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Culottées de Pénéloppe Bagieu

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.

 

Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

 

 

Ce que j’en pense : Etre culotté (fam.) : avoir du culot, être effronté.

 

Je ne lis pas de BD habituellement mais j’avais teeeeeellement entendu parler de celle-ci (en bien) que je me suis lancée. Et comme toutes celles qui l’ont lue, j’ai eu un véritable coup de cœur foudre pour ce livre.

 

« Culottées » est une BD qui rassemble de courts portraits de femmes qui ont marqué l’Histoire.. par leur culot ! Ce sont des femmes courageuses qui ont osé, elles ont élevé la voix, se sont rebellées contre les leurs ; ce sont des guerrières, des amazones, des wonder women de leurs temps. Bref, des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent, comme l’indique le sous-titre.

 

Je connaissais déjà certaines d’entre elles (mais pas toutes). Grâce à cette lecture, j’ai donc pu enrichir ma culture générale (je peux briller à présent en société) car le livre est très pédagogique. Ce sont des femmes de plusieurs époques, plusieurs pays, pas forcément bien nées et forcément les plus belles, mais elles ont toutes pour point commun le fait de s’être battues pour faire valoir leurs droits.

L’idée de cette BD vient d’un constat de l’auteure : les femmes sont souvent oubliées des personnages charismatiques de l’Histoire auxquels s’identifier.

 

Cette image de la femme forte et qui fait ce qu’elle veut est très positive à mon sens car elle démontre bien que l’image et la place de la femme dans notre société moderne est en train de changer. Aujourd’hui, les petites filles ne rêvent plus forcément d’être mère au foyer ou maîtresses d’école comme avant. Mis à part celles qui rêvent d’être des stars de téléréalité (elles feraient mieux de lire « Culottées »), beaucoup de petites filles rêvent aujourd’hui de changer le monde : être astronaute, médecin pour le tiers monde ou encore Président de la République. Et je trouve cela extrêmement féminis.. euh.. positif.

 

Même si le format de chaque histoire est court et qu’elle est présentée sous la forme d’une bande dessinée, on ne peut que reconnaitre le travail de documentation et de recherches de l’auteure en amont. Et le résultat est vraiment réussi. Bravo !

 

Ma note : 4,5/5

Publié dans Littérature

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Mon moi de mai 2017

Publié le par mademoisellechristelle

Bustronome/Elections/Il fait chaud/Silence, ça pousse/J'ai appuyé sur le bouton pause/Dalida/Tendance broderie/Smoothie/Provisions

Publié dans Moi après moi

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Partie de rien de Hapsatou Sy

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : « J’ai pleinement décidé d’être entrepreneure quand mon père m’a raconté pour la première fois son histoire. J’ai juré de réussir, d’honorer son parcours et tous ses sacrifices. Je voulais être libre, indépendante et forte. Je voulais surtout que mon père n’ait pas enduré tout cela pour rien. »

 

Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale. Issue d’une famille de huit enfants, d’origine sénégalo-mauritanienne, elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance, mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou son expérience de créatrice et chef d’entreprise.

 

Et vous, qu’attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?

 

On m’appelait « petite », « frêle », « petit poulet » (le surnom donné par mes frères, en référence à ma maigreur), « toujours pressée », « Madame Propre !»…
Je viens d’une famille de huit enfants. Dès mon plus jeune âge, je me prenais pour une mère de famille nombreuse. Personne ne m’avait imposé ce rôle. Je l’avais pris, c’est tout.

Ce que j’en pense : Tout d’abord, je tenais à remercier les éditions Dunod et Babelio qui m’ont permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération « masse critique ».

 

La première fois que j’ai tenu un livre des éditions Dunod dans les mains, c’était un manuel sur les techniques de marketing et de communication. J’étais donc étonnée de constater qu’une maison d’édition spécialisée dans le monde de l’entreprise puisse publier la biographie de Hapsatou Sy. Et bien, finalement, après lecture de « Partie de rien », j’ai réalisé que c’était au contraire tout à fait approprié !

