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litterature

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa de Romain Puertolas

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : IKEA. Ou comment un banal et innocent mot de quatre lettres, prononcé à mi-voix dans un taxi à Roissy Charles de Gaulle, peut vite devenir le début d’une rocambolesque et hilarante aventure. De la crise européenne au régime post-Kadhafiste libyen, un voyage inattendu, riche en quiproquos et rebondissements, ballotera, dans une armoire, un arnaqueur professionnel sur le chemin de la rédemption et de l’amour.

Le premier mot que prononça l’Indien Ajatashatru Lavash Patel en arrivant en France fut un mot suédois. Un comble !
Ikea.
Voilà ce qu’il prononça à mi-voix.

Ce que j’en pense : Il parait que ce livre a déplu à beaucoup de lecteurs...

... et bien moi, il m'a bien plu !

Ajastashatru (prononcez "j'attache ta charrue") est mi-fakir mi-arnaqueur. La preuve : il convainc les habitants de son village de se cotiser pour lui offrir un voyage à Paris... afin qu'il puisse s'acheter un lit à clous chez Ikea. Dès son arrivée à l'aéroport, notre fakir va connaître des aventures complètement rocambolesques ! Il va s'attirer les foudres d'un taxi gitan, aura un coup de coeur pour une belle parisienne, se liera d'amitié avec des migrants, va se faire inviter par une célèbre actrice... Bref, son séjour sera loin d'être de tout repos !

Mais qu'il soit coincé dans une armoire Ikéa, contorsionné dans une valise Louis Vuitton, à Rome, à Londres ou à Madrid, notre fakir finira toujours par retomber sur ses pattes. Ses extraordinaires aventures seront-elles l'occasion pour lui de se racheter de ses actions passées ?

Si vous aimez les lectures légères, divertissantes et les histoires un peu loufoques, ce conte des temps modernes est fait pour vous. Pour ma part, j'ai aimé cette légèreté, les aventures du fakir m'ont bien fait sourire et j'ai passé un agréable moment de lecture. Tout simplement.

 

Ma note : 2,75/5

Publié dans Littérature

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Le syndrome de l'hippocampe de Zoé Brisby

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Hippocampe : n. m. - Petit poisson marin au corps cuirassé dont le mâle a pour particularité de porter les oeufs dans sa poche ventrale. - Partie du cerveau qui gère la capacité de chacun à obéir ou à se rebeller. Le syndrome de l'hippocampe est la recherche du père parfait. Plusieurs critères doivent être réunis : esthétique, génétique, social... Sans oublier le critère le plus variable : le charme.

La somme de tous ces facteurs crée alors le parfait hippocampe. Lorsque, à 35 ans, Brune se rend compte que la rencontre tant espérée ne se fera pas, elle décide de bouleverser l'ordre naturel des choses et de faire un enfant... toute seule. Accompagnée de sa meilleure amie Justine, militante végane ayant plus d'un tour dans son sac, elle part au Danemark dans une clinique choisir sur catalogue celui qui pourrait lui convenir.

Avec la complicité de Gunnar, capitaine Haddock danois à l'accent belge, elle commencera sa quête du donneur idéal. L'hippocampe qui transformera le rêve de Brune en bébé. Une comédie pétillante sur les femmes d'aujourd'hui.

Brune n’était pas brune. Pas même châtain.
Brune était blonde.
Première complication dès sa naissance. Une véritable intruse dans sa famille 100% brun.

Ce que j’en pense : Une femme peut-elle être heureuse sans enfant ?

Brune a 35 ans et est célibataire sans enfant. Après avoir collectionné les dates ratés sur les sites de rencontres, elle décide d'avoir un bébé seule. Et pour cela, elle trouve sur internet une clinique au Danemark qui permet aux femmes célibataires de choisir leur donneur sur catalogue. D'ailleurs, elle en a même repéré un ! Accompagnée par Justine, sa meilleure amie militante écologiste, Brune se rend au Danemark car elle espère y voir plus clair sur son désir de maternité. Va-t-elle sauter le pas ?

