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Le monde de Sophie de Jostein Gaarder

Publié le par mademoisellechristelle

le-monde-de-sophieL’histoire : Sophie est une adolescente de quatorze ans qui mène une vie paisible jusqu'au jour où elle trouve dans sa boite aux lettres une enveloppe contenant le message suivant : « qui es-tu ? »

Quelle question idiote ! Comme si elle ne savait pas qu'elle était Sophie Amunsden ! Mais qui était cette Sophie en définitive ? Elle ne savait pas trop au juste.

Sophie examine l'enveloppe : aucune trace de l'expéditeur. Quelques heures plus tard, elle trouve une seconde enveloppe dans sa boite aux lettres contenant cette fois un nouveau message : « d'où vient le monde ? »

Je n'en ai pas la moindre idée, pensa Sophie. Personne ne peut savoir ce genre de choses ! Cependant, la question méritait d'être posée. Pour la première fois de sa vie, elle jugea qu'on ne pouvait quand même pas vivre sans s'interroger sur ses origines.

S'en suivra une drôle de correspondance entre Sophie et le mystérieux auteur de ces lettres qui lui dispensera un cours sur les origines et l'histoire de la philosophie à travers les siècles. Sophie va donc faire la connaissance des grandes figures de la philosophie de Socrate à Sartre en passant par Kant, Darwin ou encore Descartes.

Ainsi, ces cours permettront à Sophie de résoudre les mystères qui entourent son nouveau professeur de philosophie, qui ne sera d'ailleurs pas le seul à lui envoyer de mystérieux courriers. En effet, Sophie va recevoir des cartes postales destinées à une certaine Hilde, rédigées par le père de cette dernière et qui lui sont envoyées à son adresse personnelle. Mais alors, qui est cette Hilde ?

 

Ce que j’en pense : il y a des lectures qui ne vous laissent pas indifférents et vous marqueront pendant longtemps ; ce livre en fait désormais partie..

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, ouvrez votre manuel de philosophie à la page 24.. Comme certains d'entre vous, je dois avouer que je n'ai jamais été vraiment très emballée par les cours de philosophie dispensés au lycée (mais si, avouez, vous dormiez dans le fond de la classe !).

Je souffrais par conséquent de grandes lacunes en la matière. Aussi, j'ai été ravie d'apprendre qu'un livre pouvait combler mes manques.

platon-socrate.jpg« Le monde de Sophie » est un livre rédigé pour des adolescents (il se lit donc très facilement pour un adulte) et a vocation à faire découvrir la philosophie à ses lecteurs en retraçant ses origines, et en présentant ses grands auteurs et leurs théories, le tout de manière très pédagogique.

Et à la lecture de ce livre, un miracle se produit..

En effet, l'auteur réussit avec brio à « vulgariser » la philosophie et à rendre toutes ses théories accessibles à tous. Et pour cela, il mérite tout mon respect.

Les cours sont clairs et les notions présentées sont facilement compréhensibles ; de plus, le professeur de Sophie illustre souvent ses propos au moyen d'exemples modernes, ce qui rend son cours beaucoup plus ludique et nous permet facilement d'assimiler certains concepts qui peuvent paraître opaques. Tout comme Sophie, le lecteur effectue un voyage initiatique dans le monde merveilleux de la philosophie (occidentale uniquement) de l'Antiquité à nos jours.

Et il en ressort transformé..

En effet, à mon sens, « le monde de Sophie » n'a pas pour unique vocation de faire la liste des grands philosophes et leurs théories. Je pense que l'auteur a voulu faire de nous aussi des philosophes en nous amenant tout au long du roman, et même après, à nous poser des questions sur le monde qui nous entoure. Or, s'interroger sans cesse et comprendre ces questions est le propre de la philosophie.

De plus, tout comme Sophie, il m'est également avis que l'auteur a cherché sciemment à développer chez son lecteur son sens critique et son esprit d'argumentation. Et là encore, un auteur qui cherche à développer nos capacités intellectuelles plutôt que nous abrutir mérite encore plus mon respect.

Il est d'ailleurs possible que l'auteur ait cherché à provoquer un (r)éveil des consciences afin que ses congénères puisse prendre conscience du monde qui les entouraient et les amène à réfléchir sur les vraies valeurs de l'existence au lieu de s'appesantir sur des futilités. Mais bon, tout ceci n'est que pure interprétation..

