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Vernon Subutex de Virginie Despentes

Publié le par mademoisellechristelle

Vernon Subutex de Virginie Despentes

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La quatrième de couv’ : QUI EST VERNON SUBUTEX ?

Une légende urbaine.

Un ange déchu.

Un disparu qui ne cesse de ressurgir.

Le détenteur d’un secret.

Le dernier témoin d’un monde disparu.

L’ultime visage de notre comédie inhumaine.

Notre fantôme à tous.

Ce que j’en pense : cela faisait longtemps que j’attendais un nouveau roman de Virginie Despentes, l’un de mes auteurs fétiches. Et en refermant le livre, je dois avouer, chers amis lecteurs, que je suis plutôt frustrée..

Je m’explique..

Certes, le style de Despentes est toujours le même : trash, cru, vulgaire à souhait.. elle dépote toujours autant et on en redemande ! Le problème, c’est le fond. « Vernon Subutex » n’est qu’une galerie de portraits  sans récit aucun qui s’enchainent et qui s’articulent autour du personnage principal qui a donné son nom au roman.

Vernon est un quinquagénaire resté à l’époque de l’adolescence et dont les piliers de vie sont sexe, drogue et rock n’roll. Vernon n’est pas particulièrement ambitieux, il n’est pas non plus prévoyant et vit au jour le jour sans se prendre la tête. Aussi, quand il a dû fermer son magasin de disques car il a fait faillite, Vernon s’est retrouvé complètement pris au dépourvu.

 

Vernon Subutex de Virginie Despentes

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Rattrapé par la vie (et par ses dettes), Vernon a été expulsé de son appartement puis est devenu sdf. Avant son expulsion, son ami et chanteur Alex Bleach a enregistré chez lui une vidéo dans laquelle il livre son « testament » et balance accessoirement quelques saloperies sur le monde du show-biz. Alex Bleach décèdera juste après avoir enregistré cette vidéo.

Croyant pouvoir en tirer un bon prix pour survivre quelques temps, Vernon n’imaginera pas que la terre entière va se mettre à la recherche de cette vidéo et surtout de son propriétaire, Vernon Subutex.

Ce nouveau roman sert de prétexte à l’auteur pour dresser un portrait au vitriol de notre société : le monde de la musique, les riches, les pauvres, les stars du porno, les trans, les extrémistes, etc.. tout le monde en prend pour son grade ! On retrouve des thèmes sombres chers à Despentes comme la drogue, le sexe ou encore la prostitution. On y retrouve également un personnage énigmatique, déjà présent dans « Apocalypse bébé », la Hyène.

Mais quid du récit ? Il n’y en a pas ! Ce tome 1 n’est qu’une façon de planter le décor. Le lecteur attend à présent que l’histoire se déroule et de comprendre comment lier entre eux cette multiplicité de personnages..

Y a pas à chier : ce tome 1 reste quand même une réussite et on a vraiment plaisir à rentrer dans cette « comédie (in)humaine ».  On attend à présent l’acte II.

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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La garçonnière de Hélène Grémillon

Publié le par mademoisellechristelle

La garçonnière de Hélène Grémillon

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987. C’est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout.

Les êtres humains, si.

Ce que j’en pense : Voilà un livre qui m’a (enfin) fait vibrer ! Après des mois et des mois de platitude littéraire, j’ai à nouveau ressenti le frisson de la lecture.

L’histoire se passe en Argentine et l’intrigue est construite autour de la mort de la femme du psychiatre Vitorrio Puig. C’est Eva Maria, l’une de ses patientes les plus dévouées (et accro à l’alcool la psychanalyse) qui va tenter de retrouver l’assassin, car elle est persuadée de l’innocence de Vittorio.

Elle découvrira surtout les secrets inavouables de la vie de Vittorio Puig sur un fond de dictature militaire et de tango (argentin, bien sûr). Ses recherches vont également la renvoyer vers ses démons intérieurs et l’obliger à faire face à sa propre histoire.

La garçonnière de Hélène Grémillon

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Les principaux thèmes abordés sont la jalousie et le rapport au passé. La jalousie évoquée par Hélène Grémillon est une jalousie destructrice car elle entraîne notre propre perte, et dévastatrice car elle entraine la mort du couple. Hélène Grémillon aborde également le lien indéfectible qui nous lie à notre passé et comment celui-ci conditionne notre présent ; le travail d’un psychiatre consistant d’ailleurs à révéler et analyser ce lien.