Enfin un roman qui traite du sujet de la FIV et du désir de maternité ! C'est le premier que je lis sur le sujet et je suis contente qu'un auteur ait écrit sur ce thème ! Une chose est sûre, cela préoccupe de plus en plus de femmes de nos jours.

Les questions que Brune se pose, beaucoup de femmes y ont pensé  : est-ce qu'on a raté sa vie si on n'a pas d'enfant à 35 ans ?  Avoir des enfants est-il le seul moyen d'accéder au bonheur quand on est femme ? Fait-on un enfant parce qu'on le veut vraiment ou parce que la société le commande ?

Sous couvert d'une apparente légèreté, Zoé Brisby met le doigt sur un sujet qui est complètement dans l'ère du temps. Le syndrome de l'hippocampe désigne la recherche du père parfait. Plusieurs critères doivent être réunis : esthétique, génétique, social... Sans oublier le critère le plus variable : le charme. La somme de tous ces facteurs crée alors le parfait hippocampe.

Doit-on attendre l'homme parfait pour faire un enfant ? Ce n'est pas le choix de Brune en tous cas. Pour moi, l'auteure invite chaque femme à s'affranchir des conventions sociales et à se reconnecter à soi pour savoir ce que l'on veut réellement en tant que femme et non pas en tant que sujet d'une société.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Brune que j'ai trouvé très attachante et parfaitement censée dans sa quête ! Le personnage de Justine m'a cependant un peu agacé à certains moments. Le roman est à l'image des deux jeunes femmes : pétillant, drôle, et qui donne à réfléchir... Une mention spéciale pour le passage sur fond de la chanson "Girls just wanna have fun" que j'ai adoré !

Ps : l'auteure a laissé une surprise à la fin du roman mais chuuuut c'est un secret😉

 

Ma note : 3,5/5

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Mon père, ma mère, mes tremblements de terre de Julien Dufresne Lamy

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Dans cette salle, Charlie, quinze ans, patiente avec sa mère. D’ici cinq heures, son père sortira du bloc. Elle s’appellera Alice. Durant ce temps suspendu, Charlie se souvient des deux dernières années de vie de famille terrassée. Deux années de métamorphose, d’émoi et de rejet, de grands doutes et de petites euphories. Deux années sismiques que Charlie cherche à comprendre à jamais. Sur sa chaise d’hôpital, tandis que les heures s’écoulent, nerveuses, avant l’arrivée d’Alice, Charlie raconte alors la transition de son père, sans rien cacher, ce parcours plus monumental qu’un voyage dans l’espace, depuis le jour de Pâques où d’un chuchotement, son père s’est révélée. Où pour Charlie, la terre s’est mise à trembler.

Ma mère et moi entrons dans la salle d’attente.
Elle s’assoit à ma droite, retire son manteau, son écharpe.
Une baie vitrée nous regarde.
Dans l’espace, il y a des affiches et des posters écornés. Des slogans partout sur le dépistage du cancer du sein, sur le Botox et le côlon irritable, et même une assistance téléphonique avec un numéro vert disponible 24 heures/24.

Ce que j’en pense : Je m'appelle Charlie, j'ai 15 ans. Je patiente à l'hôpital. J'attends mon père qui est au bloc opératoire. Mon père Aurélien a décidé de de devenir Alice.

Alice. Depuis que mon père nous a annoncé qu'il ne se sentait pas lui-même dans son corps d'homme et qu'il avait décidé de devenir femme, la terre a tremblé pour ma mère et moi. Toute la vie de notre famille ne tourne plus qu'autour de ça à présent. Mon père passe son temps sur les forums, ma mère cherche sur internet des images de vaginoplastie et moi, je ne peux même pas faire ma crise d'adolescence comme tout le monde parce que mon père m'a volé la vedette.

Il y a le regard des autres, aussi. Depuis que papa est venue me chercher à l'école avec sa perruque blonde, je suis devenu l'enfant d'un dégénéré. Ma mère se fait appeler "la lesbienne" par tout le quartier, on lui retire les enfants dont elle a la garde en tant qu'assistante maternelle. Quant à mon père, elle s'est faite licencier de son travail car il n'y avait pas de place pour Alice ; ses amis lui ont tourné le dos, tout comme le reste de la famille.

