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Le guide de la rupture amoureuse (pour les filles)

Publié le par mademoisellechristelle

la ruptureC’est un fait : la rupture amoureuse est douloureuse. Elle fait mal qu’elle soit décidée d’un commun accord ou non. Elle fait mal qu’on la subisse ou non. Elle fait mal qu’elles qu’en soient les raisons. Mais surtout, elle fait mal parce que celui qui est quitté se sent rejeté et abandonné.  
 
En ce qui me concerne, ma réaction aux ruptures amoureuses douloureuses a toujours été la même : je ressens une affreuse douleur au ventre (comme si on me tordait à l’intérieur), je m’effondre sur place et je pleure. Je pleure jusqu’à épuisement, je pleure jusqu’à ce que je sente une sorte de flottement, je pleure jusqu’à m’en étourdir pour oublier ce que j’ai vécu.
 
Puis viennent les questions sans réponse (« mais pourquoi ? »), les remises en question (« qu’ai-je donc fait pour mériter ça ? »), ma vieille compagne la solitude, puis enfin, la reconstruction. Néanmoins, avec le recul, je me rends compte que je n’ai pas toujours adopté le bon comportement pour affronter les ruptures jusqu’à parfois me rendre ridicule et perdre ce que j’avais pourtant de plus précieux : ma dignité.
 
Or, dans ces situations, la dignité reste la seule arme dont nous disposons. Et pour certaines (comme moi).. c’est l’échec (total)..
En effet, soyons honnêtes, nous avons bien souvent mis notre dignité au placard après une rupture amoureuse douloureuse pour ramper et s’abaisser devant le connard garçon qui nous a larguées comme une vieille chaussette quittées sans trop de ménagement.
 
La rupture engendrant avant tout une perte de repères, j’ai choisi de vous offrir un petit kit de survie afin d’éviter les erreurs, et franchir (à peu près) dignement le cap de la rupture amoureuse.
Voici donc les différentes étapes d’une rupture amoureuse réussie :
 
-          Etape n°1 : le déni
Le premier réflexe qu’on a quand un garçon nous quitte c’est de se dire qu’on est en train de rêver et que toute la scène qu’on a vu défiler ne s’est jamais réalisée.
 
On s’imagine alors que notre Jules va agir comme dans tous ces films de midinettes dont on nous abreuve.. Mais si, vous savez bien.. IL la quitte, IL s’en va, mais IL se rend compte finalement qu’IL l’aime alors IL revient précipitamment sur ses pas (d’ailleurs, il pleut à ce moment-là en général), IL court, IL défonce sa porte, IL la trouve et se jette sur ELLE pour l’embrasser et lui avoue son amuuuur !
Ce type de réflexe est tout à fait normal, néanmoins.. Ne rêvez pas mesdames, il ne revient jamais dans la réalité ! Alors on redescend sur Terre ! Allez hop, hop, hop (oui, je sais c’est dur). Une fois que vous avez réalisé que ce mec ne reviendra jamais et combien vous méritez mieux que ce pauvre naze, vous aurez réussi l’étape n°1. Vous pouvez alors passer à l’étape n°2.
-          Etape n°2 : la colère
Cette étape est également appelée « la théorie du va te faire foutre connard !!! ».  
Là, on commence à se rendre compte que le garçon en question n’est qu’une pauvre tâche et qu’il ne se rend pas compte de ce qu’il a perdu. Et oui mesdames, chaque femme est un trésor, ne l’oubliez pas !
Alors on l’insulte. Logique. C’est à ce moment-là qu’il faudra vous entourer de vos meilleurs amis. Vous en aurez besoin non seulement pour vous aider à surmonter ce terrible chagrin, mais surtout, pour qu’ils vous confisquent sur le champ votre téléphone portable !
 
En effet, comment maintenir un semblant de dignité lorsqu’on envoie des textos douteux à 3 heures du matin ivre morte : « j’espère que ta saucisse ira griller sur le barbecue de l’enfer » ou encore « je prie pour que tu croises sur ton chemin un hippopotame en rut ».
 