On rentre véritablement dans l’intimité, la psychanalyse des personnages. Les lieux où se dérouleront les scènes du roman renvoient également à l’intimité car ils sont propices aux confidences : un parloir, le cabinet de Vittorio, la chambre d’Eva Maria, une salle où on donne des cours de tango, etc. L’intime est mêlé à l’Histoire puisque la toile de fond du roman est l’Argentine post dictature militaire. Et d’ailleurs, le roman révèlera les secrets, l’intimité de l’Histoire elle-même.

Hélène Grémillon ballade son lecteur du début à la fin et fait danser ses personnages telles des marionnettes désenchantées dans le petit théâtre d’où elle tire les ficelles. L’intrigue, à la fois policière et psychologique, est complètement addictive. Le style est fluide et agréable à lire. Bref, un vrai coup de cœur en ce qui me concerne.

J’ai tenté de pénétrer dans l’intimité de cette « Garçonnière » et j’en suis ressortie bouleversée par le final où la « Garçonnière » a enfin révélé ses secrets..

Ma note : 4,5/5

Publié dans Littérature

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Un homme effacé d’Alexandre Postel

Publié le par mademoisellechristelle

Un homme effacé d’Alexandre Postel

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La quatrième de couv’ : Damien North est professeur de philosophie dans une université cossue. Veuf, il mène une vie triste et solitaire. Mais un jour, il est embarqué par la police qui l'accuse d'avoir téléchargé sur son ordinateur des images provenant d'un réseau pédophile...

L'affaire fait grand bruit, d'autant que Damien est le petit-fils d'Axel North, figure politique historique. L'inculpé a beau se savoir innocent, chacun se souvient d'un geste, d'une parole qui, interprétés à la lumière de la terrible accusation, deviennent autant de preuves à charge. Même une banale photo de sa nièce, unique enfant de son entourage, ouvre un gouffre d'horribles suppositions.

Le terrible engrenage commence tout juste à se mettre en marche. Alexandre Postel décrit avec acuité la farce des conventions sociales, les masques affables sous lesquels se cachent le pouvoir, la jalousie ou le désir de nuire - et les dérives inquiétantes d'une société fascinée par les images.

Ce que j’en pense : Tout d’abord, je souhaitais remercier les éditions Folio qui m’ont permis de découvrir Alexandre Postel, que je ne connaissais pas jusqu’à présent. Je n’avais jamais entendu parler de cet auteur et je me plaçais ici dans une totale découverte.

Je dois avouer que j’ai mis un peu plus de temps à rédiger cette chronique, car j’ai eu du mal à me plonger dans le récit qui ne m’a malheureusement pas totalement captivée.

L’histoire de Damien North fait froid dans le dos et ce froid devient carrément glacial quand on pense que son histoire pourrait arriver à n’importe qui.

 

Un homme effacé d’Alexandre Postel

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Imaginez-vous vous lever un beau matin, la police frappe à votre porte, vous emmène au commissariat et vous accuse du pire des crimes : la pédopornographie. On croit d’abord à un malentendu, la police s’en rendra bien compte ; on ressent l’angoisse, la colère et la honte, on clame son innocence, réfute les preuves.. Mais rien ne se passe et vous vous retrouvé jeté en prison tel le pire des criminels.

Le personnage de Damien North est un véritable « présumé coupable » : un homme discret, « effacé », solitaire, vieux garçon, peu sympathique et qui s’exprime maladroitement. Bref, une caricature de lui-même (ou du rat de bibliothèque option prof de philo), un personnage qui manque de nuances.

Mais surtout, il ne sait absolument pas se défendre. Et comme il ne sait pas se défendre et qu’il a « la tête de l’emploi », il va se retrouver à la fois condamné par la justice de son pays (on aimerait quand même savoir lequel) mais également condamné par ses concitoyens, même lorsqu’il sera innocenté.

Comment recommencer à vivre lorsque votre image a été salie et votre humanité piétinée dans un procès instruit uniquement à charge ? Comment recommencer à vivre lorsqu’à la sortie de prison, vos moindres faits et gestes sont épiés, amplifiés et déformés par votre entourage et vos voisins ?

A la lecture d’un « homme effacé », on ne peut s’empêcher de penser à ces hommes que la justice et les justiciables ont condamné parce qu’ils avaient l’air d’un parfait coupable alors qu’ils étaient innocents, comme Patrick Dills ou encore Loïc Secher ou encore l'affaire d'Outreau.

