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Mille jours en Toscane de Marlena de Blasi

Publié le par mademoisellechristelle

mille jours en toscaneL'histoire : « Mille jours en Toscane » est la suite du livre « Mille jours à Venise » dans lequel Marlena, chef de cuisine, journaliste et écrivain, racontait comment elle avait tout plaqué pour rejoindre Fernando, qu'elle a épousé à Venise.

Dans ce nouvel opus, Fernando a quitté son travail à la banque, se sentant prisonnier d'un système qu'il ne reconnaît plus. Lui et Marlena décident donc de vendre leur appartement pour louer une petite maison de caractère située dans un tout petit (mais merveilleux) village toscan, San Casciano

Malgré une petite appréhension au départ, Marlena et son mari coulent des jours paisibles et heureux en Toscane où ils mènent une vie faite de plaisirs très simples : on mange, on boit, on part à la cueillette aux champignons, on s'entraide entre voisins.. en somme, on vit..


Ce que j'en pense : je souhaitais tout d'abord remercier Babelio et les éditions Folio pour m'avoir offert ce livre dans le cadre de l'opération masse critique. En effet, dès que j'ai vu le mot « Toscane », j'ai immédiatement tenté ma chance.. et j'ai gagné !

S'il y a bien une chose que l'on peut retenir de ce livre c'est : vivons heureux, vivons simplement !

Dans « Mille jours en Toscane », Marlena de Blasi décrit son quotidien dans le village de San Casciano, où elle vient de s'installer avec son mari Fernando afin de recommencer une nouvelle vie. Elle y raconte également les différentes rencontres qu'elle y fait.

Ses journées sont sans grands rebondissements certes, mais ponctuées de petits bonheurs simples, qui suffisent à la rendre heureuse.

Elle nous fait part également de ses sentiments, ses peurs en arrivant dans un nouvel endroit, ses doutes quant au projet qu'elle a développé avec son mari et sa sincère sympathie pour les habitants du village..

beignets-de-fleurs-de-courgettes-et-aubergines-82032.jpgMais surtout, Marlena fait découvrir à son lecteur les spécialités culinaires locales (rappelons qu'à l'origine, elle est chef) et.. nous en donne la recette ! Et ça, c'est vraiment appréciable !

En effet, lorsqu'on lit ses impressions sur la cuisine toscane et les saveurs qui s'en dégagent, on a carrément l'eau à la bouche et qu'une envie : découvrir ces plats à notre tour ! Et je vous le dis chers lecteurs.. ce livre donne faim !!! Aussi, le fait d'inclure les recettes directement dans le livre rend le rêve gustatif toscan beaucoup plus accessible.

Le goût n'est pas le seul sens mis en exergue par le roman. On sent un réel amour et un profond attachement de l'auteur dans la description de son environnement et de la population locale ; à tel point que lorsque je lis Marlena de Blasi, j'ai l'impression d'être à mon tour sur place, en Toscane. Il me suffit juste de fermer les yeux et d'imaginer les collines verdoyantes à perte de vue, les rangées d'oliviers, ou de déguster un vin italien tout en sentant les bonnes odeurs qui se dégagent des cuisines des « nonna » italiennes.

J'ai eu la chance de visiter le village dont il est question dans le roman : San Casciano. Et je peux vous dire que les descriptions y sont fidèles, que les toscans sont réellement attachants et que la cuisine locale y est divine. Je ne peux donc que partager l'enthousiasme de l'auteur pour cette région dont je suis moi aussi tombée amoureuse (oui, bon d'accord, à cause d'un homme aussi).

Pour finir, je dirais que le roman de Marlena de Blasi n'est peut être pas le roman du siècle avec suspens extraordinaire mais il a mérite d'être apaisant et nous fait voir la vie autrement et simplement. Le bonheur est à notre porte, il suffit de regarder autour de soi pour en cueillir les fruits.