Comment également garder un semblant de dignité lorsqu’on appelle désespérée (et désespérante) sa famille, ses amis, son travail.. Ressaisissez-vous enfin !
On a dit qu’il fallait vous montrer digne ! Répondre au rejet par une insulte relève en réalité du niveau intellectuel de CM2. Et franchement, si vous aviez réellement l’intention de récupérer votre ex, croyez-vous qu’il reviendra après ce genre de messages ? Il est plutôt fort probable qu’il change de numéro..
A éviter également :
-          toute forme de vaudou, sortilège magique (laissez tomber les poupées, vous allez vous faire mal) ou autre sacrifice de poulets (ces pauvres bêtes n’y sont pour rien)
-          la jalousie (puéril)
-          les fausses rencontres « par hasard » à 10 mètres  de chez lui (« ah tiens, qu’est-ce que tu fais là ? ») ou autres tentatives de filatures
-          les statuts larmoyants sur facebook (« ne me quitte pas.. il faut oublier.. tout peut s’oublier.. ») : on a dit dignité, pas pitié !
-          les photos dénudées envoyées via MMS genre « regarde ce que tu perds » (alors là, sortez immédiatement de mon blog !)
Si vous avez pu éviter tous ces pièges et garder ne serait-ce qu’un semblant de dignité, alors vous pouvez passer à l’étape n°3.
-          Etape n°3 : l’acceptation
Sachez que lorsque vous atteignez l’étape n°3, vous pourrez vous féliciter et vous dire que vous avez franchi un grand pas. Mais malheureusement, c’est aussi la phase la plus douloureuse..
C’est là qu’on se rend compte que l’être aimé est vraiment parti et qu’on encaisse le fait qu’il ne veut plus de vous. Oui, cette fois, il ne reviendra pas..
C’est précisément à cette étape que peut surgir la douleur provoquée par le rejet mais c’est également à cette étape que votre vieille copine « solitude » va pointer le bout de son nez.
A éviter donc : rester seule chez soi en pyjama avec une bouteille de vodka (non, non, je n’ai jamais fait ça..).

 
On reprend donc le contrôle de la situation et on repêche par la même occasion la dignité que l’on a noyée dans la vodka. Un homme mérite-t-il vraiment de vous plonger dans un tel état ? Croyez-vous que cela en vaut vraiment la peine ?
Parce que pendant que vous vous lamentez sur votre passé et sur votre ex qui ne reviendra jamais, l’ex, de son côté, se noie aussi dans l’alcool.. mais pour fêter son célibat ! Et à son bras pend une créature aux yeux de biche avec des fesses rondes comme des boules de billard et des jambes qui mesurent 1,50 mètre !
Les filles : la plus belle vengeance que vous pourrez avoir serait de bouger, sortir et voir du monde (évitez quand même les couples heureux et fiers de l’être). Imaginez un peu l’ego de votre Jules s’il apprend que quelques jours à peine après votre séparation, tout le monde vous voit en pleine forme dans toutes les soirées où il faut aller, alors qu’il vous croit au fond du gouffre dans votre lit.
« Eh oui, mon cher, tu as quitté une femme forte, combative et qui.. plait toujours ! Eh bien tant pis pour toi ! ». Une fois votre égo reboosté et celui de l’ex complètement cassé, vous pourrez passer à l’étape suivante.
-          Etape n°4 : la transition
Il existe à cette étape plusieurs types de comportements :
Vous vous transformez en chagasse-bombasse-bonnasse qui allume tout ce qui passe : Ce type de comportement est juste bon pour l’ego. Vous vous rendez compte que vous plaisez toujours, vous sortez, vous papillonnez, vous brillez, vous éprouvez l’excitation de la première rencontre, vous vous sentez belle et attirante, bref.. vous vous remontez vous-même dans votre propre estime et vous reprenez petit à petit confiance en vous. Attention, toutefois, cette phase doit être temporaire ; autrement, vous pourriez provoquer votre propre auto-destruction.
 