 

Hapsatou Sy nous raconte son histoire de chef d’entreprise : comment lui est venue l’envie de créer son entreprise, son parcours pour la créer et l’histoire de son exploitation (la vie d’un entrepreneur n’est pas toujours un long fleuve tranquille).Et effectivement, j’avais l’impression de lire un manuel sur l’entreprenariat en France.

 

Hapsatou est pleine d’ambitions : elle veut réussir, elle sait comment faire pour y arriver et elle s’en donne les moyens. Pas le choix, car l’échec n’est pas permis !

Nous sommes les capitaines de nos âmes, de nos vies. Nous pouvons décider d'en changer le cours. J'y crois car j'ai changé la mienne et celle de mon entourage.

Dans son livre, Hapasatou Sy est la preuve que la réussite est accessible. Je trouve ce type de message réellement positif car elle démontre que tout le monde peut réussir dans la vie à condition de se donner les moyens de son ambition et de travailler dur. Car oui, Hapsatou travaille beaucoup et ne compte pas ses heures. Elle est partout, sur tous les fronts et en même temps. Je la vois comme un modèle à suivre pour les femmes de notre temps. Je suis admirative de sa réussite et je l’en félicite.

 

Le ton du livre est plutôt simple, agréable à lire. J’avais parfois l’impression d’écouter une copine me raconter son histoire. Ce côté rend d’ailleurs l’histoire encore plus accessible au grand public. Elle apparait comme un personnage sympathique, avec qui on prendrait volontiers un café autour duquel on pourrait refaire le monde.

J’ai beaucoup aimé les questionnaires à la fin de chaque chapitre qui nous permettent de réfléchir à notre projet personnel et qui « cassent » un peu le récit pour entrer dans le côté pratique de l’entreprenariat (on rejoint un peu le style du manuel, du coup).

Un jour, une journaliste m'a dit: "Vous qui venez d'un milieu modeste et avez eu une enfance difficile..." (le genre de cliché qui ressort quand on parle à votre place). J'ai répondu : "Vous faites erreur madame. Ma famille est l'une des plus riches de France." Elle a ouvert des grands yeux et, dubitative, m'a demandé :
"Vous êtes bien issue d'une famille nombreuse installée dans la banlieue de Chaville, avec un papa ouvrier et une maman sans emploi ?
- Ouais, c'est à peu près ça. Sauf que Chaville, ce n'est pas la banlieue que vous imaginez et que la pauvreté ne se mesure pas seulement à l'argent."

C’est un livre que je recommande à toutes les femmes voire même les jeunes filles qui aspirent à devenir des « wonder women » et qui souhaitent regarder un jour leur parcours derrière elles en poussant un soupir de soulagement et en disant : « Ca y est. Je l’ai fait. J’ai réussi ».

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

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L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert

Publié le par mademoisellechristelle

 

Ce que dit la quatrième de couv’ : Cinq femmes d’âge et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ?

Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.

« Les passagers du vol 542 pour Bombay sont attendus à l’embarquement porte 7. Dernier appel. » La phrase que les quatre amies redoutaient, celles qui restent à Paris entourent fébrilement la voyageuse.

Ce que j’en pense : je ne vais pas y aller par quatre chemins, je n’ai pas du tout accroché à ce livre.

 

L’idée de départ était pourtant bonne : parler de la difficulté d’aimer et des blessures de chacun qui nous empêchent de franchir le pas. Vraiment, l’idée était séduisante... mais la séduction n’a pas été au rendez-vous !

 

Tout d’abord, l’histoire met beaucoup de temps à démarrer. L’auteure s’attarde beaucoup sur les portraits individuels des personnages du roman, ce que je conçois parfaitement s’il y a une histoire, des rebondissements ensuite. Que nenni ! Le rythme est très lent et l’on peine à avancer dans ce roman (« bon et sinon, quand est-ce que ça commence ? »).

On ne remplace pas l'amour par autre chose. On remplace les illusions, l'attente, les turbulences, la dépendance, les déceptions, les thérapies de couple, le rien, par des choses agréables, à portée de main, qui ne disparaitront pas au premier coup de vent, à la montée de sève, au printemps.