 

Un homme effacé d’Alexandre Postel

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Alexandre Postel nous offre ici une satire sociale en dénonçant les gens trop « bien-pensants » qui ne se fondent que sur les apparences pour condamner quelqu’un. Leur jugement va d’ailleurs faire douter Damien North de qui il est en réalité et de son innocence dans cette affaire, alors qu’elle ne fait pas l’ombre d’un doute.

L’écriture d’Alexandre Postel est agréable à lire mais je regrette tout de même le manque de profondeur du roman, notamment dans la seconde partie, moins journalistique que la première, et qui aurait pu être plus nuancée.

« Au fond, ce n'est pas parce qu'il a été innocenté qu'il est à tout jamais innocent », dira l’une des voisines de Damien North...Et vous, jugez-vous aussi vos voisins uniquement sur leur apparence ?

 

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Le roi disait que j’étais le diable de Clara Dupont-Monod

Publié le par mademoisellechristelle

Le roi disait que j’étais le diable de Clara Dupont-Monod

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La quatrième de couv’ : Depuis le XIIe siècle, Aliénor d'Aquitaine a sa légende. On l'a décrite libre, sorcière, conquérante : "le roi disait que j'étais diable", selon la formule de l'évêque de Tournai...

Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, au côté de Louis VII.

Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d'une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d'un amour impossible.

Des noces royales à la deuxième Croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Âge lumineux, qui prépare sa mue.

Ce que j’en pense : voilà un livre que j’ai trouvé merveilleusement bien écrit tant la plume de Clara Dupont-Monod est fine et nuancée. Les mots sont choisis avec soin et elle décrit comme personne la passion.

Mais (et il y a un « mais ») je dois avouer que je me suis profondément ennuyée..

L’auteur a choisi de nous offrir une histoire fictive de la vie de couple entre Aliénor d’Aquitaine et le roi Louis VII ou l’histoire d’un mariage forcé raté. Et pour cause, ils n’ont tout simplement rien à voir l’un avec l’autre.

Lui a un physique ingrat, est un mou du genou, il est excessivement pieux et se perd dans ses interminables réflexions. Elle est la plus belle femme euh.. fille de treize ans du royaume, elle est capricieuse, manipulatrice, colérique et préfère l’action à la réflexion. Bref, une alliance complètement improbable entre félin et un hippopotame.

A dire vrai, tous deux m’ont profondément agacés. J’ai trouvé leurs traits assez exagérés et poussés à l’extrême. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur ne les a pas rendus aimables.

Le roi disait que j’étais le diable de Clara Dupont-Monod

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L’alternance de leurs deux points de vue est intéressante car ils se répondent l’un l’autre ; cela donne du dynamisme au récit. Toutefois, j’ai déploré le fait qu’il faille parfois lire entre les lignes pour suivre l’histoire qui nous est racontée. En effet, le récit est souvent perdu dans une montagne de détails qui n’apportent pas souvent grand-chose. Du coup, le lecteur est un peu perdu dans la chronologie des évènements, ce qui rend la lecture désagréable.

De plus, le récit manque profondément d’actions et de rebondissements et.. on s’ennuie ! 

« Le roi disait que j’étais le diable » est donc une lecture en demie teinte mais globalement décevante. Vraiment dommage..

Ma note : 3/5

 

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Ce qu’il advint du sauvage blanc de François Garde

Publié le par mademoisellechristelle

Ce qu’il advint du sauvage blanc de François Garde

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La quatrième de couv’ : au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie.

Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.

Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».

Ce que j’en pense : En surface, voilà un livre que j’aurais classé dans la catégorie des « sans plus ni moins » : de ceux qu’on lit facilement, mais qui ne vous emporte pas très loin. Et pourtant, lorsque je me suis donnée la peine de creuser un peu, ma vision de ce livre a pris une toute autre tournure..

Le récit alterne les points de vue de Narcisse, lorsqu’il est abandonné sur une plage en Australie, et d’Octave, qui recueille dix-huit ans plus tard un homme que l’on surnomme « le sauvage blanc ». J’ai toujours apprécié cette forme d’écriture car elle donnait du dynamisme à la lecture.