Vous vous relancez dans la reconquête de votre ex : exercice très périlleux.. Certes, le recul vous donne plus d’assurance et les clés nécessaires pour comprendre votre séparation. Néanmoins, si votre partenaire a décidé de refaire sa vie de son côté, la chute peut être très douloureuse.. Attention aussi à la forme « indirecte » de ce type de comportement : aucun garçon ne trouve grâce à vos yeux car vous ne cessez de le comparer avec votre ex.. Erreur ! La rupture est consommée, le deuil est endeuillé ! C’est fini, il faut passer à autre chose !
Vous vous mettez en quête d’un nouveau partenaire (qui si possible ne ressemblera en rien à l’ancien) : il y a du mieux mais la démarche de comparaison démontre que vous n’avez toujours pas fait le deuil de votre ancienne histoire.
           
Puis, un jour, sans crier gare, votre histoire disparait. Vous vous réveillez un matin et vous réalisez que vous ne pensez plus à lui, que vous avez oublié les traits de son visage et que vous avez du mal à se rappeler de son nom. Et là, finalement, vous réalisez que les choses ont fini par se faire seules.
C’est là, et seulement, là que vous serez prêtes : prêtes à affronter le monde, prêtes à prendre ce que la vie nous offre, prêtes à avoir une nouvelle et belle histoire, prêtes à vibrer à nouveau..
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La passion Lippi de Sophie Chauveau

Publié le par mademoisellechristelle

Qui a dit que les moines dessinant des Madones étaient tous des anges ? Ce n’est certainement pas le cas de Filippo Lippi, artiste libre, moine défroqué, prince des voyous, manipulateur, ivrogne et libertin.
« La passion Lippi » est le premier volet d’une trilogie consacrée à la Renaissance italienne ; suivent ensuite « le rêve Botticelli » (disciple de Lippi) et « l’obsession Vinci ».   
 
La-passion-Lippi.jpgL’histoire : Florence, 1414. Cosme de Médicis, qui dirige alors la ville, arpente les rues de Florence lorsqu’il se retrouve nez à nez avec un enfant dont les pieds nus sont recouverts de corne épaisse. Cosme n’aurait d’ailleurs pas prêté attention à cet enfant, s’il n’avait pas remarqué le dessin que ce dernier était en train de réaliser sur le sol avec de la poussière et du charbon de bois. Grand amateur d’art, Cosme repère immédiatement le talent chez cet enfant.
 
Il le confie alors à son grand ami, Guido di Pietro, peintre artisan, auprès duquel Lippi apprendra les bases du métier (préparer les panneaux, dessiner, mélanger les couleurs..). Il le confie également au couvent des carmes auprès duquel Lippi recevra une éducation religieuse des plus strictes. Lippi est heureux : heureux d’en avoir fini avec la misère de la rue mais surtout, heureux d’apprendre. « Il aime apprendre. Il vient de le découvrir : il adore qu'on lui enseigne des choses. Chaque nouveauté est un cadeau. Il se sent vivre plus fort quand on lui communique des choses formidables. Formidable bonheur ! Il jubile de tout son corps ». Néanmoins, Lippi a soif de liberté.
 
Et pour se sentir plus libre, il s’échappe tous les soirs du couvent où il loge pour retrouver les prostituées des bordels alentours. Il trouve auprès d’elles réconfort, tendresse, enivrement et plaisir de la chair alors qu’il est âgé d’à peine treize ans. Lippi réalisera d’ailleurs des fresques murales et des peintures sur plafond à l’intérieur de ces bordels. Ses œuvres représentant des madones dévêtues lui vaudront le surnom de « prince des bordels » et lui assureront la protection des prostituées.  
 
fillippino-lippi-autoportrait-offices.jpgPuis, Lippi prononce ses vœux et devient moine en même temps que son maitre Guido. Entre temps, Lippi se lie d’amitié avec un jeune peintre talentueux de l’époque, surnommé Masaccio, dont il s’inspirera tout au long de ses œuvres. Il fréquente également les grands artistes du quattrocento : Donatello, Ghiberti, Brunelleschi, Ucello.. Lippi devient de plus en plus célèbre et les commandes de représentation de madones, dans lesquelles Lippi excelle, affluent. Toujours sous la protection de Cosme de Médicis, Lippi met son insolence au service de son ambition. Il décide de faire souffler un vent nouveau sur la peinture italienne. En effet, Lippi monnaye ses œuvres, fait payer ses idées et ses coups de pinceau aux grandis de la société italienne. « Les riches n’ont jamais été si malmenés « au nom de l’art ». Avec l’argent gagné, Lippi mène une vie de débauche, s’enivre dans les bordels et fréquente les bas-fonds.
 