Ensuite, la fin est sans surprise, sans goût ni odeur, sans sel ni poivre, sans sucre et sans sel. On tourne beaucoup en rond sur des problèmes auxquels les protagonistes ne veulent pas trouver de solution. Et on termine sur une pointe d’agacement. C’est dommage car le livre est très court et se lit facilement ; je m’attendais franchement à mieux et notamment plus de développement sur l’idée de base.

 

Ai-je l’intention de renoncer aux hommes après la lecture de ce roman ? Il me vient une citation de Sénèque qui dit que « c’est quand on n’a plus d’espoir qu’il ne faut désespérer de rien », ce que je traduis par « quand on touche le fond, on ne peut pas tomber plus bas ». Alors, gardon espoir..

 

Ma note : 1,5/5

 

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La bâtarde d'Istanbul d'Elif Shafak

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Chez les Kazanci, Turcs d'Istanbul, les femmes sont pimentées, hypocondriaques, aiment l'amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s'envolent trop tôt - pour l'au-delà ou pour l'Amérique, comme l'oncle Mustafa.

 

Chez les Tchakhmakhchian, Arméniens émigrés aux Etats-Unis dans les années 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est très attaché à son identité et à ses traditions.

Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nommé Mustafa suscitent l'indignation générale. Quand, à l'âge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, désireuse de comprendre d'où vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est hébergée par la chaleureuse famille de son beau-père.

 

L'amitié naissante d'Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la " bâtarde ", va faire voler en éclats les secrets les mieux gardés.

Avec ses intrigues à foison, ses personnages pour le moins extravagants et l'humour corrosif qui le traverse, La Bâtarde d'Istanbul pose une question essentielle : que sait-on vraiment de ses origines ?

Enchevêtrant la comédie au drame et le passé au présent, Elif Shafak dresse un portrait saisissant de la Turquie contemporaine, de ses contradictions et de ses blessures

 

Qu’importe ce qui tombe du ciel, jamais nous ne pouvons le maudire. Pas même la pluie.
Qu’importe la violence de l’averse, la froideur de la neige fondue, jamais nous ne devons blasphémer contre ce que le ciel nous réserve. Personne n’ignorait cela. Pas même Zeliha.

Ce que j’en pense : que peut-on retenir d’un roman écrit par une auteure turc avec en toile de fond le génocide arménien ?

 

Moi qui aime les romans de femmes pour les femmes, me voilà servie ! Ce roman est résolument féminin et féministe puisqu’il englobe quatre générations de femmes de la même famille. Ce sont des femmes fières et fortes, pour qui j’ai nourri de l’admiration et de l’attachement.

Toutes ont des caractères complexes brillamment exposés par l’auteure ; du coup, j’ai trouvé qu’Elif Shafak ne tombait pas dans le piège du roman purement manichéen avec des gentils très gentils, et des méchants très très méchants.

 

Parmi ces femmes, deux sont en quête de leurs origines respectives. Armanoush, issue (pour moitié) d’une famille arménienne émigrée aux Etats-Unis, décide de se rendre dans la famille de son beau-père installée à Istanbul pour en savoir plus sur le génocide arménien. Sur place, elle va se lier d’amitié avec Asya, née de père inconnue (la bâtarde d’Istanbul), à la recherche de sa place à la fois dans sa famille et dans la société turque. Ainsi, dès le titre, le lecteur peut comprendre que l’un des thèmes du livre sera la quête de soi.

Je n’ai jamais réussi à être arménienne. J’ai besoin d’aller à la recherche de mon identité. Vous savez ce dont je rêve secrètement? D’aller voir la maison de ma famille en Turquie. Grand mère parle sans cesse de leur magnifique demeure d’Istanbul. Il faut que je la voie de mes propres yeux. Que je retourne dans le passé des miens pour pouvoir enfin me tourner vers mon avenir. Le Paradoxe Janissaire continuera à me hanter tant que je n’aurai rien fait pour découvrir mon passé.

L’Histoire tient également une place prépondérante dans le roman. Les deux jeunes femmes en ont une vision radicalement opposée. Pour Armanoush, l’Histoire définit l’identité et l’individu. C’est là que j’ai compris l’importance du génocide aux yeux des arméniens. On leur apprend très tôt les souffrances de leur peuple, mais surtout, on leur apprend très tôt à ne jamais oublier.