Je vais vous raconter l'histoire de la transformation de mon père : les psys, les traitements, l'hôpital, les premiers changements physiques, la déroute, l'incompréhension, l'intolérance. Je vais vous raconter le jour où mon père est née à nouveau. Je vais vous raconter une histoire de famille et d'amour. Je vais vous raconter mon père, ma mère, mes tremblements de terre.

 

Ma note : 3,5/5

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Les impatientes de Djaïli Amadou Amal

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Ce magnifique roman retrace le destin de Ramla, 17 ans, arrachée à son amour pour être mariée de force avec Alhadji Issa, un homme riche et déjà marié. Hindou, sa sœur du même âge, est contrainte d’épouser Moubarak, son cousin, alcoolique, drogué et violent. Quant à Safira, 35 ans, la première épouse d’Alhadji Issa, elle voit d’un très mauvais œil l’arrivée dans son foyer de la jeune Ramla, qu’elle veut voir répudiée. Pour les aider dans cette étape importante et difficile de leur vie, leur entourage ne leur donne qu’un seul et même conseil : Patience !

Mariage précoce forcé, viol conjugal, consensus et polygamie. Avec Les Impatientes, Amal brise les tabous en dénonçant la condition de la femme dans le Sahel et nous livre un roman poignant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

« Patience, mes filles ! Munyal ! Intégrez-la dans votre vie future. Inscrivez-là dans votre cœur, répétez-la dans votre esprit. Munyal ! Telle est la seule valeur du mariage et de la vie. Telle est la seule valeur de notre religion, de nos coutumes, du pulaaku. Munyal, vous ne devrez jamais l’oublier. Munyal, mes filles ! Car la patience est une vertu.
- Dieu aime les personnes patientes », dit mon père.

Ce que j’en pense : Ce livre, c'est un peu une claque en pleine figure...

Nous sommes au Nord du Cameroun. Trois femmes prennent la parole à tour de rôle. Ramla est une jeune fille de 17 ans qui rêve d'aller à l'université et de devenir pharmacienne. Elle tombe amoureuse de l'ami de son frère qui lui demande sa main. Mais son père en a décidé autrement : elle épousera un homme riche et influent choisi par son oncle, âgé d'une cinquantaine d'années et qu'elle n'a jamais vu de sa vie.

Hindou est la petite sœur de Ramla. Elle est d'un caractère très doux et a toujours respecté sans broncher les préceptes du Coran et l'autorité paternelle. Son père choisira  de la marier avec son cousin, drogué, alcoolique et violent. Enfin, Safira est la première épouse du futur mari de Ramla. La polygamie imposée par son mari lui brise le cœur et elle voit d'un très mauvais œil l'arrivée de la nouvelle épouse qu'elle considère comme une rivale à éliminer.

A travers le récit de ces trois femmes, nous allons pénétrer au cœur des "concessions" camerounaises où cohabitent un mari, ses épouses et leurs enfants. Ce sont les hommes qui règnent en maitre sur la concession (père, oncles, etc...) et disposent des femmes et des filles comme bon leur semble, peu importent ce qu'elles veulent ou si elles consenties à ce qu'on leur demande ou pas.

Aux femmes, on leur apprend la patience. Munyal. Accepte sans te plaindre.

Ces trois récits sont tout simplement incroyables ! Ils sont bouleversants, puissants, nécessaires. C'est un vrai coup de cœur me concernant. Ce qu'on se prend en pleine figure, c'est une réalité douloureuse, violente ; c'est aussi le poids de la famille, le patriarcat, la condition des femmes, les rivalités entre les femmes.

J'ai eu parfois du mal à lire certains passages tellement les discours sexistes des hommes (et même des femmes entre elles !) m'ont énervé. Mais les trois histoires sont racontées avec beaucoup de grâce et d'humanité. On ne peut qu'être infiniment touchée par le destin de ces trois "impatientes".

A lire absolument !