Ajoutez à cela un suspens haletant et permanent du début à la fin du livre, et vous obtiendrez un excellent ouvrage.

Toutefois, la méthode employée par l'auteur, Jostein Gaarder, trouve à mon sens ses limites dans les points suivants.

Sartre.jpgSi au début j’étais séduite par l’idée de « recevoir » les cours tout comme Sophie et d’apprendre en même temps qu’elle, je dois avouer que les « leçons » présentent parfois un caractère rébarbatif. En effet, le livre compte tout de même 618 pages en version poche et, arrivée à un certain stade, j'ai eu plus l’impression de lire un manuel de philosophie de terminale qu’un roman (à conseiller donc fortement à nos petits bacheliers), les cours ayant pris le pas sur l'intrigue.

De plus, il faut souvent revenir en arrière pour bien comprendre « la leçon du jour ». Comprenez, Monsieur Gaarder, qu'il est très difficile de lire d'une traite plus de 600 pages portant sur la philosophie, et que nous autres, lecteurs et prophanes, sommes parfois obligés de refermer votre bouquin, aussi bien écrit soit-il.

Aussi, pour comprendre le cours lors de la réouverture du livre, il est souvent indispensable de relire certains passages lus avant la fermeture sous peine de ne « rien comprendre » et de revivre l'angoisse des cours de terminale.

Par ailleurs, il faut quand même avouer que certains mouvements philosophiques sont beaucoup moins intéressants que d'autres (bon allez, je plaide coupable pour le délit de bâillements multi-récidivistes pendant le Moyen-Age) alors que d'autres, au contraire, ont nettement plus éveillé mon attention et j'aurais souhaité plus de développements.

Ainsi, le récit de Jostein Gaarder est un excellent condensé mais reste insuffisant pour connaître et maîtriser les notions qui y sont présentées.

Pour clore ce billet, je peux vous assurer que Sophie et son professeur de philosophie m'ont énormément marqué et m'accompagneront longtemps dans mes réflexions sur le monde et notamment sur la principale réfléxion du livre : quel est le sens de la vie ?

 

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Et pour finir, une petite citation : « Ce sont toujours ceux qui posent des questions qui sont les plus dangereux. Répondre, ce n'est pas si compromettant. Une seule question peut être plus explosive que mille réponses ».

 

Publié dans Littérature

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Je me tague, tu te tagues, il/elle se tague..

Publié le par mademoisellechristelle

tag

Cela devait bien arriver un jour ou l'autre.. me voilà taguée ! Voici donc les réponses aux 11 questions posées par Didi. Et merci d'avoir pensé à moi !

 

1- Qu'avez-vous en fond d'écran sur votre ordi ? 

 

C'est l'un de mes endroits préférés sur Terre, qui s'appelle le Cap malheureux et qui se trouve à l'ile Maurice (là d'où je viens).

 

Contrairement à ce que son nom indique, c'est l'un des endroits les plus beaux et lumineux que je connaisse et m'y retrouver m'apaise vraiment beaucoup et me transporte de joie !

 

20130319_193606_resized.jpg

 

2- Vous perdez tous vos favoris sur le net.. Comment procéderiez vous pour les récupérer ?

 

Tu veux dire avant ou après avoir pleuré ?

 

 

3- Vous pouvez revivre un événement de votre vie, lequel ? 

 

Eh bien, aussi curieux que cela puisse paraître, je pense que je souhaiterais revivre ma naissance parce que c'est là que tout a commencé..

 

femme_enceinte_grossesse.jpg

 

4-Pouvez vous m'offrir une fleur ?

 

Alors, tu auras droit à ma fleur préférée : le tournesol. Il t'apportera lumière et soleil partout où tu le mettras.

 

tournesol_01.jpg

 

5- Quel a été votre plus gros fou rire ?

 

Je n'ai pas de souvenir d'un fou rire en particulier mais je pense que mes meilleurs fous rires sont ceux que j'ai eu étant petite dans les grandes réunions de famille, lorsque nous nous amusions avec mes cousins et cousines.

