de la ville sans en montrer jamais la réalité.

« J’étais si heureuse, il y a quatre ans, lorsque j’avais trouvé mon appartement dans ce petit quartier vivant qui s’étend au-delà de la grande artère, jusqu’à la rive de la Seine ! J’apprécie ses ruelles et ses rues tortueuses, ses étals de légumes, d’huitres et de fleurs, ses cafés et ses commerces. J’habite au troisième étage, dans un vieil immeuble sans ascenseur, aux escaliers de pierre usés. » 

Il a juste oublié de préciser que les légumes, les huitres et les fleurs sont hors de prix, qu’on peut se faire voler son téléphone portable dans les rues tortueuses et qu’il est impossible de monter ses packs d’eau quand on vit seule au troisième sans ascenseur !

Les personnages sont ce qu’on attend d’eux. Aurélie est une jeune femme blonde aux cheveux longs et bouclés, portant des robes de toutes les couleurs, souvent aves petits pois. Elle reste ce personnage un peu niais, déçu par l’amour mais une éternelle optimiste. André, quant à lui, est un vieux garçon célibataire depuis des années au grand désespoir de sa maman. Peu habitué à avoir une vie sociale, il est plutôt maladroit dans sa manière d’aborder les relations amoureuses mais il reste pétri de bons sentiments dans le fond.

Le style de l’auteur est agréable sans être extraordinaire et j’ai beaucoup aimé la double narration. Une petite mention spéciale pour les recettes en fin de livre que j’ai trouvées particulièrement originales !

Vous l’aurez compris, Le Sourire des femmes est un roman divertissant, sans grand rebondissement qui s’adresse à la jeune fille romantique et fleur bleue qui sommeille en vous.

 

Ma note : 2,75/5

 

Publié dans Littérature

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