Pour Asya, au contraire, l’Histoire n’est qu’un outil pour comprendre le présent mais ne détermine pas ce que nous sommes aujourd’hui. Aussi, lorsque Armanoush interrogera la famille turque sur le génocide arménien, cette dernière acquiescera à la douleur du peuple arménien, mais ne se sentira pas le moins du monde concernée.

A ce propos, il faut savoir que la publication de « la bâtarde d’Istanbul » a valu un procès à l’auteure, Elif Shafak, pour « insulte à l’identité nationale turque » parce qu’elle y évoquait précisément le génocide arménien. Je ne peux que donc saluer l’attitude courageuse qu’a eue l’auteure en maintenant la publication de son roman et en choisissant de garder son libre arbitre malgré le risque de condamnation. Fort heureusement, Elif Shafak a été acquittée (Ouf ! La liberté d’expression est sauvée !).

- Tu sembles fascinée par l'histoire.
- Pas toi ?
- A quoi bon s'intéresser au passé ? Les souvenirs sont des boulets trop lourd à traîner.

Le point négatif (parce qu’il faut bien en trouver) serait pour moi la multiplicité des personnages. Parfois, on a l’impression de ne plus savoir qui est qui, car les histoires sont imbriquées les unes dans les autres. La lenteur du récit m’a parfois dérangé également. Certaines scènes à mon sens sont inutiles et ajoutent de la lourdeur au livre qui est déjà bien assez épais.

 

Malgré tout, je ne peux conseiller la lecture de ce roman qui reste résolument bien écrit et utile pour comprendre l’Histoire.

 

 

Ma note : 3,5/5

Publié dans Littérature

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Mon moi d'avril 2017

Publié le par mademoisellechristelle

Pause terrasse/Poulet au four/Jupe plissée/Champagne/Petit coeur/Au boulot cocotte/Je ne suis pas celle que vous croyez/Home made brunch/Robe plissée

Publié dans Moi après moi

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Celle que vous croyez de Camille Laurens

Publié le par mademoisellechristelle

Celle que vous croyez de Camille Laurens

Ce que dit la quatrième de couv’ : Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n'est pas la vôtre, hélas. C'est pourtant de ce double fictif que Christophe - pseudo Kiss Chris - va tomber amoureux.

 

En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d'une femme qui ne veut pas renoncer au désir.

J’ai déjà tout raconté dix fois à vos collègues, vous n’avez qu’à lire mon dossier.
Je sais que vous êtes nouveau, je le vois bien. C’est votre premier poste ? Car vous n’avez que trente ans tout au plus.
Vous ne les faites pas.
Je ris parce que je vous récite du Marivaux et que vous n’y voyez que du feu. On n’a pas toujours mis la littérature au programme, chez vous.

Ce que j’en pense : J’ai choisi ce livre de Camille Laurens car on en parlait beaucoup sur la blogosphère. Je me suis donc lancée sans vraiment connaître l’auteure et en ayant simplement une vague idée de l’histoire (je préfère de loin me faire surprendre par mes lectures, plutôt que de partir avec un a priori).

 

Et ce fut un véritable coup de cœur ! Ce roman est teeeeellement riche que j’ai eu du mal à trouver un axe pour cette chronique.

 

Commençons tout d’abord par l’histoire. Claire Milcam, 48 ans, divorcée, veut surveiller Jo, son amant d’une trentaine d’années, en créant un faux profil Facebook (avouez qu’on y a toutes songé au moins une fois). Elle se fait passer pour Claire Antunes, une belle brune de 24 ans, passionnée de photographie. Du coup, Claire/Claire décide de faire ami-ami avec Chris, le colocataire de Jo, photographe de métier (tiens, ça tombe bien) afin de se rapprocher de son amant.

Les deux personnages vont alors entretenir une relation épistolaire qui va prendre le goût et la couleur d’une relation amoureuse. Même si elle croit maîtriser cette « relation» virtuelle, les événements vont prendre une tournure inattendue pour notre cyber-cougar.

 

Dans sa forme, le roman est divisé en trois parties. Dans la première, Claire se confie à Marc, son psychiatre. Dans la seconde, Marc expose l’histoire de Claire à ses pairs. Et enfin, une certaine Camille, écrivain, écrit à son éditeur en lui racontant l’histoire de Claire. Il est rédigé comme une histoire à tiroirs, un récit dans le récit.