 

 

6- Je crois que ma taggueuse a fait un petit oubli..  ;)

 

...

 

 

7- Vous pouvez vous télé transporter, là,tout de suite, où allez-vous ?

 

Vu le temps en ce moment, ce sera direction les Seychelles !!!

 

seychelles.jpg

 

8- Une chanson que vous pouvez chanter à tue tête dont vous connaissez les paroles par cœur ?

 

Your song de Sir Elton John

 

 


 

 

9- Quel est le livre plus ancien dans votre PAL ?

 

Hmmmm.. il doit être tellement enfoui que je ne peux plus retrouver son nom..

 

 

10- Conservez vous vos livres, les prêtez vous, les donnez vous ?

 

Pour ma part, je suis une véritable bibliothèque ambulante !

 

bibliobus.jpg

 

11- Vous ai-je donné envie de lire un livre sur mon blog et si oui lequel ?


Enola Game de Christel Diehl


enola-game.png

 

Et pour celles et ceux qui le désirent, je vous propose de conjuguer le verbe taguer à la personne qu'il vous plaira ! Bonne lecture à tous !



 

 

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Lire un conte à la carte 3 de Jean-Claude Pertuzé

Publié le par mademoisellechristelle

lire-un-conte-a-la-carte-3.jpgTout d'abord, je souhaiterais remercier Babelio ainsi que les éditions ED pour nous permettre de profiter d'une sélection intéressantes d'ouvrages dans le cadre des masses critiques.

 

« Lire un conte à la carte » est un recueil de contes rédigés sous la forme de petites fiches cartonnées. Chaque fiche contient une illustration en couleur au recto et un passage du conte correspondant à l'image au verso.

 

Les fiches contiennent de très jolies illustrations, idéales pour capter l'attention des enfants et elles sont présentées de manière très claires : il est donc très plaisant pour le lecteur d'en faire la lecture.

 

Le troisième volet de la série « Lire à la carte » contient les contes suivants : Barbe-Bleue, Blanche-neige et Cendrillon.

 

Chaque conte est raconté avec des mots simples et le texte est largement accessible pour les enfants en bas âge. Un regret pourtant : on sent que les histoires ont été « raccourcies » pour les rendre plus faciles et accessibles et je les trouve parfois un peu trop courtes.

 

Du coup, la morale du conte n'est pas assez mise en avant ; or, la morale est l'objet même du conte pour enfants (ne pas désobéir à ses parents etc...). Concernant les trois contes proposés, la morale qui en ressort me paraît discutable, mais il s'agit là d'un autre débat..

 

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L'évangile selon Pilate d'Eric-Emmanuel Schmitt

Publié le par mademoisellechristelle

L-Evangile-selon-Pilate---Suivi-du-Journal-d-un-roman-voleL’histoire : Le roman d’EES est divisé en deux récits et se termine, comme plusieurs romans d’EES, par une sorte de journal de bord de l’écrivain.

 

Le premier récit est un prologue intitulé « Confession d’un condamné à mort le soir de son arrestation ». Il est rédigé à la première personne du singulier et retrace les trente premières années de Jésus-Christ. En effet, les textes sont quasi silencieux sur l’enfance et l’adolescence du Christ. EES se penche donc sur la question et choisit de romancer la vie de Jésus jusqu’à son arrestation. Mais surtout, EES va s'intéresser plus particulièrement au moment où Jésus va prendre conscience de qui il est réellement.

 

C’est ainsi que Yéchoua (tous les noms sont en araméens dans le livre), simple fils de charpentier et prédestiné à reprendre l’affaire familiale, sent dès son plus jeune âge qu’il « n’est pas fait pour le cours ordinaire de la vie ». S’il se prend pour une sorte de sage écoutant les malheurs des habitants de son village dans un premier temps, le cours de l’existence de Yéchoua va être bouleversé par les rencontres qu’il va faire. En effet, c’est Yohanân le Plongeur qui, le premier, le reconnaît comme l’élu de Dieu.

 

Refusant d’être le Messie annoncé par les textes, Yéchoua s’enfuit au désert pendant quarante jours au cours desquels il aura une révélation.