A soixante ans, on lui demande de réaliser un triptyque marial pour la chapelle d’un couvent à Prato. Lippi choisit de prendre une nonne pour modèle. Il voit toutes les nonnes du couvent, une par une. Aucune ne semble le satisfaire. Puis, entre la jeune Lucrezia Butti. Il le sait, c’est elle la Vierge Marie. Une Vierge pour qui il s’est pris de passion dès le premier regard mais aussi une Vierge qui le poussera à commettre l’irréparable..
 
Ce que j’en pense :  Quelle incroyable vie que celle de Fra Filippo Lippi ! Moine mais pas saint pour autant, Lippi apparait comme un personnage attachant par certains côtés, et antipathique par d’autres. Et pourtant, soyons honnête : je me suis un peu ennuyée pendant les 300 premières pages du livre (qui en compte 480).
 
filippo lippi-vierge-a-l-enfant-et-deux-angesCette première partie présente néanmoins l’avantage de nous faire découvrir la société italienne du XVème siècle ainsi que la vie et les mœurs des peintres de la Renaissance. Si l’on passe les anachronismes et les erreurs historiques, on y apprend notamment que la plupart des peintres italiens, contrairement à Lippi, préfèrent les hommes (ce sera le cas de Botticelli). On y apprend aussi que les femmes servant de modèles pour les tableaux et les représentations de Vierges Marie n’étaient autre que des prostituées choisies dans le bordel le plus proche ; tableaux et représentations adorés ensuite par les fidèles venus honorer la Sainte Vierge dans les églises.
 
Les œuvres peintes par Lippi sont plutôt bien décrites mais on déplore toutefois l’absence d’illustrations. Du coup, je n’ai eu qu’une envie une fois le bouquin fini : chercher toutes les œuvres de Lippi pour pouvoir retrouver celles décrites par l’auteur !
 
La midinette fleur bleue que je suis a préféré la seconde partie consacrée à la grande histoire d’amour de Lippi avec Lucrezia, qui lui inspira la plupart de ses toiles. Et là, avouons-le, Sophie Chauveau a une manière de décrire et de raconter l’amour et le désir de l’autre que peu d’auteurs ont. J’étais tout simplement scotchée au livre et je ne m’en détachais qu’à grand peine. Il y a une telle intensité dans son écriture ! Des sentiments si vrais, si profonds que ça ne peut être que du vécu. J’en reste encore toute retournée rien que d’y penser..

 

Et pour finir, une petite citation : « Mais c’est étrange. Depuis ce matin, je le sais toujours mais je ne le crois plus vraiment, plus autant. Enfin pas seulement. Vous me regardez aussi… Comment dire ? … Pour me voir. Pas uniquement pour me peindre. Voilà ! C’est ça ! Oui ! Et c’est pour ça que je me sens toute nue. Complètement nue. Comme on n’a pas le droit au couvent. […] Je suis déshabillée par vos coups d’œil. Ces successives douleurs. C’est moi qui suis nue, pas la Sainte Vierge que vous dénudez, mais bien la pauvre Sœur Lucrezia de l’Annonciation ».
 
  Coronation-of-the-Virgin_Spoleto--Duomo_1467-69.jpg
 
 
 
 

 

Publié dans Littérature

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Le saviez-vous ? Le croissant, une gourmandise pas si française que ça..

Publié le par mademoisellechristelle

croissant.jpgOn le dévore tout chaud et fondant le matin au petit déjeuner, ou on le déguste l’après-midi avec son bon goût de beurre pour le goûter. Le croissant fait désormais partie de nos habitudes alimentaires et constitue l’élément de base du « petit déjeuner à la française ».

Et pourtant, la petite histoire veut que le croissant n’ait pas été inventé en France mais à Vienne en 1683 (d’où le terme « viennoiserie »).

A cette époque, la ville était assiégée par l’Empire Ottoman qui avait décidé de l’attaquer de nuit. C’est un boulanger viennois qui, levé à l’aube, a pu donner l’alerte et permettre ainsi de repousser l’attaque des ottomans (aujourd’hui les turcs).
En souvenir de cette victoire, les boulangers de la ville ont alors mis au point une petite corne rappelant le symbole du drapeau de l’empire Ottoman. Le croissant était né.
 