Ma note : 4,5/5

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Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même de Lise Bourbeau

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison et l'injustice : cinq blessures fondamentales à l'origine de nos maux qu'ils soient physiques, émotionnels ou mentaux.

Lise Bourbeau, grâce à une description très détaillée de ces blessures, nous mène vers la voie de la guérison. Car de la compréhension de ces mécanismes dépend le véritable épanouissement, celui qui nous conduit à être enfin nous-même.

Un guide simple et pratique pour transformer tous nos petits problèmes quotidiens en tremplin pour grandir.

Lorsqu’un enfant naît, il sait au plus profond de lui que la raison pour laquelle il s’incarne, c’est d’être lui-même tout en vivant de multiples expériences. Son âme a d’ailleurs choisi la famille et l’environnement dans lesquels il naît avec un but très précis. Nous avons tous la même mission en venant sur cette planète : celle de vivre des expériences jusqu’à ce que nous arrivions à les accepter et à nous aimer à travers elles.

Ce que j’en pense : LE livre qui va changer votre vie...

Avez-vous déjà entendu parler des schémas de Young ? Lise Bourbeau les a repris et simplifiés dans un ouvrage appelé "Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même" pour les rendre accessibles au grand public.

Il y a la blessure d'abandon, de rejet, d'humiliation, de trahison et d'injustice. Toutes sont des blessures ayant eu lieu pendant l'enfance (voire pendant les vies antérieures) lors de situations que nous avons perçues comme de la souffrance (ex : mon père ne m'a jamais dit je t'aime). Pour nous protéger de ces souffrances, nous avons revêtu ce que l'auteur appelle un « masque » qui nous a aidés à nous construire en tant qu'enfant.

Ainsi, la personne qui souffre d'abandon va porter le masque du dépendant, celle qui souffre de rejet va porter le masque du fuyant, celle qui souffre d'humiliation va porter le masque du masochiste, celle qui souffre de trahison va porter le masque du contrôlant et celle qui souffre d'injustice va porter le masque du rigide.

A l'âge adulte, nous sommes censés nous détacher de ces masques. Or, ces schémas sont tellement ancrés en nous, qu'ils en sont devenus une habitude ; on les applique sans même s'en rendre compte.  Et ces masques qui nous ont servi à nous construire en tant qu'enfant... sont à l'origine de nos souffrances en tant qu'adultes. Il est donc important de s'en détacher si l'on veut guérir de ses blessures.

Dans son livre, Lise Bourbeau détaille les caractéristiques de chaque blessure, de celui qui la porte et donne les moyens pour en guérir.

J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture que j'ai trouvée très enrichissante car le livre permet de comprendre beaucoup de choses sur soi. Bien évidemment, l'auteure ne nous promet pas la guérison totale de nos blessures, mais Lise Bourbeau nous apprend à les accepter et à les gérer pour enfin être soi.

Ce livre est vraiment une base en développement personnel et je vous le recommande si vous avez envie de démarrer un travail sur vous-même.

Ma note : 4/5

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Les heures souterraines de Delphine de Vigan

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai.

Les heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

La voix traverse le sommeil, oscille à la surface. La femme caresse les cartes retournées sur la table, elle répète plusieurs fois, sur ce ton de certitude : le 20 mai, votre vie va changer.

Ce que j’en pense : Un livre sur l'individualisme, la violence du monde moderne, la solitude, les fragilités. Une lecture loin d'être légère mais tellement vraie.

Mathilde est une veuve qui se retrouve seule avec trois enfants. Elle travaille dans la même entreprise depuis des années, elle fait le même trajet en transports pour y arriver, elle pointe à la même heure tous les matins. Mais cela fait des mois que Mathilde n'a plus rien à faire, qu'on lui a enlevé ses dossiers, ses responsabilités, son bureau. Cela fait des mois qu'elle se tait et qu'elle cache cette situation à sa famille et ses amis.

Thibault est médecin et travaille pour les urgences médicales de Paris. Chaque jour, il se rend aux adresses que le standard lui indique. Chaque jour, il soigne les petits bobos et les grandes détresses. Sa plus grande détresse à lui s'appelle Lila et il vient de la quitter.