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Et pour finir, une petite citation : « Je commencerai par dire que c'est difficile de parler de ce que les Toscans boivent sans mentionner d'abord ce qu'ils mangent. Disons que la journée d'un Toscan se déroule de la manière suivante : quand il se lève, il prend un caffè ristretto con grappa, un petit café très serré sur lequel il fait le signe de la croix avec un jet de grappa, ce qui remplace la prière du matin. Du laid chaud, du pain ou un cornet à la confiture, voilà de quoi rompre le jeûne de la nuit. Vers neuf heures, au bout de trois heures de travail dans les champs, il boit un verre de vin rouge pour se donner du cœur à l'ouvrage, qu'il accompagne d'un sandwich à la mortadelle. Ensuite, un espresso. Vers midi, un apéritif léger, genre Campiri soda ou prosecco. A une heure, il s'attable avec un litre de rouge à portée de main et prend un bon déjeuner, le repas le plus long de la journée, mais pas forcément très lourd : des crostini, pour commencer, ou du salami, ou du melon, des figues, du fenouil braisé, ou des aubergines. Après, une soupe épaisse ou des haricots à la sauge. Puis un ragoût de lapin aux olives ou du veau ou aux artichauts, pommes de terre sautées, haricots verts à l'ail ou épinards. Pour finir, une grappina, en fait un grand verre de grappa qui fera office de digestif avant la sacro-sainte sieste. »

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Nos étoiles contraires de John Green

Publié le par mademoisellechristelle

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L'histoire : Hazel Grace Lancaster est une jeune fille de dix sept ans atteinte d'un cancer de la thyroïde, dont elle sait qu'elle ne guérira jamais. Sa maladie l'oblige à transporter en permanence une bonbonne d'oxygène sur laquelle sont branchés ses poumons et qui l'aide à respirer.

En attendant sa mort, Hazel passe ses journées à regarder des émissions débiles à la télé et à lire dans sa chambre dans laquelle elle préfère rester seule et évite tout contact avec l'extérieur. En effet, Hazel a peur de s'attacher ou que l'on s'attache à elle, car elle se définit comme une « grenade » à retardement.

« Je suis une grenade, ai-je répété. Je ne veux pas voir de gens. Je veux lire des livres, réfléchir et être avec vous, parce que vous, je ne peux pas faire autrement que de vous faire du mal, vous êtes déjà dedans jusqu'au cou. Alors laissez-moi faire ce que je veux. Je ne fais pas une dépression. Je n'ai pas besoin de sortir. Et je ne peux pas être une ado normale parce que je suis une grenade ».

Toutefois, pour ne pas couper totalement le contact avec les autres, sa mère l'oblige à fréquenter un groupe de soutient pour les enfants malades.

C'est au cours d'une séance de groupe qu'elle va rencontrer d'Augutus Waters, un garçon de seize ans en cours de rémission. Entre les deux adolescents, quelque chose se passe immédiatement, dès le premier regard.

Et c'est ainsi que naquit l'une des plus belles et les plus extraordinaires histoire d'amour de la littérature.. Une histoire qui mènera nos deux personnages à réaliser un projet un peu fou, mais qui se révèlera une belle aventure humaine au final.

 

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Ce que j'en pense : eh bien, je dois avouer que c'est la première fois que j'ai pleuré autant pour un livre (mes yeux étaient mouillés dès la page 40).

Il m'est d'ailleurs très difficile d'écrire quelque chose après avoir lu un tel roman, tant sa lecture fut intense. De plus, condenser en un billet toutes les émotions qui se dégagent du roman de John Green et tout ce que j'ai pu ressentir en tant que lectrice n'est pas facile. En effet, quoi que j'écrive, j'ai toujours l'impression que mon billet ne lui rend pas assez hommage.

De plus, de nombreux billets ont été rédigés et il n'est pas facile d'être originale et de ne pas répéter ce qui n'a pas déjà été écrit.. Mais bon.. voici tout de même mon humble avis (qui sera sans doute perdu dans la masse).

Vous l'aurez sans doute compris, « Nos étoiles contraires » fut une lecture vraiment très forte, parfois difficile, mais qui vous montre la vie sous un autre aspect, en l'occurence, celui d'une mourante.