Comment est-il arrivé en France ? C’est Marie-Antoinette (d’origine viennoise) qui a introduit et popularisé les croissants à Paris en 1770 (mais c’est en 1920 que le croissant a pris la forme qu’on lui connait aujourd’hui). Et dire qu’on lui a coupé la tête pour une histoire de brioche..
marie antoinette
 

Publié dans Le saviez-vous

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Les secrets de la vie en couple – Episode n°1 : accepter le fait que mon mec n’est pas un prince charmant

Publié le par mademoisellechristelle

Désolée les filles mais.. LE PRINCE CHARMANT N’EXISTE PAS !!!

 

Et croyez-moi, si un jour quelqu’un avait réussi à me faire comprendre ces quelques mots lorsque j’étais célibataire, j’aurai pu économiser des années de thérapie, de multiples questions existentielles restées sans réponse (« mais pourquoi moi bouhou houu !? ») ainsi que des ruptures amoureuses dignes d’entrer dans le livre des records des largages amoureux les plus foireux.

 

crapaud1.jpgTout d’abord, il faut savoir que le terme de « prince charmant » a été inventé par les studios Disney. En effet, le terme de « prince » apparait pour la première fois au XVIIème siècle dans les Contes de ma mère l’Oye de Charles Perrault. Mais ce n’est qu’en 1950 que Walt Disney le qualifie de « charmant » à l’occasion de la sortie du dessin animé Cendrillon (Source : Wikipedia).

 

Et depuis, c’est le drame..

 

Non seulement le prince charmant a été utilisé maintes et maintes fois dans tous les films du genre, mais surtout, il s’est incrusté durablement dans l’inconscient collectif et dans le cerveau de chaque petite fille qui l’érige en véritable modèle (belle pression sur vous messieurs, n’est-ce pas ?).

 

Alors on l’imagine beau, intelligent, cultivé, fortuné (ben oui, un prince pauvre ça n’existe pas !), doux, romantique, avec un corps digne d’une statue grecque, courageux, protecteur, qui veut se marier, fonder une famille.. bref tout un tas de qualités propres à chacune d’entre nous.

 

 Mais surtout, chaque petite fille s’imagine que tous les hommes qu’elle va rencontrer correspondent à tous ces critères trait pour trait. Comment pourrait-il en être autrement ? Vous avez vu le mec de Cendrillon ? Et le brun aux yeux bleus qui tombe immédiatement sous le charme de Blanche-Neige ?

 

Or, les premières confrontations avec l’autre sexe sont très souvent bien éloignées des standards de Disney .. Non pas parce que les hommes n’ont pas les attributs du prince charmant : non, la vérité est ailleurs..

 

Bon, les filles, je ne vous apprends rien, la plupart des hommes du XXIème ne sont pas des princes charmants tout droit sortis d’un Disney. On le sait toutes : pas la peine de s’attarder sur ce fait.

princecharmant

Or, le problème c’est que, inconsciemment, chaque femme va chercher à imposer son modèle de prince charmant à l’homme qu’elle aime (en général, ça commence par la garde-robe) parce que c’est comme cela qu’elle conçoit l’homme idéal. Inconsciemment, nous allons donc gommer la personnalité de notre partenaire et nous oublions qui il est en réalité, avec ses rêves, avec ses espoirs et ce qui l’anime dans l’existence (d’ailleurs entre nous, qui peut répondre correctement à ces questions ?).   

 

Du coup, l’homme se braque. On est déçue, on se dispute, on se déchire et puis.. largage amoureux foireux.. (encore..)

 

Et si nous commencions à accepter l’idée que notre partenaire n’est pas un prince charmant, mais un être unique qui partage notre vie ? En effet, accepter notre homme tel qu’il est et ne pas essayer de le transformer en prince charmant pourrait être un premier pas vers le bonheur en couple.

 

Après tout, accepter l’autre c’est bien l’« aimer » non ?  Aimer son partenaire c’est bien vouloir son bonheur et tout faire pour qu’il s’épanouisse dans son espace naturel sans lui imposer ses propres croyances et ses opinions personnelles.