Tout se mêle, s’entremêle et se démêle à tel point qu’on n’arrive plus à distinguer le vrai du faux. Où commence la fiction, où s’arrête la réalité ? J’ai beaucoup de mal à le dire, mais c’est pour mon plus grand plaisir.

 

« Celle que vous croyez » est un bijou de narration. L’écriture de Camille Laurens est intelligente, incisive, parfois drôle, mais elle vise toujours juste. Ce roman est à mon sens profondément féminin et féministe en ce qu’il traite majoritairement de la condition des femmes.

J’en conseillerais d’ailleurs la lecture aux hommes qui ont envie de comprendre comment fonctionnent les femmes.

 

Vous connaissez ce sketch, je ne sais plus de qui, sur la date de péremption des boîtes de conserve : " A consommer jusqu'au 25 mars 2014. " Mais qu'est-ce qui se passe au fond de cette boîte dans la nuit du 25 au 26 ? Nous les femmes, nous sommes toutes des boîtes de conserve.

L’un des principaux thèmes abordés dans le livre est un sujet dont on parle de plus en plus puisqu’il s’agit désir de la femme à 50 ans. Madonna en tête, comment comprendre ces femmes qui ne veulent renoncer ni au désir ni à l’amour (l’amour, qu’elles trouvent dans les bras d’un petit jeune de 30 ans, par exemple).

A-t-on le droit de sentir encore désirable à 50 ans ? A-t-on même finalement le droit d’exister et de montrer que l’on veut exister ? Et surtout dans les yeux d’un amant plus jeune que vous.. Le débat est ouvert !

 

J’ai beaucoup aimé la complexité des personnages du roman. Claire est une femme vulnérable et fragile psychologiquement. Sa sensibilité m’a énormément touchée. Claire ne ressent l’amour que s’il est passion ; et cette passion la conduira jusqu’à la folie. Elle va devenir la proie de Jo, puis de Chris ; cet homme égocentrique et complètement immature qui va la faire sentir vivante et désirable en dépit de la goujaterie dont il est naturellement doté.

Le contraste entre les deux amants est saisissant. Claire est agrégée et professeur de lettre à l’université tandis que Chris ne semble pas avoir un haut niveau d’études. Il vivote avec des petits boulots mais a décidé de retourner vivre dans le HLM de ses parents à Sevran pour se consacrer uniquement à sa passion pour la photographie. Si l’une parle un français correct et soutenu, l’autre utilise des « d’acc » ou des « peace » pour ponctuer ses phrases.

Pour les gens comme moi qui ne tolèrent pas l’absence… Internet est à la fois le naufrage et le radeau : on se noie dans la traque, dans l’attente, on ne peut pas faire son deuil d’une histoire pourtant morte, et en même temps, on surnage dans le virtuel, on s’accroche aux présences factices qui indiquent que l’autre est en ligne.

L’un des autres sujets mis en avant par l’auteure est bien évidemment le rapport que nous pouvons entretenir avec les réseaux sociaux. Il est fascinant de constater que l’on peut véritablement s’inventer une vie et la mettre en scène sur les réseaux sociaux afin de pouvoir s’attirer le regard et l’envie des autres.

Et c’est ce que Claire va faire dans « Celle que vous croyez ». Grâce à cette nouvelle vie, elle va vivre une relation virtuelle via Facebook avec Chris. Si elle croit pouvoir manipuler le jeune homme, c’est en réalité elle qui va se prendre à son propre piège. Mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce magnifique roman.

 

Bref, vous l’aurez compris à mon enthousiasme, ce roman est un véritable coup de cœur que je ne peux que vivement vous recommander.

 

Je ne suis pas "Celle que vos croyez".. je suis bien pire encore !

 

 

Ma note : 4,5/5

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Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda

Publié le par mademoisellechristelle

Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda

Ce que dit la quatrième de couv’ : Anil est un jeune indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux Etats-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d’une union prestigieuse. Or, depuis qu’il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d’un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l’éloigner, en la mariant au plus vite.

