La tresse de Laëtitia Colombani

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

 

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

 

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

 

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

 

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

 

C’est le début d’une histoire.
Une histoire nouvelle à chaque fois.
Elle s’anime là, sous mes doigts.

D’abord, il y a la monture.
La structure doit être assez solide pour supporter l’ensemble.
La soie ou le coton, pour la ville ou la scène. Tout dépend.
Le coton est plus résistant,
La soie plus fine et plus discrète.
Il faut un marteau et des clous.
Il faut aller doucement, surtout.

Puis vient le tissage.

C’est la partie que je préfère.
Sur le métier devant moi
Trois fils en nylon sont tendus.
Saisir les brins, dans la botte, trois par trois,
Les nouer sans les casser.
Et puis recommencer
Des milliers de fois.

J’aime ces heures solitaires, ces heures où mes mains dansent.
C’est un étrange ballet que celui de mes doigts.
Ils écrivent une histoire de tresse et d’entrelacs.
Cette histoire est la mienne.

Pourtant elle ne m’appartient pas.

Ce que j’en pense : Trois femmes, trois continents, trois destins mais un lien étroit entre elles. La promesse que nous fait l’histoire ne peut que susciter la curiosité, surtout pour les lectrices de mon genre qui aiment lire les destins de femmes.

 

« La tresse » faisait partie de mes lectures d’été. Et j’ai vraiment bien fait, car j’ai adoré ces histoires tressées en une. Les trois personnages du roman sont des femmes fortes, dignes, qui doivent se battre pour faire face à leur destin, serrer les dents et les poings et montrer qu’elles en ont dans la culotte. Leur point commun ? Ne pas accepter la fatalité.

 

Toutes m’ont touché à leur manière.

 

Smita m’a beaucoup émue de par sa condition d’intouchable et ses conditions de vie misérable. Mais ce que j’ai préféré chez elle, c’est son courage : elle a défié la coutume indienne et elle a osé agir pour changer les choses.

L’amour de Giulia pour son papa est très touchant et l’énergie qu’elle déploie pour sauver l’entreprise familiale donne vraiment envie de se battre aussi dans sa propre vie.

Enfin, je me suis un peu retrouvée dans le personnage de Sarah donc je me suis sentie proche de son histoire et de son évolution. Elle aussi, d’une certaine manière a fait sa petite révolution et peut être fière d’elle.

 

Il s’agit d’un roman qui se lit facilement et rapidement. On devine très vite quel lien unit les trois personnages mais on pardonne volontiers à l’auteure qui nous a offert un instant de grâce. Comme ces femmes, j'ai maintenant moi aussi envie de me lever, de me battre pour me bâtir une vie meilleure et de refuser la fatalité. 

Girl power !

 

Ma note : 4/5

 

Publié dans Littérature

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