 

Accepter l’autre, c’est aussi accepter sa différence. Il aime la montagne et je préfère la mer.. Il passe tous ces week-ends à faire du foot alors que je préfèrerais une sortie en amoureux.. Qu’à cela ne tienne ! Composons avec les goûts de chacun et apprenons à trouver des points positifs dans les randonnées en montagne (houuu la romance en altitude) ou dans le football (houuuu les cuisses musclées).

 

Accepter l’autre c’est reconnaitre que notre partenaire a des failles. C’est aussi être à son écoute afin de pouvoir le comprendre, le connaitre un peu plus chaque jour.. pour l’aimer tel qu’il est. Rappelez-vous d’ailleurs le toast que Mark Darcy    a porté lors de l’anniversaire de Bridget : « To Bridget.. just as she is.. ». Si Mark accepte Bridget « just as she is », Bridget doit accepter Mark « just as he is »..

 

Bref, vous l’avez compris, je ne crois pas au prince charmant, je crois plutôt à une relation travaillée que je trouve beaucoup plus profonde avec l’homme qui partage ma vie.

 

Et puis, entre nous les filles, qui peut se vanter aujourd’hui  d’être une princesse? Teint et maquillage parfaits, corps de déesse grecque, toujours souriante, chevelure de rêve, maison toujours parfaitement entretenue, qui ne se plaint jamais, ne mange pas de kébab à 2 heures du mat’, et ne se réveille jamais avec la tête dans le sky et les cheveux qui poussent à l’intérieur..  Pas moi en tous cas !

 

Et surtout, rappelez-vous comment a fini Cendrillon.. Mais si voyons ! La chanson du groupe Téléphone (« jolie petite histoire »).. Alors franchement, les filles.. qui voudrait aujourd’hui de ce crétin de prince charmant ?shrek-sarkozy.jpg

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Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

Publié le par mademoisellechristelle

le joueur d'echecsJusqu’à quel point l’esprit peut-il se vider avant de basculer dans la folie ? C’est l’une des questions posées par Stefan Zweig, dans son œuvre « Le joueur d’échecs ».

 

L’histoire : Ce livre parle d’un homme, Monsieur B., ancien avocat, enlevé et séquestré par la Gestapo. Dans sa cellule, rien, si ce n’est un lit, une table, une chaise, une cuvette. Rien n’est autorisé pour tromper l’ennui : pas de visites, pas de livres, pas de feuille, pas de crayon. Dans sa cellule vide, l’esprit de Monsieur B. tourne en rond : il n’éprouve rien à part l’ennui. Puis, il commence petit à petit à céder à la folie et la paranoïa.

Un jour, Monsieur B. parvient à dérober à ses ravisseurs un livre : un manuel d’échecs retraçant 150 parties des plus grands maîtres. Sa captivité va alors basculer. Fini l’ennui de sa triste cellule. Il devient obsédé par les échecs. Tellement obsédé, que lorsque des années plus tard, il joue contre un champion d’échecs, Monsieur B. connait un état d’excitation extrême, des palpitations qui lui font frôler la crise cardiaque et le font basculer à nouveau dans la folie.

      le joueur d'echecs II

 

 

Ce que j’en pense : En plus du thème de la folie, Stefan Zweig aborde également la question de l’obsession et de l’enfermement et cela, de deux manières différentes avec deux personnages différents. D’abord à travers le champion d’échecs qui est un monomaniaque renfermé sur lui-même et qui n’a pour seule obsession que les échecs. Puis, à travers Monsieur B. qui a été obsédé nuit et jour par les échecs afin de pouvoir s’échapper de son enfermement.

Il s’agit du dernier livre écrit par Stefan Zweig avant son suicide. Le lecteur reste un peu frustré par la brièveté du récit (je me demande encore s’il s’agit d’un roman ou d’une nouvelle) et le fait que les thèmes n’aient pas été suffisamment approfondis. Néanmoins, étant donné le style hyper fluide et clair de l’auteur, je ne peux que fortement recommander ce bouquin que l’on peut lire d’une seule traite !