 

Les destins croisés d’Anil et de Leena forment la trame de ce roman – lui en Amérique, qui est loin d’être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, mais chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur ?

Anil Patel avait dix ans la première fois qu’il assista à une audience d’arbitrage tenue par son père. Normalement, ces séances étaient interdites aux enfants, mais on fit une exception pour Anil car, un jour, il reprendrait le rôle de son père.

Ce que j’en pense : c’est donc avec un bon thé (j’aurai quand même préféré un authentique tchai indien) que j’ai choisi de vous parler de l’un de mes derniers coups de cœur. Pour cela, je dois d’abord remercier les éditions Folio-Gallimard sans qui j’aurai pu passer à côté de ce chef d’œuvre.

 

« Un fils en or » met en valeur à mon sens un thème cher à la littérature et au cinéma indien : l’opposition entre la tradition et la modernité.

 

La tradition est incarnée par Leena, une jeune fille de condition modeste et entièrement dévouée à ses parents. Ses parents qui, croyant bien faire et rester dans les traditions, la marieront à une sorte de monstre dépourvu de toute humanité. Leena qui n’a comme modèle de couple que celui de ses parents, va bien vite déchanter lorsqu’elle arrivera dans sa belle-famille qui la réduira en esclavage et extorquera de l’argent aux parents de la jeune femme.

 

« Elle n’a qu’à divorcer », me direz-vous. Malheureusement, les choses ne sont pas si simples dans la société indienne et la femme qui choisit délibérément de quitter son mari jette le déshonneur sur sa famille pour avoir commis un tel acte. Leena endurera des souffrances qu’aucun être humain ne mérite sur cette Terre (j’ai encore en tête la scène de la nuit de noces qui n’est ni plus ni moins qu’un viol) jusqu’à finalement prendre courageusement le large pour vivre une vie à l’écart de tous.

Ce soir là, Leena se coucha après avoir revêtu la nouvelle chemise de nuit en coton que sa mère avait rangé dans la malle et attendit que Girish la rejoigne. Épuisée par le voyage et les festivités du voyage, elle sentait ses paupières de plus en plus lourdes. Elle fut réveillée quelques temps après par le poids du corps de Girish contre le sien. Elle ouvrit les yeux et chercha à se redresser, mais il l'obligea à se rallonger.

La modernité est incarnée par Anil. Anil est un brillant jeune homme issu d’une bonne famille parti faire son internat médecine aux Etats-Unis. Une fois sur place, la chute sera rude pour lui également. Les méthodes de travail et le matériel médical sont radicalement différents de ce qu’il a connu en Inde. Une période d’adaptation est plus que nécessaire pour le jeune homme d’un naturel plutôt timide et réservé.

 

Anil est un jeune médecin ambitieux qui cherche à aller plus vite que la musique et qui va se brûler les ailes à plusieurs reprises.. jusqu’à finalement réussir à faire ses preuves. A cela s’ajoute les problèmes de racisme auxquels Anil sera confrontés à la fois à l’hôpital mais aussi à l’extérieur. Ses fréquents aller-retour en Inde vont le faire s'éloigner de sa terre natale sentant que sa place se trouve ailleurs. Le jeune homme se trouvera perpétuellement tiraillé entre deux mondes : la terre qui l’a vu naître et celle qu’il a choisie.

Comment avaient-ils pu s'éloigner autant l'un de l'autre, après avoir commencé leur vie au même endroit ? Il essayait de démêler l'enchevêtrement des émotions qu'il sentait venir en lui, des sensations qu'il n'avait jamais éprouvées auparavant

Alors que nous suivons en parallèle le destin de ces deux personnages, la quatrième de couverture nous invite à réfléchir à la question suivante : « auront-ils le droit au bonheur ? ». Le bonheur, chacun y a droit, que l’on naisse à Panchanagar en Inde ou à Dallas au Texas, homme ou femme, de bonne condition ou non.. encore faut-il aller le chercher là où il est, et le bâtir avec les armes que l’on a.

 

Ma note : 4/5

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Moi, Malala, je lutte pour l’éducation et je résiste aux talibans de Malala Yousafzai

Publié le par mademoisellechristelle

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Ce que dit la quatrième de couv’ : Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie.