Cela faisait quelques mois que je voyais mes camarades de la blogosphère s'extasier devant le roman de John Green, en hurlant au génie. J'avais donc très envie de découvrir moi aussi ce fameux livre. L'histoire ? Deux adolescents atteints d'un cancer qui tombent amoureux l'un de l'autre. Humm.. assez morose, mais bon, essayons tout de même.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas déçue..

La première chose qui interpelle le lecteur en ouvrant le livre, c'est le ton employé par l'auteur. En effet, dès les premières pages, les mots « jeune » (16/17 ans), « cancer » et « mort » sont associés sans détour et sans jamais employer aucune métaphore. Le lecteur est donc immédiatement mis dans le bain..

« L'année de mes dix sept-ans, vers la fin de l'hiver, ma mère a décrété que je faisais une dépression. Tout ça parce que je ne sortais quasiment pas de la maison, que je traînais au lit à longueur de journée, que je relisais le même livre en boucle, que je sautais des repas et que je passais le plus clair de mon immense temps libre à penser à la mort ».

Le style est franchement direct, percutant, assez familier (il vise les adolescents), mais surtout, l'auteur fait tomber les barrières, évoque directement certains sujets comme la mort, considérée pourtant comme un tabou de nos jours ; le tout, sans jamais susciter la pitié du lecteur.

Et c'est vrai. Je n'ai jamais eu pitié des deux personnages principaux, Hazel et Augutus, ni eu envie de les protéger de la mort. Bien au contraire, je n'ai pu qu'admirer leur maturité et leur force qui donnent au récit tout son caractère réaliste. Et c'est grâce à son réalisme, à mon sens, que la majorité des critiques affirment que John Green a évité le piège du « pathos » en racontant l'histoire de deux adolescents sur le point de mourir, car ce sont deux adolescents qui gardent les pieds sur terre.

Certes, on pleure en lisant « nos étoiles contraires » mais on ne peut que trouver, assez paradoxalement, l'histoire incroyablement positive.

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« Nos étoiles contraires » retrace l'histoire de deux adolescents qui vont vivre une véritable passion l'un pour l'autre, passion qui les conduira jusqu'au bout du monde. L'aventure qu'ils vivront tous les deux va au delà du simple projet mené dans le cadre d'une association pour enfant malade, c'est un partage, une expérience très forte vécue en couple autour d'une passion commune : la littérature.

Cela nous montre à quel point être en phase avec l'être aimé tant sur le plan physique que spirituel est fondamental pour qu'une simple passion se transforme en une véritable histoire d'amour.

L'issue du roman ne fait aucun doute dès les premières pages et on sent tout de suite qu'un personnage ne survivra pas. La mort est une fin plutôt classique pour une histoire d'amour, mais le talent de l'auteur fait qu'on est véritablement happé, comme pris au piège par la romance sans même s'en rendre compte. L'auteur évite ainsi le cliché de l'histoire d'amour dramatique parfumée à la vanille et à l'eau de rose, et ce, pour le plus grand bonheur de la lectrice que je suis.

Les deux personnages principaux sont tout simplement extraordinaires. Ils ont un sens de la répartie inégalable (certaines répliques m'ont valu des fous rires toute seule dans le bus), une bonne grosse dose d'humour (tantôt cynique, tantôt noir) mais ils ont également beaucoup de recul par rapport à leur maladie et sont d'un réalisme parfois déconcertant pour nous autres adultes en bonne santé.

« - Il n’est pas aussi intelligent que ça, ai-je dit à Julie.
- Hazel a raison. C’est juste que la plupart des mecs canon sont stupides. Par conséquent, je me situe au-delà des espérances.
- Oui, il est avant tout sexy, ai-je déclaré.
- C’en est parfois aveuglant, a-t-il renchéri.
- D’ailleurs, Isaac, un de nos copains, est devenu aveugle à cause de ça.
- Quelle tragédie ! Mais comment puis-je m’empêcher d’être mortellement beau ?
- Tu ne peux pas.
- Ah, c’est un fardeau d’avoir un visage sublime.
- Sans parler de ton corps.
- Ne me lancez pas sur le sujet de mon corps parfait. Il faut éviter de me voir nu, Dave. Hazel Grace m’a vu nu et ça lui a coupé le souffle, a-t-il dit avec un petit signe de tête en direction de ma bonbonne d’oxygène ».

