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Plonger de Christophe Ono-dit-Biot

Publié le par mademoisellechristelle

Plonger de Christophe Ono-dit-Biot

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L’histoire : « Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. »

Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s’ouvre, on l’appelle pour lui dire qu’on l’a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l’Arabie.

Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.

Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Plonger de Christophe Ono-dit-Biot

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Ce que j’en pense : voilà encore la preuve qu’un roman primé n’est pas forcément un gage de qualité. En l’occurrence, le roman de Christophe Ono-dit-Bio a été récompensé par l’Académie française elle-même.

« Plonger » raconte le naufrage d’un couple, César et Paz, qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

Lui, est un journaliste quadragénaire plutôt en vogue (comme l’auteur). Traumatisé par ses reportages dans le monde (le tsunami en Thaïlande et la guerre au Liban au cours de laquelle il sera retenu comme otage), il se dit avoir tout vu et tout vécu. Du coup, il se reconvertit dans la culture et c’est à cette occasion qu’il va rencontrer Paz, dont il va tomber fou amoureux.

Elle, est une talentueuse photographe espagnole au caractère volcanique ; elle est aussi impulsive et insouciante. Paz préfère la compagnie des requins à celle des humains (?!) ; elle a l'impression d'étouffer en Europe et veut parcourir le monde, au grand désespoir de César.

Ils vont avoir un fils, Hector, qui comble de joie son père et sera délaissé par sa mère. C’est à lui que s’adresse le narrateur.

Plonger de Christophe Ono-dit-Biot

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Ce qui est étouffant en réalité, c’est cette histoire d’amour qui prend toute la place dans le roman et qui, soyons francs, n’a pas grand intérêt. En tant que lecteur, on n’en ressort ni grandi, ni épanoui.

Le narrateur est détestable : une espèce chiffe molle, un pauvre type qui se croit omniscient mais qui ne comprend rien à mon sens. De plus, le livre accumule les clichés. J’ai particulièrement apprécié celui des femmes qui cuisinent parce que ce sont des « femmes qui aiment » (pendant que Monsieur se gratte tranquillement, tout en ayant les pieds sous la table).

Et quant au style, je le trouvais sophistiqué et poétique au début. Puis il a fini par m’agacer, au point que je le trouvais pédant à la fin. Le récit est plein de lourdeurs, de descriptions inutiles et interminables.. bref, on s’ennuie ! Le rythme s’accélère un peu à la fin, mais il est déjà trop tard : la magie n’a pas pris.

Vous l’avez sans doute compris, « Plonger » est une vraie déception pour moi.. la baignade est donc déconseillée..

 

Ma note : 1/5

 

 

Publié dans Littérature

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