 

Le 9 octobre 2012, alors qu’elle n’avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n’a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l’enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l’histoire au prix Nobel de la paix.

 

Moi, Malala est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme ; d’un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir.

A ma naissance, les gens de notre village s’apitoyèrent sur ma mère et personne ne félicita mon père. Je suis arrivée au moment où la nuit laisse place au jour et où la dernière étoile s’éteint, ce qui, pour nous autres Pachtounes, est de bon augure.

Ce que j’en pense : l’autobiographie de Malala est un des rares livres qui m’a tiré une larme (ou deux). Plongé dans son histoire, le lecteur n’est pas plongé dans le pathos, mais dans la vraie vie. Celle où les jeunes filles de 15 ans se font tirer dessus parce qu’elles se battent pour avoir le droit à l’éducation.

Ce beau visage symétrique, ce visage rayonnant n’est plus, elle a perdu son sourire et son rire. Les talibans ont été très cruels, ajouta-t-il. Ils lui ont volé son sourire. On peut donner à quelqu’un des yeux ou des poumons, mais on ne peut pas lui rendre son sourire.

Le récit de Malala commence par une description de son pays d’origine, le Swat, un district du Pakistan. Le Swat est une région extrêmement verdoyante et montagneuse où il fait bon vivre.. tout du moins, jusqu’à ce que les talibans s’en mêlent. Malala raconte comment ils ont peu à peu pénétré le territoire et les mentalités et comment ils ont interféré dans son univers de petite fille. D’abord isolé, le mouvement a pris de plus en plus d’ampleur en étant véhiculé par les medias (journaux et radios).

 

La famille Yousafzai a résisté à l’invasion des talibans dans la culture pakistanaise et le clamait haut et fort. Le père est propriétaire de plusieurs écoles dans le Swat et milite activement pour l’instruction des filles. Sous le pseudonyme « Gul Makai » Malala dénonce dès 2009 les violences des talibans qui brûlent les écoles près de chez elle. Elle est également interviewée par la presse et on la voit dans un documentaire. En 2011, elle reçoit le premier prix national de la jeunesse pour la paix du gouvernement pakistanais, des mains du Premier ministre Youssouf Raza Gilani.

Je suis « tombée en amour » du père de Malala car il me rappelle mon propre père qui a toujours souhaité une instruction pour ses enfants. Ziauddin Yousafzai a toujours tiré sa fille vers le haut en l’encourageant et en l’entourant d’un amour profond. Il a le courage de ses opinions malgré le contexte difficile et les traditions ancestrales. Il est prêt à mourir pour ses idées. Et pour cela, il a tout mon respect.

 

J’ai adoré l’idée des photos insérées au milieu du bouquin. En les regardant, j’avais l’impression d’être au plus proche de la famille Yousafzai et j’avais l’impression de partager leurs souffrances lors de l’hospitalisation de Malala.

 

Même si le livre met un peu de temps à démarrer, je l’ai adoré ! Je ne jugerai bien évidemment pas du contenu car je n’ai pas pour habitude de juger la vie des gens. Et pour le mot de la fin, je vais citer l’auteure : « Un enfant, un professeur, un livre, un crayon peuvent changer le monde » (Discours aux Nations Unies, 12 juillet 2013).

 

Ma note : 4/5

 

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(Futur) Shopping de printemps

Publié le par mademoisellechristelle

Comme beaucoup de filles, j'attendais avec beaucoup d'impatience la nouvelle collection pour le printemps. Pour moi, cela signifie que les beaux jours vont bientôt revenir ! Et j'ai hâte !

J'ai donc fait ma petite sélection pour les tendances de la prochaine saison : 

- les robes ont les épaules dénudées et les jupes sont plissées
- la longueur tendance est la longueur midi
- le pantalon se porte en 7/8ème
- les hauts sont à volants et s'il y a des rayures horizontales c'est encore mieux
- le simili persiste et signe, tout comme les motifs à fleurs 


C'est mon banquier qui va être content pour la prochaine session shopping ! :)

(Futur) Shopping de printemps
(Futur) Shopping de printemps
(Futur) Shopping de printemps
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(Futur) Shopping de printemps
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