Toutefois, et à mon sens, l’intérêt d’alterner deux points de vue, c’est de pouvoir se mettre à la place d’un personnage ou d’un autre à un même moment dans le roman et d’avoir une vision différente pour des faits identiques ; c’est aussi de pouvoir croiser les deux récits à la fin.

Or, cela n’a pas été du tout le cas ici. Tout d’abord parce que le point de départ entre les deux récits est chronologiquement différent, car espacé de dix-huit ans, et ensuite parce que non seulement les récits ne se croisent pas, mais ils ne présentent aucune cohérence à la fin. Et par conséquent, il n’y a aucun dénouement commun à la fin, ni pour Narcisse, ni pour Octave.

Ce qu’il advint du sauvage blanc de François Garde

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Si l’on s’intéresse au fond, l’auteur essaie de nous faire réfléchir sur la place que peut occuper un personnage tel que Narcisse dans notre société. Narcisse aurait passé dix- huit ans auprès d’une tribu aborigène australienne et se serait approprié leur langage, leurs us et coutumes, à tel point qu’il en aurait oublié sa vie (occidentale) antérieure.

Du coup, sous couvert d’un prétendu intérêt scientifique, des hommes ont cru bon de l’arracher au milieu qu’il avait apprivoisé pour le ramener à la civilisation, puisqu’il ne pouvait en être autrement. Comment pourrait-on en effet laisser un homme blanc parmi les « sauvages » ?

Je suis assez réservée sur le terme de « sauvage » que je trouve à tendance légèrement raciste et colonialiste. Mais bon, passons..

Si le récit de François Garde est inspiré d’une histoire vraie, il est fort regrettable que l’auteur n’ait jamais pris la peine de se renseigner sur le vrai Narcisse Pelletier et sur la fameuse tribu de « sauvages » qui l’a recueilli.

Il s’avère en effet que, contrairement à ce que François Garde décrit dans son roman, la vraie tribu parmi laquelle a vécu Narcisse Pelletier ne vivait pas complètement nue et ne pratiquait pas non plus le viol comme spectacle. Les « sandbeach people » (leur vrai nom) étaient très doués pour la chasse, n’étaient absolument pas dénués d’humanité (la vraie histoire veut qu’ils aient accueilli Narcisse dès qu’ils l’ont retrouvé sur le plage) et possédaient une culture très riche et complexe.

Pour en savoir plus : http://www.sogip.ehess.fr/spip.php?article415&lang=fr

Par la suite, l’auteur a d’ailleurs avoué qu’il « ne s’était pas documenté » sur Narcisse Pelletier ou sur la tribu des Sandbeach people lorsqu’il a écrit son bouquin, et qu’il « espérait » que ses « sauvages » étaient « vraisemblables »  (http://www.chronobook.fr/evenement-entretien-exclusif-avec-francois-garde-482.html)..

Un regrettable oubli..

Ma note : 0,75/5

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La chute des géants de Ken Follett

Publié le par mademoisellechristelle

La chute des géants de Ken Follett

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Ce que j’en pense : Le moins que l'on puisse dire, c'est que Ken Follet n'aime pas faire court ! Plus de 1000 pages.. ça occupe beaucoup de soirées tout de même !

La chute des géants est une saga historique traitant de la lutte des classes avec la première guerre mondiale en toile de fond. Pour illustrer la chute des grands de l’époque, Ken Follet va se servir de l’histoire de plusieurs personnages fictifs et vivants dans des Etats stratégiques : la Grande Bretagne, l’Allemagne, la Russie et les Etats-Unis.

Si l’offre parait alléchante, le résultat n’est pas tout à fait à la hauteur me concernant. Certes, le livre est extrêmement bien documenté et a dû certainement demander un travail colossal ; certes, le travail d’écriture est indéniable, toutefois.. quel ennui !

Je n’ai absolument pas été emportée dans le tourbillon de cette saga de Follet et suis complètement restée hermétique à son récit. Certains personnages m’ont tout de même touchée (spécial dédicace à Maud et Ethel), mais cela n’a pas suffi pour emporter mon adhésion.

Trop de personnages, des descriptions parfois trop longues, des détails inutiles sont venus alourdir ma lecture. J’ai cherché des rebondissements qui rendrait ma lecture palpitante.. sans jamais les trouver.

Voilà, je suis globalement déçue de ce pavé pourtant si chaudement recommandé.. Reprendrez-vous du tome 2 mademoiselle ? Euh.. je vais réfléchir encore un peu..

Publié dans Littérature

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