La passion et le dévouement d'Augustus pour Hazel ont bien évidemment fait battre le petit cœur de la midinette que je suis. Augutus aimera passionnément sa belle jusqu'au bout et lui offrira un cadeau à la mesure de sa passion qui m'a touché en plein cœur (aie, ça fait mal). L'auteur nous montre ainsi un personnage généreux, exubérant, romantique, infiniment drôle, parfois cynique mais tellement réel.

Hazel, quant à elle, bien qu'enfermée dans son carcan de protection, finit petit à petit par se libérer de ses propres démons et le lecteur ne peut être que ravi et enjoué d'assister à la métamorphose d'une petite chenille en un joli papillon épanoui.

Et dire que ces deux là ne sont même pas majeurs.. Il y a vraiment de quoi réfléchir sur la façon dont nous gérons notre propre existence et la place que nous accordons aux valeur profondes de la vie.. Ces deux là sont à prendre en modèle.

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Hazel et Augustus ont pleinement conscience de leur humanité puisqu'ils savent qu'ils ne survivront pas à la maladie et que leur mort n'est qu'une question de temps ; alors que nous mêmes, avons de la peine à réaliser que nous mourrons tous un jour, peu importe qui nous sommes : homme ou femme, riche ou pauvre, beau ou laid puisque nous préférons éviter le sujet, faisant de la mort (et même la dignité dans la mort) un sujet tabou de notre société.

La lecture de ce roman peut être parfois difficile car on est souvent mal à l'aise par rapport à la maladie des enfants, qui viennent à peine de commencer leur vie. Et puis, mis à part les reportages dans les hôpitaux avec gros plans sur les petits-enfants malades, on ne parle jamais sérieusement de la maladie chez les jeunes. On est donc peu habitué à ce que quelqu'un évoque directement le sujet, sans passer par la case « aies pitié de moi ».

Finalement, entre rires et larmes, j'ai passé un excellent moment à lire dévorer le roman de John Green qui est selon moi un véritable petit bijou et que je ne peux que vous encourager à lire. Vous verrez, il vous redonnera envie de sourire à la vie !

 

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Et pour finir, une petite citation : « Sans souffrance, comment connaître la joie ? » Un point de vue que j'avais toujours trouvé d'une stupidité et d'un manque de finesse inouïs. Pour le démontrer, il suffisait de dire que, même si le brocoli existait, ça n'empêchait pas le chocolat d'être bon. »


 


 

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L'enfer commence avec elle de John O'Hara

Publié le par mademoisellechristelle

l'enfer commece avec elleL'histoire : New-York dans les années 1930. Weston Liggett, marié et père de famille, rencontre la sulfureuse Gloria Wandrous, avec qui il aura une aventure d'un soir.

Il deviendra alors obsédé par sa maîtresse pour qui il voudra quitter femme et enfant et la traquera dans tous les bars de la ville afin de la convaincre de s'enfuir avec lui.

Ce que j'en pense : Un livre de 315 pages.. avec une histoire que l'on peut résumer en une seule phrase.. c'est dommage..

On peut lire sur la quatrième de couverture que John O'Hara est considéré par la critique comme le « Balzac » américain. J'étais donc très curieuse de lire ce que pouvait donner une telle plume, d'autant plus que l'un des sujets du livre est l'un de mes sujets de prédilection : les relations hommes-femmes, avec cette fois-ci une option garce-qui-s'assume.

Eh bien, je dois dire que je suis assez déçue dans l'ensemble..

Tout d'abord, force est de constater que le début du livre est vraiment trop brouillon. En effet, de nombreux personnages nous sont tous présentés en même temps et on a du mal à comprendre qui couche avec qui fait quoi avec qui. De plus, certains personnages ne sont d'aucune utilité pour la suite du roman, et il est fort dommage de s'appesantir sur eux si longtemps.