 

« Il y a en moi plus que moi. Il y a en moi un être qui n’est pas moi et qui cependant ne m’est pas étranger. Il y a en moi un fond qui me dépasse et me constitue, un tout inconnu d’où part toute connaissance, une immensité incompréhensible qui rend possible toute compréhension, une unité dont je dérive, un Père dont je suis le Fils ».

 

Puis, Yéchoua revient, renforcé. Il se met alors à guérir les malades, à accomplir des miracles et à prêcher la bonne parole. Rejeté par sa propre famille (Yéchoua a plusieurs frères et sœurs), douze hommes vont pourtant choisir de tout quitter pour le suivre sur les routes de Galilée.

 

Mais Yéchoua est avant tout un homme.. Et en tant qu’homme, il éprouve de la peur quant à sa destinée (car il sait qu’il doit passer par la mort) et il doute : est-ce vraiment lui le Messie ?

 

Le second récit, « l’évangile selon Pilate » est également rédigé à la première personne du singulier et sous la forme épistolaire. L’histoire se situe postérieurement à la mort de Yéchoua. On vient rapporter à Ponce Pilate que le corps de Yéchoua a disparu.

 

L’entourage de Yéchoua clame à tous vents qu’il est ressuscité. Pour Pilate, une résurrection est inconcevable. S’en suit alors une enquête policière tout à fait particulière menée par (Sherlock) Pilate en personne : qui a bien pu voler le corps de Yéchoua et dans quel but ?

 

PilateCe que j’en pense : Avouons-le, je suis une grande fan des livres d’Eric-Emmanuel Schmitt. Et en tant que fan, je me devais de lire « l’évangile selon Pilate ». Mais en tant que catholique, je dois vous confesser que je ressors assez troublée de la lecture de l’évangile revisité et romancé, même par l’un de mes auteurs préférés..

 

En effet, c’est un sujet épineux et bien délicat que l’histoire du catholicisme et auquel s’est attaqué EES. Il lui aura d’ailleurs fallu pas moins de dix ans de documentation et de recherches avant d’avoir pu achever l’écriture de « l’évangile selon Pilate ».

 

C’est la première partie qui m’a surtout intéressée et interpellée à la fois ; je regrette d’ailleurs que ce soit la plus courte. En effet, l’auteur a pris le parti de « romancer » la vie de Jésus et surtout, de le rendre humain, chose à laquelle je n’ai jamais songé.

 

Il est vrai que Jésus est un homme avant tout : c’est sa résurrection qui lui confère un caractère divin. Aussi, dans le récit d’EES, Jésus est appréhendé dans toute son humanité ; c’est un homme qui n’a pas choisi son destin et qui subit sa messianité, puisqu'il ne cesse de douter, même au moment de sa mort ("Mon Père, pourquoi m'as-tu abandonné ?"). La révélation de sa destinée ne se fera d’ailleurs que très tard. Avant cela, Jésus a vécu une enfance et une adolescence tout à fait normales : il jouait avec les autres enfants, se faisait des camarades parmi les villageois, travaillait très dur pour être charpentier comme son père..

 

En bref, dans la version d'EES, rien ne le prédestinait à devenir l'Elu.. 

 

Ce sont les doutes sur la messianité de Jésus qui ont particulièrement retenu mon attention. Ainsi, EES s'interroge sur le fait de savoir si Jésus savait dès le départ qu'il était le fils de Dieu ou s'il l'a découvert progressivement.

 

La religion ou les textes ne font jamais état de ses doutes qu'il aurait pu éprouver en sa qualité d'homme (sans doute pour nous vendre une version évidente et simplifiée à laquelle nous ne pouvons qu'adhérer). Ils ne  remettent jamais non plus en cause la qualité de Messie de Jésus ou les miracles et les guérisons qu’il aura accomplis. Certains diront d’ailleurs que croire sans preuve et sans se poser de questions constitue l’essence même de la foi.

 

Aussi, on ne se pose jamais la question de savoir si les guérisons ou les miracles étaient véritablement des manifestations divines ou si Jésus avait tout simplement quelques notions de médecine ou de chimie (pour changer l’eau en vin). 