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Et se demander : est-ce que tu peux m'aimer ? Avec ma vie fatiguée derrière moi, mes peurs et mes fragilités.

J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. Elle reste bien en-dessous de "Rien ne s'oppose à la nuit", mais je l'ai trouvée très juste, authentique. J'ai beaucoup aimé le personnage de Mathilde, victime de harcèlement moral, qui garde la tête haute malgré les humiliations qu'elle subie quotidiennement au travail. Sa mise au placard est extrêmement bien racontée : la violence des mots et des silences, l'épuisement moral, les manipulations etc...

Le livre est court, il se lit assez vite. Comme toujours avec Delphine de Vigan, on frappe en plein dans le mille. Elle ne laisse pas de place aux circonvolutions inutiles. C'est violent, mais ça ne fait de bruit. A lire si vous cherchez une histoire intense, à déconseiller si vous cherchez une lecture de vacances !

Ma note : 3,75/5

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Le sari rose de Javier Moro

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv’ : Cambridge, 1965. Rien ne prédisposait Sonia Maino, une jeune Italienne d’origine modeste, à rencontrer Rajiv, petit-fils de Nehru et fils d’Indira Gandhi. Au Varsity, le restaurant où leur ami commun les présente, Sonia tombe immédiatement sous le charme de cet étudiant discret, dont le seul rêve est de devenir pilote de ligne.

Trois ans après et malgré les réticences de son père, Sonia épouse Rajiv à New Delhi. Elle revêt pour l’occasion le sari rose tissé par Nehru en prison, celui-là même qu’avait porté Indira lors de ses noces. Par ce mariage avec Rajiv, Sonia, l’Européenne catholique, choisit d’unir son destin à celui d’une nation, qui, pour l’heure, lui est étrangère. Des années plus tard, en 1991, la mort tragique de Rajiv ne pourra défaire les liens qui se sont noués entre Sonia et le peuple indien…

Par-delà l’histoire de Rajiv et Sonia, ce couple improbable et passionné, Javier Moro nous raconte la métamorphose d’une femme : d’étudiante timide à Cambridge, Sonia deviendra une épouse et une mère, pour se révéler dans l’épreuve une habile politique. Au cœur de ce pays qu’avec le temps elle a fait sien, Sonia reprendra le flambeau des Gandhi…

New Delhi, 24 mai 1991.
Sonia Gandhi n’arrive pas à croire que l’homme de sa vie est mort, qu’elle ne sentira plus ses caresses, ni la chaleur de ses baisers. Qu’elle ne reverra plus le sourire si doux qui un jour, a ravi son cœur. Tout a été si rapide, si brutal et inattendu qu’elle ne peut encore le concevoir.

Ce que j’en pense : Si l'histoire de l'Inde nous était contée...

Rien ne prédisposait Sonia Maino, une jeune italienne aux origine modestes, à rencontrer Rajiv, petit-fils de Nehru et fils d'Indira Gandhi. Entre eux, c'est un coup de foudre. Sonia suivra Rajiv en Inde et l'épousera à New Delhi, vêtue du sari rose tissé par Nehru en prison. Sonia va apprendre à devenir épouse et mère mais elle va également se lier avec l'Inde et le peuple indien, jusqu'à finalement reprendre le flambeau des Gandhi...

Dans "le sari rose", Javier Moro retrace la dynastie des Nehru-Gandhi depuis Indira Gandhi, fille de Nehru, la matriarche impitoyable et habile politique, jusqu'aux petits enfants Rahul et Pryianka Gandhi en passant par le fils Rajiv Gandhi et son épouse Sonia.