Or, les deux personnages principaux du roman sont Gloria et Weston, les autres personnages étant censés graviter autour d'eux. Mais ce n'est pas du tout le cas dans le roman de John O'Hara et la multiplicité des personnages rend la lecture beaucoup plus complexe qu'il ne le faudrait.

nye_1930.jpgL'histoire se déroule dans le New-York des années 1930 soit en plein pendant le krach boursier et en pleine prohibition. Néanmoins, aucun des personnages ne semble s'en préoccuper et tous vivent dans une espèce d'insouciance et de naïveté, qui fait que l'on oublierait presque la période pendant laquelle les personnages vivaient.

D'ailleurs, on pourrait presque comparer cette époque à la notre, puisque nous connaissons nous aussi une crise sans précédent, mais, comme dans le roman de John O'Hara, le plus important, c'est de sortir dans les endroits à la mode, bien s'habiller et claquer tout son pognon dans des futilités ou dans des produits de luxe.

On sent également la volonté de l'auteur de nous faire comprendre que les années 1930 aux Etats-Unis étaient une période de véritable débauche : tout le monde couche avec tout le monde, les maris trompent tous leurs femmes et les gens ne s'abreuvent que de boissons alcoolisées.. Bref, l'auteur nous livre une forte critique de la société bourgeoise américaine de l'époque, vivant dans une sorte de déni des réalités et ne se préoccupant que de choses futiles.

Si le roman s'intitule « l'enfer commence avec elle », c'est parce que l'enfer, c'est Gloria.

la-venus-au-vison.jpgGloria est une femme d'une vingtaine d'années à la sexualité plus que libérée et qui s'assume tout à fait comme telle. Elle se définit d'ailleurs elle même comme une « salope » parce qu'elle « sait ce qui est bien et mal, mais le mal la tente toujours ». En plus d'être volage, c'est une femme extrêmement capricieuse, irresponsable, et qui n'obéit qu'à ses seules pulsions et ses désirs.

Gloria collectionne les amants et parmi eux, il y a Weston Liggett.

Weston est un homme plutôt lâche et égoïste (un homme, quoi) et qui a tendance à faire passer ses désirs avant ceux des autres, et notamment ceux de sa femme et de ses deux filles, voire même ceux de sa maîtresse Gloria, qu'il tente de convaincre de le suivre, nonobstant ses propres désirs qu'il ne prendra jamais le temps de découvrir.

Gloria entretiendra des relations ambiguës avec les hommes qui l'entourent, ce qui tient sans doute à son passé, que je ne peux dévoiler ici sans dévoiler le roman. D'ailleurs, je ne peux que regretter le fait que l'auteur n'ait pas pris le temps d'approfondir les rapports entre Gloria et les hommes (et notamment sa liaison avec Weston, qui ne prend pas beaucoup de place, alors que c'est l'histoire principale du roman) car je pense que cela aurait donné une tournure vraiment intéressante au roman.

La-VENUs-AU-VISON.jpgAu final, que penser de « l'enfer commence avec elle » ? Ce sera un espoir déçu pour ma part car je m'attendais à une très belle plume nous contant une histoire dans laquelle je serai complètement happée et qui m'apprendrait des choses sur les relations hommes-femmes, option garce délurée, une histoire d'amour passionnelle, fusionnelle, intense, un amour impossible.. Mais que nénni.. Je n'ai rien eu de tout cela..

A la place, je n'ai pu lire qu'un blabla sans fin (l'histoire doit commencer à peu près à la page 200) et de longues descriptions, le tout sans vraiment beaucoup de suspens. Ne lisez donc pas "l'enfer commence avec elle" simplement pour l'histoire, mais pour la toile de fond du livre à savoir la critique de la société bourgeoise américaine de l'époque.

Sans doute l'histoire d'amour entre Gloria et Weston n'aura été qu'un prétexte pour l'auteur..

Pour info, le roman de John O'Hara a été adapté au cinéma en 1960, sous le titre La Vénus au vison, avec Elizabeth Taylor dans le rôle principal.


