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And the winner is..

Publié le par mademoisellechristelle

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Mesdames et Messieurs, 

Bienvenus pour celle nouvelle édition du Livre d'or édition 2016 ! Les grands gagnants de cette année sont : 

  1. Comme par magie d'Elizabeth Gilbert
  2. Les crevettes ont le coeur dans la tête de Marion Michau
  3. Pour quelques milliards et une roupie de Vikas Swarup
  4. Petit pays de Gaël Faye
  5. En attendant demain de Natacha Appanah

Et vous, quel livre a marqué votre année ? 

 

Et bien évidemment, je vous souhaite une merveilleuse année 2017, riche en lecture et en découverte !

 

Publié dans Littérature

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Petit pays de Gaël Faye

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son « petit pays », le Burundi, ce bout d’Afrique centrale brusquement malmené par l’Histoire.

 

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites jours d’orage, les jaracandas en fleur… L’enfance, son infinie douceur qui ne nous quittent jamais.

Je ne connaîtrai jamais les véritables raisons de la séparation de mes parents. Il devait pourtant y avoir un profond malentendu dès le départ. Un vice de fabrication dans leur rencontre, un astérisque que personne n’avait voulu ou voulu voir.

Ce que j’en pense : moi qui suis plutôt sceptique concernant les livres primés, je dois avouer que ceux ayant récompensé le livre de Gaël Faye sont amplement mérités. Si je l'ai choisi, c'est parce qu'il traite notamment du génocide rwandais, un sujet dont on ne parle pas assez à mon goût.

 

« Petit pays », c'est l'autobiographie histoire de Gabriel, dix ans, qui vit avec son père français, sa mère rwandaise et sa petite soeur Ana dans un quartier résidentiel de Bujumbura, la capitale du Burundi. Le roman est divisé en deux parties. La première relate l’enfance de Gabriel : une enfance pleine d’innocence, à l'ombre des manguiers. Gabriel vit sa vie sans se l’expliquer : il fait les quatre cents coups avec sa bande de copains, va à l’école française, vole des mangues.. bref, la vie sans se poser de questions.

 

Puis, la guerre vient rompre cet équilibre. Elle va tout d’abord séparer ses parents. Sa mère, qui rêvait jusqu'alors de retourner dans son pays natal, quitte le domicile familial et se rend au Rwanda. Sur place, elle a vu toute sa famille décimée à cause du génocide et en restera marquée à vie.

Mais il y a aussi le conflit qui règne au Burundi : d'abord gangrène puis guerre ouverte et armée qui décime le peuple. Celui qui oppose deux ethnies : les hutu et les tutsi.

Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie.

En 1993, sont organisées les premières élections libres et pluralistes au Burundi depuis son indépendance en 1962, élections remportées par Melchior Ndadaye, candidat hutu du Front pour la démocratie du Burundi (Frodebu). Cette victoire cristallise les conflits entre les deux ethnies majoritaires, hutu et tutsi; les Tutsi acceptent mal la victoire d'un Hutu à la tête du pays. Le 21 octobre 1993, le gouvernement est victime d'un coup d'État mené par l'armée (constituée majoritairement de Tutsis). Melchior Ndadaye et plusieurs membres du Frodebu sont tués. Rapidement, des Tutsis se font massacrer par des Hutus, dans le centre, le nord et l'est du territoire. Les militaires, quant à eux, contre-attaquent et massacrent des centaines de milliers de Hutu pour venger leurs frères tutsi tués par les Hutu en colère (Source : Wikipedia).

Cet après-midi là, pour la première fois de ma vie, je suis entré dans la réalité profonde de ce pays. J'ai découvert l'antagonisme hutu et tutsi, infranchissable ligne de démarcation qui obligeait chacun à être d'un camp ou d'un autre. Ce camp, tel un prénom qu'on attribue à un enfant, on naissait avec, et il nous poursuivait à jamais. Hutu ou Tutsi. C'était soit l'un, soit l'autre. Pile ou face.

Il y a un net basculement entre la première et la deuxième partie du roman. Si la première partie est plus lente et descriptive, le rythme s’accélère nettement dans la deuxième partie du roman et l’histoire devient plus haletante. On vibre pour le Burundi en même temps que l’on progresse le roman et l’on se prend d’empathie pour un peuple meurtri à jamais.

 

La seconde partie marque la fin de l’enfance, le passage à la vie d’adulte pour Gabriel dit Gaby, qui commence à prendre conscience du monde qui l’entoure. Et il le fait avec beaucoup de sagesse et d'intelligence. J'ai adoré ce personnage, peu d'enfants auraient réagi comme lui. 

 

Ce roman est un coup  de coeur. L’écriture de Gaël Faye est visuelle, odorante même, percutante, émouvante. J’ai terminé le roman la gorge nouée. Pour un premier roman, je suis scotchée !

«Petit pays » mais « grand roman »..

 

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Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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Ne lâche pas ma main de Michel Bussi

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv : Un couple d’amoureux dans les eaux turquoise de l’île de la Réunion.

Farniente, palmiers, soleil.

Un cocktail parfait.

Pourtant, le rêve tourne court. Quand Liane disparaît de l’hôtel, son mari, Martial, devient le coupable idéal. Désemparé, ne sachant comment prouver son innocence, il prend la fuite avec leur fille de 6 ans. Pour la police, cela sonne comme un aveu : la course poursuite, au cœur de la nature luxuriante de l’île, est lancée.

- Je monte une seconde à la chambre.
LIane n'attend pas de réponse, elle informe juste sa fille et son mari, enjouée, radieuse, tout en s'éloignant déjà de la piscine.

Ce que j’en pense : Sur la plage abandonnée.. coquillages et crustacés.. mais pas que..

Il y a aussi des enlèvements et des enquêtes policières à élucider !

Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture, je m’attendais à un banal polar sans saveur. Grand mal m’en a pris ! Ce livre avait la saveur de la noix de coco, il était épicé comme la vanille et m’a enivré comme le rhum.

Je m’explique. Un jeune couple et leur fille sont en vacances à la Réunion. Liane, La femme, est une superbe créature élancée et l’homme, Martial, a un physique de beau blond plutôt sportif. Tout bascule lorsque Liane disparaît mystérieusement. Tout semble accuser son mari Martial et pourtant..

- Ils vont nous tuer, papa ?
Martial s'accroupit.
-Non, ma puce. Ne t'inquiète pas. Garde ta main dans la mienne. Surtout, ne la lâche pas.

Certes, le pitch et les personnages ne cassent pas des briques. Pourtant, je me suis laissée volontiers balader par Michel Bussi qui a le don de nous emmener là où on ne s’attend pas. Et le twist final m’a réellement surprise ! C’est une vraie réussite, un coup de maître comme on dit.

J’ai beaucoup aimé les petites interstices en créole car elles apportent une réelle touche d’originalité au récit et nous plonge encore plus dans l’ambiance réunionnaise. De plus, étant d’origine mauricienne, j’y ai été particulièrement sensible car nos deux créoles se ressemblent beaucoup. L'option "guide touristique" côté mer, mais également côté terre est appréciable. On y découvre la Réunion, sa population bigarrée, les souffrances qui la rongent de l'intérieur : l'alcoolisme, la drogue et l'argent facile.

Il s’agit typiquement le genre de livres que j’adore lire en vacances car il est léger et vraiment bien fait. A déguster allongée sur un transat sans modération !

Ma note : 4/5

Publié dans Littérature

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