 

Et pour finir, une petite citation : « Mais, si dépourvues de matière qu’elles paraissent, les pensées ont aussi besoin d’un appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle ».

 

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Mange, prie, aime, de Elizabeth Gilbert

Publié le par mademoisellechristelle

mange-prie-aime.jpgAttention : la lecture de ce livre peut s’avérer extrêmement dangereuse lorsqu’on est à un tournant de sa vie !

 

L'histoire : L’héroïne, une américaine un peu paumée, s’interroge sur son existence et se pose des questions que l’on s’est toutes posées à un moment ou un autre : « je possède tout pour être heureuse dans la vie : j’ai un mari qui m’aime, une belle maison en banlieue, une carrière en pleine expansion.. mais alors, pourquoi je ne me sens pas comblée ? ».

Tout simplement parce qu’elle ne savait pas ce qu’était le bonheur et qu’un mari, une maison et une carrière ne correspondaient pas à SA définition du bonheur. Et pour le trouver, Liz Gilbert s’est donné une année.  

Une année pendant laquelle elle va s’exiler dans trois pays liés à son histoire : l’Italie, l’Inde et Bali. Une année pendant laquelle elle va partir en quête d’elle-même et trouver cet équilibre qu’on appelle le bonheur. Mais surtout, une année pendant laquelle elle va partir en quête de spiritualité et se rapprocher de Dieu, notamment à travers la méditation.

Ce que j'en pense : le livre diffère totalement du film (super production hollywoodienne qui dessert le livre à mon humble avis). Si le film se concentre sur les problèmes nombrilistes d’une femme qui ne sait pas ce qu’elle veut, le livre en revanche nous fait découvrir un écrivain avec un regard ouvert sur le monde, plein d’humour (on arrive à rire même son pendant son séjour dans un ashram) et de spiritualité (le livre est extrêmement bien documenté en la matière).

 

Finalement, Liz est un personnage que l’on trouve attachant et, il faut se l’avouer, que l’on envie à mourir d’avoir pu tout plaquer pour aller faire le tour du monde !  

On ne peut pas dire que ce bouquin ait changé ma vie, ce serait exagéré. Mais il m’a donné l’occasion de réfléchir sur des points vraiment très intéressants. Malgré quelques passages où le rythme s’essouffle, et d’autres un peu longuet (j’avoue que la lecture de son séjour en Inde a été un peu fastidieuse), « Mange, prie, aime » a vraiment été une lecture agréable et positive qui donne envie de sourire à la vie !

 

Et pour terminer, une petite citation : « Il vaut mieux vivre imparfaitement sa propre destinée, plutôt que vivre en imitant la vie de quelqu’un d’autre à la perfection ».

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Les jolies choses de Virginie Despentes

Publié le par mademoisellechristelle

414XSVKVNAL SL500 AA300Voilà un  ouvrage pour les féministes du 21ème siècle.. Les hommes y sont présentés dans tout ce qu'ils ont de plus malsains : faibles, pervers et manipulateurs.. La femme, au centre du roman, s'humilie en se transformant en objet sexuel pour montrer qu'elle existe et qu'elle veut être aimée.. Une histoire de haine qui se transforme en fascination puis en auto-destruction..

 

Pour ma part, ce livre m’a bouleversé ; non seulement parce qu'il m'a aidé à comprendre certaines vérités sur les autres, mais également sur moi même.

L'auteur nous montre comment certaines femmes peuvent parfois se rabaisser à adopter un comportement qui ne leur ressemble pas, tout cela pour plaire à des hommes qui ne leur plaisent pas. S'habiller comme-ci, se cambrer comme ça, tout ça parce qu'elles croient que c'est la seule façon d'être aimée et d'avoir de l'attention. Finalement, elles me font penser à une petite poupée, toute jolie, bien habillée, bien maquillée. Une petite poupée avec laquelle des hommes mal intentionnés vont s'amuser puis jeter, comme on jette un objet vulgaire et familier que l'on a consommé. Parce des poupées, y'en a plein les supermarchés.. A vouloir plaire à tout prix, on oublie qu'il faut d'abord se plaire à soi même.

 

Virginie Despentes adopte un style punchy, authentique, trash mais qui sait rendre ces personnages profondément humains et attachants.. Je suis conquise !

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