 

Une telle vision rationnelle de l’histoire ne peut donc que me titiller un peu et c’est bien là tout le talent de l’auteur : arriver à nous faire remettre en question des choses que l’on pensait acquises. N'est-ce pas d'ailleurs le propre du philosophe que d'encourager les hommes à se poser des questions sur le monde qui l'entoure et à remettre en question les croyances populaires ? Il est vrai que philosophie et chrétienneté n'ont pas toujours fait bon ménage..

 

EES s'est également intéressé au cas de Judas dont la croyance populaire voudrait qu’il soit le traitre, parce que, finalement, il faut bien un méchant dans l’histoire. Mais l’histoire n’est peut-être pas si simple que cela..

 

la-cene.jpgEn effet, Judas a-t-il réellement trahi son maître ou a-t-il au contraire obéit à ses ordres ? La théorie de l’auteur voudrait que ce soit Jésus lui-même qui lui ait demandé de le vendre aux romains car il savait que son destin devait passer par la mort. De plus, Judas ayant été désigné par Jésus comme le trésorier du groupe, celui-ci avait libre accès à la bourse commune : pourquoi alors trahir Jésus pour quelques pièces d’or ?

 

Autant de questions rationnelles qui nous font nous interroger sur les fondements du christianisme et la manière dont ils nous été rapportés..

 

La seconde partie, plus importante, est présentée comme une sorte d’enquête policière ayant pour objet de retrouver le corps de Jésus. A travers cette enquête, deux sentiments vont s'opposer : la foi et la raison.

 

Les partisans de Jésus affirment que celui-ci est ressuscité et qu’il leur est apparu à plusieurs reprises après sa mort, ce qui confirmerait la messianité de Jésus. Pilate, au contraire, cherche à tout prix une explication rationnelle et logique à la disparition du corps de Jésus. Il va alors suivre plusieurs pistes afin d'élucider ce mystère : l’enlèvement du corps de Jésus de son tombeau, le fait que Jésus ne serait pas mort sur la croix, le sosie de Jésus qui se baladerait en se faisant passer pour lui..

 

Pilate est lui aussi appréhendé dans toute son humanité. Selon la croyance populaire, l’homme qui a condamné Jésus ne peut être lui aussi que le « méchant de l’histoire ». Et pourtant, c’est une toute autre facette de Pilate qui est démontrée dans le bouquin, notamment en compagnie de sa femme, Claudia. De plus, comme tout homme, Pilate sera lui aussi en proie au doute, jusqu'à ce qu'il se rende à l'évidence.

 

La troisième partie intitulée "journal d'un roman volé" est vraiment intéressante et nous permet de connaître "l'envers du décor".

 

La plume d'EES, quant à elle, est toujours aussi fluide et merveilleuse à lire et le lecteur ne fera qu'une (délicieuse) bouchée de ce petit roman.

 

La version romancée de l'évangile façon Eric-Emmanuel Schmitt n'est que pure supposition à laquelle chacun est libre d'adhérer ou non. Pour ma part, la rationnalité des thèses de l'auteur m'ont assez séduites (mais pas totalement convaincues sur certains points) car je comprends très bien le besoin de trouver un sens aux choses. Ses thèses ont-elles pour autant ébranlé ma foi ? Pas le moins du monde ! Au contraire, la lecture du roman m'a donné envie de me plonger dans les textes pour en apprendre plus sur une histoire que je trouve fascinante.

 

Finalement, s'interroger sans cesse n'est-il pas nécessaire à l'homme pour progresser ? Et comme le dit l'auteur, "l'humanisme doit être interrogatif, sous peine de ne jamais exister".

 

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Et pour finir, une petite citation : « Depuis quelques années, un certain Yéchoua, un rabbin contestataire, fait parler de lui en Judée. Au départ, l’homme n’avait pas grand-chose pour lui : un physique passe-partout, un accent de bouseux galiléen, et surtout, il venait de Nazareth, le trou du cul du monde. Normalement, cela aurait dû suffire à l’empêcher de devenir populaire ; mais ses discours toujours un peu mystérieux et décalés, ses phrases à l’emporte-pièce, ses fables orientales tantôt douces, tantôt violentes, son attitude complaisante avec les femmes, bref, en un mot, sa bizarrerie, lui a gagné des suffrages ».

 

Encore une preuve que Jésus était un homme avant tout (sinon il n'aurait pas autant souffert)

 

Publié dans Littérature

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