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Et pour finir, une petite citation : « Depuis que je la connais, ma vie n'est que mensonge. Que le diable l'emporte. Je suis une homme bien. Je suis un homme mauvais, pire que mauvais, mais elle est encore pire que moi. Elle est vraiment mauvaise, elle est mauvaise, elle est le mal. Pas seulement le mal, le Mal avec un grand M. Tout ce que j'ai fait de mal, c'est elle qui devrait en porter le poids sur la conscience, car elle m'a corrompu, je n'avais jamais pêché avant de la connaître. […] Cette fille est mauvaise, et l'enfer ne sera pas assez brûlant pour elle. »



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Happy birthday to you my blog !

Publié le par mademoisellechristelle

 

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Bon, je l'avoue, mon premier bloganniversaire me rend un petit peu émue..

En effet, il y a un an, des évènements personnels m'ont fait me recentrer sur moi même, afin de pouvoir trouver ce qui me passionnait réellement dans la vie. Deux éléments sont très vite arrivés en tête de liste : la littérature et l'ouverture aux autres.

Mais alors, que faire avec ces deux envies ? Un blog bien sur !

Aussi, après avoir eu une vie professionnelle plus que chargée pendant deux années et après en avoir souffert énormément, j'ai décidé de consacrer un peu plus de temps à ce qui me passionnait réellement et animait mon existence. Et c'est là que j'ai redécouvert la littérature..

Non mais quel bonheur ! Je pouvais à nouveau dévorer des tonnes et des tonnes de livres, tous aussi différents les uns des autres, me plonger dans de nouvelles histoires, m'évader et me recréer un nouveau monde, me forcer à rester éveillée un peu plus tard car il fallait que je finisse absolument un chapitre.. ou deux..(trop de suspens !), rire, m'émerveiller ou pleurer à mesure que se déroule l'histoire, prendre des notes et réfléchir sur les thèmes proposés par les auteurs..

A mon sens, pouvoir lire est une forme de liberté, car la lecture vous apporte la liberté de penser par soi même (en somme, d'exister) et de s'affranchir des convenances et de la pensée toute faite (en somme, d'avoir un sens critique).

Et quoi de mieux que le bonheur quand il peut être partagé !

De plus, rédiger un blog, ce n'est pas seulement rédiger quelques billets par ci, par-là.. C'est aussi faire des rencontres blogesques (virtuelles certes, mais que je n'aurais sans doute jamais faites sans ma connexion Internet), faire connaissance avec de jeunes auteurs, éveiller sa conscience ainsi que celle des autres, faire vivre le français (alors que les programmes télévisuels contribuent à le faire mourir) ou en revanche, faire mourir ma carte bleue (et faire le bonheur d'amazon)..

Bref, cela fait un an que je me suis ouverte à un nouveau monde auquel, je l'avoue, je suis devenue complètement accroc et, foi de bloggeuse, ce n'est pas prêt de s'arrêter !

 

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Et comme les anniversaires sont souvent accompagnés d'un bilan, voici le bilan d'une année de lecture par Mademoiselle Christelle.

Sur les 37 livres lus en une année, mon top 5 est.. (roulement de tambour) :

 

1. La femme au miroir de Eric-Emmanuel Schmitt 

 

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Incontestablement (presque) parfait ! Le livre écrit par un homme qui comprend les femmes

 

2. Beauté fatale de Mona Chollet

 

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Ce livre est une véritable claque, un vrai réveil des consciences comme je les aime en matière de condition de la femme

 


3. Le monde de Sophie de Jostein Gaarder 

 

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Tout simplement parce qu'il m'a réconcilié avec la philosophie (et c'était pas gagné) et que c'est un livre que je qualifierais d'intelligent

 


4. L'élégance du hérisson de Murielle Barbery 

 

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Parce que je suis moi aussi un petit hérisson..

 


    5. Le cœur cousu de Carole Martinez

     

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    Autant de poésie et une écriture si belle et si raffinée ne pouvait qu'être signalée !



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