J'ai trouvé le sujet intéressant, mais ce livre a été une petite déception pour moi. Tout d'abord, il est beaucoup trop long : 570 pages en grand format... je n'en voyais plus la fin !!  L'auteur s'éparpille sur de multiples détails qu'il développe beaucoup trop ; on s'ennuie un peu. Je dois même avouer que j'ai sauté certains passages 😞

Ensuite, je n'ai pas aimé la psychologie des personnages. Les gentils sont trop gentils et les méchants trop méchants. Il n'y a pas de nuances. A ce sujet, l'auteur précise au début du livre qu'il s'agit d'une version romancée de la vie de Sonia Gandhi et que ni Sonia Gandhi, ni ses proches n'ont collaboré à sa rédaction. Il s'agit donc d'une interprétation libre de l'auteur.  Difficile donc de savoir ce qui relève de la réalité et ce qui relève de la fiction... Est-ce un documentaire, est-ce une biographie, est-ce un roman ? On a du mal à savoir.

 

Ma note : 2,5/5

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Est-ce ainsi que les hommes jugent ? de Mathieu Menegaux

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Gustavo est à l’aube d’une journée déterminante pour sa carrière. Rien ne va se passer comme prévu. Au petit matin, la police fait irruption à son domicile et le place en garde à vue pour homicide volontaire.

Questionné, bousculé, Gustavo s’effondre, tandis que son épouse, Sophie, s’acharne à tenter de réunir des preuves matérielles de son innocence.

Mais est-il encore possible de rétablir la justice dans une société gouvernée par l’émotion, où les réseaux sociaux et le tribunal de l’opinion font désormais la loi ?

Bertrand et Claire arpentent les allées désertes de l’hypermarché Auchan du centre commercial de Plaisir. C’est une matinée glaciale. Les chutes de neige de la veille ont laissé une pellicule sur les voitures en stationnement et sur les branches des arbres, c’est Noël après l’heure. Les routes sont praticables, l’épisode ayant été largement anticipé par les équipes de la voirie. Le père et sa fille sont demeurés emmitouflés, doudoune, bonnet écharpe, mais ils ont remisé les gants pour se servir dans les rayons.

Ce que j’en pense : Que feriez-vous si, un beau matin, la police débarquait chez vous à l'aube en vous accusant de tentative d'enlèvement sur mineure de moins de quinze ans et homicide volontaire ?

Vous tenteriez de les raisonner ? "cela ne peut-être qu'un malentendu"... Vous paniqueriez ? "est-ce qu'ils vont me mettre en prison ?"... Vous vous mettriez en colère ? "je suis un père de famille sans histoire, comment osez-vous profanez de telles accusations ?"...

Alors qu'il se préparait à une journée déterminante pour sa carrière, la police fait irruption au domicile de Gustavo et l'embarque en garde à vue. Bousculé, questionné, il perd tous ses repères, tandis que Sophie, son épouse, tente de rassembler les preuves de son innocence... Mais comment prouver l'innocence de son mari trois ans après les faits ?

Je suis assez fan des romans de Mathieu Menegaux et celui-ci ne déroge pas à la règle. Il est percutant, l'histoire est ultra prenante et la psychologie des personnages parfaitement maîtrisé. En un mot : EXCELLENT. Le roman aborde les thèmes de la présomption d'innocence, la place de l'opinion publique et des réseaux sociaux, la douleur d'une victime, etc...

Je recommande !

Ma note : 4/5

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Frangines, d'Adèle Bréau

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.

Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.

Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente.

Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.

Avec délicatesse et humour, Adèle Bréau nous plonge dans une histoire de famille qui pourrait être la nôtre et nous fait passer du rire aux larmes.

Plus qu’une patiente à visiter, et les vacances pourront enfin commencer. Avec les fortes chaleurs, ils sont tous aux abois, les malades, les petits vieux, et même les vacanciers, débarqués en masse dans la région depuis la fin des classes, pour des piqûres, des pansements à changer, des prises de sang à envoyer au laboratoire… Elle connait beaucoup d’entre eux, qu’elle suit toute l’année. Elle a ses habitudes. Un petit café, Louise ? Et mes sablés, j’ai fait ceux que vous aimez tant.

Ce que j’en pense : Une belle lecture, douce comme un soir d'été en Provence...

Mathilde, Violette et Louise sont trois frangines unies par un lien très fort.  Mathilde est éblouissante et dominatrice, Violette a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, est née des années plus tard.

Elles se retrouvent cet été dans la maison de famille du Sud de la France un an après le drame qui les a surprises. De vieux souvenirs vont rejaillir du passé et de nouveaux secrets vont apparaitre. Ces retrouvailles pourraient sans doute changer leurs relations à tout jamais...

J'ai vraiment pris plaisir à faire connaissance avec ces trois femmes. Tout les oppose mais je les trouve complémentaires, un peu comme si elles formaient un tout indivisible. Adèle Bréau nous montre avec beaucoup de douceur et de bienveillance les failles de chacune d'entre elles, et cela les rend d'autant plus attachantes. Si vous aimez les histoires un peu comme "les petits mouchoirs", vous allez adorer ce livre.

Ces frangines, cela pourrait être les nôtres. Cette famille, cela pourrait être la nôtre. Cette histoire, c'est même peut-être la vôtre...

Ma note : 3,75/5

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Une farouche liberté Gisèle Halimi avec Annick Cojean

Publié le par mademoisellechristelle

Ce que dit la quatrième de couv' : Soixante-dix ans de combats. Soixante-dix ans de passion et d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours, la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l’égalité entre hommes et femmes est loin d’être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.

Avec son amie Annick Cojean, l’avocate la plus célèbre de France revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle. Son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d’un destin assigné par son genre et son rêve ardent de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture ; son association « Choisir la cause des femmes » ; et bien sûr ses grands combats pour l’avortement, la répression du viol, la parité.

La dernière grande héroïne féministe aura vécu une vie de pionnière, insoumise et passionnée. D’une farouche liberté.

Annick Cojean : « L’enfance décide », écrivait Jean-Paul Sartre dans Les Mots. Qu’a donc décidé votre enfance ?
Tout ! Ma révolte, ma soif éperdue de justice, mon refus de l’ordre établi et bien sûr mon féminisme. Tout est parti de l’enfance et de cette indignation ressentie dès mon plus jeune âge devant la malédiction de naître fille. Comment appeler autrement le coup du sort qui, en vous attribuant le mauvais genre, vous prive instantanément de liberté et vous assigne un destin ?

Ce que j’en pense : Quand je serai plus grande, je voudrais être Gisèle Halimi...

Maître Gisèle Halimi était une avocate très engagée pour la cause des femmes. On la connait notamment pour le fameux "procès de Bobigny" au cours duquel elle y a défendu Marie-Claire : une jeune fille qui s'est faite violée, est tombée enceinte puis s'est faite avorter alors que l'avortement était illégal à l'époque (notons d'ailleurs que c'est son violeur qui l'a dénoncé pour s'être fait avortée). S'en est suivie l'adoption de la loi du 17 janvier 1975 dite loi Weil, qui a dépénalisé l'avortement.

Depuis toute petite, Gisèle Halimi était éprise de liberté et de justice. Elle naît en Tunisie dans les années 30 dans une famille juive pauvre et dominée par l'ordre patriarcal. A l'époque, être une fille est une tare et la petite Gisèle le comprend très vite. A douze ans, elle fait une grève de la faim pour protester contre les différences de traitements entre son frère ainé et elle.

Malgré la réticence de ses parents, elle choisit de continuer ses études et devient avocatE (le E à la fin est important). Dans "une farouche liberté", elle raconte à Annick Cojean les épisodes marquants de sa vie, soixante-dix ans de combats, d’engagements au service de la justice et de la cause des femmes. Et la volonté, aujourd’hui, de transmettre ce qui a construit cet activisme indéfectible, afin de dire aux nouvelles générations que l’injustice demeure, qu’elle est plus que jamais intolérable.

Le livre est rédigé sous la forme d'entretiens, un peu comme si nous nous retrouvions en toute intimité avec elle. J'ai adoré la lire et découvrir sa vie, ses combats, ses révoltes.

Pour moi, c'est un modèle à suivre : une héroïne féministe, rebelle, combative, passionnée, avec des valeurs et qui prend fait et cause pour les plus vulnérables. D'une farouche liberté.

Elle nous a donné la voie à suivre, à nous de reprendre le flambeau.. Au revoir et merci pour tout, Maître !

 

Ma note : 4,5/5

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